sepultura_greenfield_2014_Daily_rock

Ce Greenfield 2014 nous proposait un Sepultura en forme et diablement efficace. Andreas, guitariste de la formation brésilienne, a partagé notre micro. 

Vous avez aimé votre concert ? 

C’était génial ! Un sacré feeling, un de nos festivals préférés. C’est la troisième ou quatrième fois que nous jouons ici. C’est un public très mélangé, pas seulement orienté metal. On partage l’affiche avec tellement de groupes hétéroclites. Ce qui est fou, c’est que l’on a joué sous la pluie, et dès que l’on a cessé, le soleil est revenu. [rires]

Quel est ton meilleur souvenir du Greenfield ?

Je pense que c’est son emplacement. L’endroit, ces montagnes, l’air, en plus de tous les groupes. J’ai rencontré Offspring hier pour la toute première fois. L’atmosphère est géniale, les gens s’amusent ! C’est la deuxième fois que nous jouons ici durant la coupe du monde, et il y a un endroit parfait pour regarder les matchs ! C’est très important ! [rires]

Quel effet cela te fait de jouer ton dernier album sur scène ?
C’est un vrai challenge. Cet album requiert beaucoup d’énergie de notre part. Nous avons enregistré en studio pour la première fois avec un batteur avec lequel nous sommes depuis deux ans. Nous avons dépassé nos limites, on a bossé avec Ross Robinson, qui avait également fait ‘Roots’. Nous sommes repartis au Brésil pour enregistrer, pour la première fois depuis longtemps. Beaucoup d’éléments qui ont rendu cet album spécial. Lorsque l’on le mélange sur scène avec des morceaux plus anciens, il convient très bien. C’est très difficile pour nous de jouer ces nouveaux titres. C’est un super challenge de faire des nouveautés et les présenter de la façon dont elles doivent être présentées. Les gens semblent apprécier néanmoins. C’est devenu un plaisir.

Vous planifiez un challenge aussi grand pour le prochain ?
Pas vraiment. Déjà, on a beaucoup de choses à faire : on va jouer à Rock In Rio, puis on va sortir un DVD qu’on a enregistré en 2013. On fait un documentaire sur les trente ans de Sepultura. Il y a vraiment de quoi faire avant de penser à un autre album. Il viendra peut-être l’année prochaine, mais on ne se met pas de pression. On aimerait aller en Australie, au Japon, ça fait un moment qu’on n’y est pas retournés. Puis revenir au Brésil. Tout couvrir, aller partout.

Vous semblez être assez occupés pour cet été !

On va retourner au Brésil probablement en juillet. Ce sera la fin de la coupe du monde, de plus dans un climat rempli de controverse. On va passer un peu de temps chez nous en août. Nous avons également quelques dates là-bas. Ensuite, on repart pour l’Afrique du Sud. On aura probablement un peu de temps en fin d’année, mais là notre but est vraiment de tourner au maximum.

Votre groupe a vécu beaucoup de changements depuis sa création. Quel regard portes-tu sur la carrière de Sepultura ?

C’est merveilleux. C’est un privilège d’avoir trente ans de carrière dans ce groupe. Un des pionniers du death metal brésilien. On fait ça avec notre cœur, c’est pour ça que nous sommes encore là. Mais il y a plus encore : les endroits où nous avons joué, les gens rencontrés sur la route, c’est vraiment fou. J’espère qu’une trentaine d’années nous attend encore ! [rires]

Tu apprécies tes moments en Suisse ?

On a fait tellement de festivals, genre là on vient d’Autriche, puis demain, on joue au Download festival. Le plus important c’est avant tout le temps que nous passons sur scène. On est là pour jouer. Tout le reste est une partie de l’environnement. Nous sommes très heureux de faire partie d’un festival aussi important. Je me réjouis de voir Soundgarden ce soir. Clutch est génial. On a fait une tournée avec eux dans les 90’s, c’est bien de les voir faire des concerts aussi bons.

As-tu un souvenir marquant de tes live ?
Je ne sais pas vraiment. En fait, j’en ai tellement ! [rires] Tellement de moments géniaux sur scène et hors scènes. Déjà maintenant, j’adore passer ce moment ici. Nous sommes un groupe qui vit le présent et respecte notre futur, mais je ne pourrais pas te citer de souvenir.

Comment vois-tu tous ces changements sur la scène metal ?
Tout change. Si tu continues à faire les mêmes choses, tu t’ennuies. Tu as besoin d’un challenge. Surtout dans l’art. Tu avances avec le challenge, en brisant des règles. Que ce soit en musique, en théâtre, en peinture, en poésie, il faut remuer ton esprit, tes sentiments. C’est beau de faire de la guitare et de visiter autant de pays. Ce sont de merveilleux sentiments.

Un message pour tes fans helvétiques ?

Thanks very much, grazie tanto, vielen dank, merci beaucoup ! [rires] Merci pour votre soutien, de nous donner l’opportunité de jouer autant, de voir de nouveaux fans. Sepultura a des fans qui se déplacent tellement, c’est génial. Merci pour ces trente merveilleuses années. C’est un nouveau départ et j’espère que trente années à vos côtés nous attendent.

Photo : Nicolas Keshvary


‘Mediator Between Head and Hands Must be the Heart’
Nuclear Blast
www.sepultura.com/
note : 4