Attention ça tache ! Pas la trace grasse de jus de lard s’échappant de la poêle, pas celle d’un vin rouge qui colle plus qu’il ne parfume, pas celle d’un stylo écrasé au fond d’une poche. Non, là je parle bien de la marque violente que laisse le sang mi-coagulé qui, épris de liberté, quitte soudainement l’artère qui le protégeait depuis la mort de son hôte. Le grind a pour lui d’être honnête, sans fioriture et pourtant tellement délicat dans son essence. La pureté de la qualité brute. Un moment de calme dans la tempête et certainement pas avant quoique ce soit de programmé.
L’univers de cette galette est naturellement riche, maîtrisé et rafraîchissant. Il n’est pas toujours simple de faire du bon grind. La compréhension de la nature même des pulsions produit les meilleures compos. Avec des couleurs death et thrash, Hashida continue de creuser le chemin boueux de la perfection.
Comme en 2025 avec son album « Outrage », il avait déjà comblé ses fans. Un projet solo n’est pas toujours l’assurance du succès, l’ombre du groupe planant toujours au-dessus de celui ou celle qui a les couilles de s’exprimer seul. Il ne manque plus que des compagnons de jeu pour monter sur scène et faire suer les foules.
Perso j’ai hâte de le voir en live. Pour les amateurs de portées subtiles et équilibrées. Particulièrement, « Tokyo Calling » et « Mind Dead » sont des perles de putréfaction grandiose.
[Claire Blanchard-Buffon]
note : 4/5
Instagram – Bandcamp – Horror Pain Gore Death Prod





