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Qu’est-ce qu’on attend des Vaccines ? C’est tout simple : du fun, des histoires d’amour et de ruptures avec pour toile de fond des mélodies entêtantes que l’on peut chanter à l’envi dans un pub. Après un premier album dragueur au possible et bourré de tubes, nos amis Londoniens ont directement été élevés au rang de groupe réinventant le rock anglais (encore un !). Sans forcément se montrer aussi impressionnant que ‘What did you expect from The Vaccines’ – l’effet de surprise étant passé – le second opus a permis à Justin & Co de montrer qu’ils n’étaient pas sortis du même moule que des groupes tels que Palma Violets. En gros, ils ne sont pas là juste pour un quickie.

Alors quoi attendre de ce troisième opus? A l’écoute de la mélodie et des paroles du tout premier titre (Oh god, oh god, oh god, oh god) impossible de ne pas se dire que The Vaccines vont faire ce que l’on attend d’eux : la fête. Mais si avec ‘English Graffiti’ vous recherchez les émotions du premier album, autant passer son chemin. Non pas que les morceaux soient mauvais. Mais le renouveau des Vaccines, que certains attendaient avec le second album, est là. Chaque morceau est différent (Duran Duran, The Strokes), un rythme effréné est soudainement arrêté par une chanson plus calme. D’aucuns diront que l’album est inégal, d’autres que c’est une expérience en soi. Juste avant leur concert à l’usine PTR ce dimanche, Freddie, respectivement guitariste du groupe, nous en dit un peu plus à propos d’’English Graffiti’ :

The Vaccines ont déclaré vouloir devenir aussi gros que U2 ou Muse. Vous aussi vous voulez faire de mauvais albums ?

(rires) Je ne veux pas être contradictoire avec les autres membres du groupe, mais ce n’est pas mon ambition première. C’est évidemment incroyable d’avoir plein de monde qui vient te voir sur scène, mais je ne suis pas dans ce genre de trip de vouloir être le plus gros ceci ou le plus gros cela. Il y a des artistes exceptionnels comme Adele, mais les gens ont de manière générale tendance à toujours vouloir chercher à savoir qui est le plus gros. 

‘English Graffiti’ est littéralement différent de ce que vous avez pu faire jusqu’à présent. Quelle est l’idée qui a dirigé son écriture ?

En ce moment il y a une sorte de mouvement new school de la guitare. L’une des artistes à représenter ce renouveau est St Vincent. Cette manière de pousser cet instrument hors du temps, c’est ce que nous voulions faire. En somme, tant qu’il y a une nouvelle manière de présenter la guitare, nous saisissons la chance et le faisons. Il a notamment été dit que cet album sonne 80’s. Nous n’avons pas absolument cherché à le faire. Tout est venu naturellement.

Ne craignez-vous pas de décevoir les fans du premier opus qui ont contribué à votre succès en chantant à tue-tête ‘Wreckin’ Bar’ dans un bar ou en jouant à FIFA 2012 ?

(sourire) Nous y avons beaucoup pensé évidemment. Toutefois, je pense qu’il est dangereux de vouloir revenir en arrière. Il n’y qu’un sens de marche, c’est aller de l’avant. Il y a beaucoup de groupes qui font un album et essaient absolument de reproduire exactement la même chose. Je déteste ça. La créativité bouge et ne reste pas sur place. C’est quelque chose que j’ai appris. Je me souviens avoir découvert le premier album des Strokes quand j’avais 12 ans. J’ai par la suite mal vécu le changement de style du groupe car je n’acceptais pas le changement. Mais à un certain point, je me suis rendu compte que soit tu essaies et prends le risque, soit tu stagnes. 

Récemment, Justin a avoué avoir souffert ces dernières années de problèmes de santé mentale. En tant que groupe, comme avez-vous géré cette situation et en quoi cela a influencé l’écriture de l’album ?

Etre dans un groupe ne rend pas tout meilleur. Nous avons tous des personnalités compliquées, nous avons des hauts et des bas mais nous faisons en sorte de faire avec. Une influence sur l’album? La musique peut être une catharsis. Dans ce sens, le songwriting de Justin, que j’admire, est très dans la confession.

En parlant de songwriting, Justin a écrit pour les One Direction. Est-ce que cette collaboration a ramené des jeunes filles hystériques lors de vos concerts ?

Pas vraiment en fait. Un jour, nous avions un show au Japon et les gars de One Direction, qui sont extrêmement sympathiques, sont venus au concert. Entourés, évidemment, d’une ribambelle de jeunes filles hystériques. Le plus marrant dans tout ça, c’est qu’au moment de faire des autographes, ces filles ont posé un regard sur nous disant: « On est là pour One Direction, vous foutez quoi là ? ». (rires) On a passé une super soirée avec eux dans un karaoké notamment.
Cette collaboration n’a définitivement rien amené aux Vaccines. One Direction c’est une version moderne d’une religion avec laquelle nous n’avons rien à voir.

En 2013, vous aviez joué au London’s Windmill, le pub où The Vaccines se sont produits pour la toute première fois. Récemment vous avez fait un concert dans un autre pub. Nostalgique de l’ambiance des pubs sombres ?

C’était génial d’avoir fait ça au Windmill, mais faire des concerts dans ce genre d’endroit ça n’amène à rien. Je veux dire, on peut le faire de temps à autre mais c’est le chaos total et ce n’est pas forcément dans ce genre de lieu que tu vas vivre le meilleur concert de ta vie.

Question bonus:

Une amie vient tout juste de fêter son anniversaire et est une fan des Vaccines. Son cadeau est de vous poser une question. La voici: Lucille Bluth or Donald Trump?

(5 secondes de reflexion) « Donald Trump. Il est beaucoup plus fou que Lucille Bluth. Généralement, les gens peuvent être nettement plus dérangés que des personnages de télévision. [Nestor Delpino]

 

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