Il y a des fois où vous arrivez tranquillement sur le site du festival et on vous propose une interview de dernière minute… tout de suite. À Rock Oz’Arènes, c’est complétement à l’improviste qu’on a rencontré Sandro, chanteur de Saint City Orchestra pour évoquer quelques souvenirs de festivals.


Le premier festival que vous avez fait ?
Le St-Gall Open Air. Je crois que j’avais 16 ans, j’étais encore à l’école. J’y suis allé le vendredi, mais j’avais cours le lendemain. Donc on y est allé jusqu’à 23h car nos parents nous avaient dit de rentrer. Sauf que les tous les bons groupes jouaient après 23h donc c’était nul (rires).

Votre meilleur souvenir en festival avec Saint City Orchestra ?
On en a tellement ! Notre première grande scène dans un festival c’était au Summer Days à Arbon, c’était impressionnant ! Je me souviens aussi du Clanx à Appenzell, ça c’était marrant. C’était notre premier gros concert et on avait ces fumigènes que les supporters de foot ont toujours dans les stades, c’est rouge et c’est super chaud. L’idée c’était d’arriver sur scène avec, juste parce que c’était cool. Donc on a fait notre entrée, c’était vraiment cool à voir mais le problème c’était : comment on les éteint ? Il te faut un bidon avec du sable et tu mets le fumigène dedans. On avait le bidon et on les a tous mis dedans, il y en avait trois ou quatre. Le truc, c’est que ça a commencé à brûler. Nous on jouait et on s’est rendu compte de rien alors qu’il y avait un énorme feu derrière. L’équipe de la scène a débarqué avec les extincteurs pour l’éteindre et nous on jouait comme des malades (rires). C’était le chaos mais avec le recul, c’était marrant quand même.

« L’équipe de la scène a débarqué avec les extincteurs éteindre [le feu] et nous on jouait comme des malades. »

Et le pire souvenir ? Le jour où vous vous êtes demandés « qu’est-ce qu’on fait là » ?
On n’a pas eu tant de mauvaises expériences. Un festival qui est cool, c’est le Rock The Ring, c’est vraiment grand. Je crois que c’est la plus grande scène sur laquelle on ait joué. Mais on jouait à 16h et les portes ouvrent à 16h… Donc on a commencé à jouer et il n’y avait personne. En plus, il n’y avait pas beaucoup de monde en général ce soir-là. Au final, on a dû jouer devant 20-30 personnes, sur une scène qui était juste énorme. C’était assez gênant.

Saint City Orchestra – Rock Oz’Arènes 2019 © Davide Gostoli

Pour quel groupe vous êtes-vous dit « je suis trop heureux de partager l’affiche avec eux » ?
On a joué plusieurs fois avec Rapalje, ils sont vraiment cool. On est devenus amis et c’est toujours un plaisir quand on se voit. Sinon, je ne me souviens pas trop d’autres groupes car on est toujours ivres après le concert donc on ne se souvient pas de ce qui se passe après (rires).

C’est différent les festivals en Suisse et à l’étranger ?
Le public ne change pas trop. Parfois c’est un peu plus compliqué de les réveiller mais au final, tout le monde est heureux. Ce qui change par contre, c’est qu’en Suisse, les festivals sont très bien organisés. Tout est prêt, les gens sont gentils. En Allemagne, ou n’importe où, ils n’ont pas de plan. On nous dit toujours « ouais, mettez-vous là et attendez un moment ». Dans ces moments-là on se dit « qu’est-ce qu’on fait là ? » (rires).

« On a fait les deux premières chansons sans s’entendre, le public se demandait ce qu’on faisait là. »

Le truc le plus fou qui vous soit arrivé ?
Alors, je vais pas parler de ce qui se passe à l’interne, car on fait toujours des trucs fous dont je peux pas forcément parler. Mais, le truc avec le feu c’était assez fou. Après, ça fait deux ans qu’on tourne donc on n’a pas encore eu le temps d’expérimenter beaucoup de choses. Mais on était au Touch The Mountains à Interlaken le 1er janvier et on avait tous la gueule de bois. C’était la première fois qu’on utilisait des in-ear et un des premiers concerts avec notre nouveau show et c’était la catastrophe. Le système ne fonctionnait pas, les lignes pour atteindre les techniciens non plus. On a fait les deux premières chansons sans s’entendre, le public se demandait ce qu’on faisait là. On jouait des trucs complétement différents, c’était terrible.

Vous allez encore à des festivals en tant que festivaliers ? Ou maintenant que vous connaissez l’autre point de vue, vous préférez être sur scène ?
Si j’ai le temps oui. Mais je suis un mari et un père donc quand je joue pas avec le groupe, j’essaie de rester à la maison et de jouer avec mes enfants (rires). Mais les autres y vont de temps en temps je crois.

Ce soir on est à Rock Oz’Arènes, dans un cadre magnifique. Une chanson pour décrire cet endroit ?
Look Like Gold ! C’est une chanson de nous (rires) !

La review du concert se trouve ici !