samaris

Le trio avait fait son lot de fans avec leur synthé-electro chanté en islandais. Le groupe frappe un grand coup avec son nouvel album ‘Black Light’, lui tout en anglais. Ceci devrait leur assurer une renommée mondiale, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Vous êtes une groupe atypique : une clarinette, un synthé, une voix. Comment avez-vous fait pour toucher un public aussi large ?
On a un peu trébuché sur cette combinaison. Áslaug et moi voulions faire de la musique dansante et porter des costumes. En travaillant avec Doddi, il y a eu un déclic : nous avons trouvé un nouveau terrain commun où nous trouvions tous notre bonheur malgré nos attentes totalement opposées. J’écrivais des chansons folk dans ma chambre, Doddi était dans un projet house-techno et Áslaug aimait le foot et la clarinette. Samaris a toujours voulu repousser les limites et découvrir de nouvelles choses : je pense que le public a accroché à cette idée en particulier.

Vos premiers albums étaient chantés en islandais. Etait-ce afin d’avoir une ambiance plus rêveuse?
En fait, on était juste timides. Personne n’osait écrire des paroles, donc on a pioché dans de la vieille poésie islandaise. C’est certain que cela a apporté beaucoup de mystique et de rêveries.

Et pourquoi avez-vous décidé de passer à l’anglais?
Cet album est focalisé sur la maturité, et nous voulions arrêter d’être timide. Pour ne pas te mentir, c’était très difficile de faire cela. Mais c’est également très apaisant de tout recommencer à zéro, et de voir qu’il n’y a pas de règles ou de limites autres que celles que tu t’imposes. Le plus grand challenge, c’était de terminer cet album et de se dire ‘voilà, c’est fini, on ne revient pas en arrière.’

‘Black Light’ est plus dansant que vos précédentes compositions. Vous êtes sortis de la torpeur islandaise en voyageant et voulez faire remuer les gens?
Voyager autour du monde, rencontrer de nouvelles personnes, jouer en live, tout cela a été une base pour ce nouvel album. Quand tu joues en live, tu crées une atmosphère différente et nous avons remarqué que le public préférait les titres plus dansants et joyeux. On était également plein d’énergie, et l’on s’est rendu compte que ce qu’on donnait était multiplié par dix en live! 


En concert le 24 juin 2016 au Bleu Lézard de Lausanne!

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