Dropkick Murphys étaient de passage à Zurich à l’occasion de leur tournée européenne en compagnie du mythe fondateur Glen Matlock ainsi que de leurs acolytes Flogging Molly. Daily Rock a profité de cette occasion pour s’entretenir avec Al Barr – chanteur de la formation – au sujet de l’actualité d’un groupe à la reconnaissance croissante juste avant que celui-ci reprenne la route de l’autre côté de l’océan pour leur habituelle tournée terminant en apothéose à Boston pour une St. Patrick que je ne louperai pour rien au monde.

Bonjour Al, comment se passe cette tournée avec Flogging Molly et Glen Matlock ?
C’est génial ; c’est la première fois que Flogging Molly est sur notre propre tour ce qui est fou car nous avons toujours aimé ces gens en tant que personnes et avions fait plusieurs festivals avec eux. Nous sommes fans de leur musique depuis longtemps et j’ignore pour quelle raison cela a mis si longtemps à se faire. Nous avions tourné avec Glen Matlock en2003 alors qu’il jouait de la basse pour son groupe les Sex Pistols ; nous le connaissons depuis un certain temps donc et sommes ravis d’avoir ces shows qui sont très attendus.

Vous aviez joué l’an passé une fois avec Flogging Molly pour une occasion spéciale…
oui c’est d’ailleurs ce qui a amorcé la tournée actuelle !

Considérez-vous cette tournée comme quelque chose de proche du Celtic Punk Invasion Tour de 2015 ?
Chacune de nos tournées à quelque chose de spécial ; nous avions effectué ce concert l’an dernier avec Flogging Molly et avions vu tellement de gens se ramener heureux que nous avons commencé à discuter de faire quelques dates ensemble et nous voici ici ensemble. Nous avons encore quelques dates puis avons décidé de faire une tournée ensemble aux États-Unis cette année. La prochaine tournée – en mars – sera avec Agnostic Front, mais nous parlons de celle qui se déroulera l’été prochain.

Flogging Molly et Glenn Matlock sont assez proche de votre style traditionnel et comme tu l’as dit vous allez tourner avec Agnostic Front qui sont proches de votre côté plus dur ; comment managez-vous ces différentes tournées en ce qui concerne vos setlists ?
Si tu écoutes les Dropkick Murphys et que tu n’écoutes que nos derniers albums tu ne comprendras peut-être pas la lignée de nos racines avec Agnostic Front, mais il y a vingt ans, Agnostic Front a pris les Dropkick Murphys sur ce qui était la première tournée du groupe avec moi. A cette époque, quand Michael (NLDR McColgan le premier chanteur de Dropkick Murphys présent sur l’album ‘Do Or Die’) est parti et que j’ai rejoint le groupe, Agnostic Front a décidé de repousser le début de ce Unity Fest jusqu’à que je sois prêt. Avec eux, avec les Dropkick Murphys, je pense que nous avons un lien fort. Je suis fan de ce groupe depuis que j’étais gamin ; depuis que j’avais quinze ans quand je les ai vu pour la première fois. Je suis ami avec Roger (NDLR Miret chant d’Agnostic Front) et Vinnie (NDLR Stigma guitare d’Agnostid Front) depuis la plus grande partie de ma vie ; depuis trente ans. Ce sont comme des frères ; je pourrai presque dire mes oncles en fait ou mes grands frères. Nous, les Dropkick Murphys, provenons de beaucoup d’horizons musicaux différents. Musicalement, nous venons du punk et si tu es un gamin branché hardcore aux USA, tu écoutes aussi du punk. J’ai écouté du punk de l’Ouest à l’époque comme les Ramones, The Clash, les Sex Pistols, Stiff Little Fingers et ensuite aux USA il y a eu SSD, Gang Green, FU’s, Black Flag, etc. nous avons tous amenés nos propres racines et c’est la strate principale des Murphys. Si nous allons en tournée avec Agnostic Front, les gens doivent savoir qu’ils vont à un show des Dropkick Murphys et qu’ils verront une expérience où toutes les branches de cestyle forment un arbre ce qui a toujours été ma tournure d’esprit. Tout ceci est lié.

Et qui chantera ‘Iron Chin’ (NDLR morceau qu’Agnostic Front a donné à The Bruisers le premier groupe d’Al Barr) ?
C’est marrant parce qu’Agnostic Front a donné ce titre aux Bruisers ; pour moi, c’est un morceau d’Agnostic Front qu’ils n’avaient juste jamais enregistré à l’époque où ils nous l’ont donné ce qui devait être en mille-neuf-cent-nonante-et-un ou quelque chose comme ça. Nous l’avons donc enregistrée sur ‘Cruisin’ for a Bruisin’’ que nous avons sorti deux ans plus tard. Agnostic Front l’a enregistré dernièrement et la guitare solo est assurée par Jeff Morris (NLDR ex-The Bruisers) et je fais les cœurs. C’est du Agnostic Front et c’est un morceau d’Agnostic Front que nous avons mis en circulation, mais en même temps ils ont fait la même chose avec ‘Crucified’ qui n’est pas un de leurs titres, mais un morceau d’Iron Cross. Nous sommes tous quelque part les bergers de cette scène et c’est important pour nous de transmettre cette connaissance ; dans le fait de reprendre certains titres nous transmettons quelque chose. Dropkick Murphys a pris beaucoup à la musique traditionnelle irlandaise que nous adaptons à notre sauce et après des gamins se pointent à nos concerts et, quand ils écoutent nos disques, leurs parents leur disent qu’ils connaissent ces vieux titres irlandais et la prochaine fois que nous passons dans leur ville : ils prennent leurs parents avec eux. C’est comme ça que tout se construit. Il y a un groupe qui s’appelle Rancid et les gens écoutent Rancid et, à travers ce groupe, ils découvrent les Clash. Sans les Clash il n’y aurait pas de Rancid et Rancid te diront volontiers que c’est le cas ! Nous avons tous des influences parce que le punk rock est très vieux maintenant comme genre musical et les gamins ne creusent pas assez ! C’est sympa quand j’entends des gens qui me disent qu’ils ont découvert The Pogues grâce à nous ; Matt Kelly – notre batteur – te dira que nous sommes influencés par The Pogues et par The Dubliners. C’est ainsi que les gens forment leurs points de vue ou les influences de leur musique. Nous ne venons pas du néant, il y a de grandes raisons pour lesquelles nous sommes là ; c’est parce qu’il y a de grands groupes qui nous ont précédé et qui ont influencé nos racines. N’oublie jamais tes racines !

Vous vous produirez comme à l’accoutumé pour la St. Patrick à Boston…
Ca fera dix-huit ans cette année…

et vous avez décidé de changer la formule cette année en ne faisant ni l’arena habituelle ni le petit club habituel. Pourquoi avoir changé cette formule qui semblait si bien fonctionner ?
Je pense que la raison principale réside dans le fait que ça devenait quelque chose d’attendu. Ca devenait moins spécial vu que nous le répétions et nous avons donc décidé de faire quatre fois la House Of Blues (NDLR : salle mythique de Boston avec une capacité à taille humaine genre 2’500 personnes) et que ce serait tout ! Les gens qui voulaient nous voir que pour le dernier show dans la petite salle rien que pour dire : ‘Yeah je les ai vu pour un show dans une toute petite salle’ ne font pas partie de ce que nous voulions à nouveau. Nous ne voulons pas avoir des gens qui s’attendent exactement à ce qu’ils vont avoir ; nous voulons que les gens prennent du plaisir et voulions le faire à Boston sans que ce soit exactement la même chose chaque année !

Certains de vos fans étaient agacés par le fait qu’il était impossible d’acheter des tickets pour ces shows à Boston lors de leur mise en vente parce que tout le système était bloqué par des stubhubers qui se font de l’argent sur votre dos et sur le dos de vos fans. Quel est ton sentiment à ce sujet
Nous avons essayé de le faire à travers notre propre site, notre page Facebook ou directement via le groupe pour certains petits shows. Quand nous travaillons avec de grandes compagnies comme Live Nation ou d’autres de ce genre, qui sont dominantes, il est beaucoup plus facile d’avoir ce genre de phénomènes. Quelqu’un peut se placer pour prendre 800 ou 1’000 tickets et c’est dégoûtant. Nous ne profitons certainement pas de cet argent c’est juste de la cupidité. C’est très offensant pour nous et si nous ne nous produisons pas par mesure de rétorsion ce sont nos fans qui en paieraient le prix finalement. Si nous nous produisons nous leur donnons le véhicule pour rouler nos fans ; c’est une situation difficile. La réponse n’est pas simple ; tu sais, nous devrions nous rendre dans la maison de ces types et faire en sorte qu’ils ne puissent plus jamais utiliser leurs mains et, peut-être que c’est ce que nous devrions faire, mais ça ne fonctionne pas ainsi. C’est illégal bien entendu et nous ne pouvons plus procéder ainsi ; des choses pareilles étaient possibles du temps de l’Ouest sauvage.

James Lynch (guitariste) est de nouveau de retour…
…Oui il l’est et meilleur que jamais !

il était incroyable à Mannheim. Comment avez-vous procédé pour son retour avec un membre de votre crew qui le remplaçait et est toujours dans l’équipe ?
Kevin, qui le remplaçait, travaille avec Dropkick Murphys depuis onze ans, je pense, et il jouait déjà dans un groupe avec Matt Kelly (NDLR : batteur du groupe) quand ils étaient gosses ; c’est un ami. Comme Jeff DaRosa (NDLR: guitare, banjo et claviers du groupe) qui était déjà son ami quand ils étaient gamins ! James a d’ailleurs demandé à Jeff de rejoigne le groupe. Il nous l’a amené et nous ne savions pas à quel point c’était un musicien ainsi qu’un compositeur incroyable. Quand James a dû partir pour avoir de l’aide, Kevin s’est préparé pour jouer et c’est vraiment la seule personne que James voulait pour se tenir dans ses propres chaussures ; c’est la seule personne qui avait la compétence de le faire et c’est la personne qui pouvait le faire dans le genre de James. C’est super parce que Kevin était clair à ce sujet et il n’a jamais demandé à faire partie du groupe. Il savait pourquoi il était là et était heureux de l’être, il n’y avait pas de doute. C’est une personne incroyable que j’aime beaucoup.

Vous allez tourner aux USA et serez de retour en Europe à la fin de l’été ; quels sont les projets pour Dropkick Murphys cette année ?
Tu sais, nous sommes le genre de groupe à faire ce que nous faisons sur le moment comme la tournée actuelle. Nous n’avons pas vraiment une vision avec un objectif et nous ne connaissons pas l’étape suivante. Nous nous contentons de faire des shows pour le moment. La musique est actuellement dans un contexte spécial ; il me semble que les choses sont en train de changer en ce qui concerne l’achat de musique par les gens et surtout la manière dont ils l’achètent. Je ne comprends vraiment pas comment ils le font et, quand je dis ça je ne m’en plains pas, c’est vraiment que je ne comprends pas pourquoi un groupe irait en studio et dépenserait trois ou quatre mois pour enregistrer un disque et le sortir pour que des gens n’achètent par la suite que des morceaux. C’est comme si on écrivait un livre et que les gens n’en prenaient que quelques chapitres sans en connaître l’entier. J’ignore pourquoi c’est ainsi, mais je suis certain que ça a à voir avec l’attention. Les gens n’ont plus la patience de s’asseoir pour écouter un disque. Quand j’achetais un disque : j’allais chez le disquaire, je le ramenais à la maison, je l’écoutais, le regardais, je ne l’écoutais pas qu’une fois, mais le rejouais plusieurs fois, j’écoutais les titres, me plongeais profondément dans les chansons et savais quelle était ma préférée de ce disque après et c’était peut-être la chanson qui m’avait fait acheter ce disque. Quand je parle de ceci, je me rappellerai toujours de ‘Mommy’s Little Monster’ de Social Distortion en 1983, la version gatefold, je suis rentré à la maison pour écouter ce disque ; j’avais déjà le single ‘Another State Of Mind’ avant ça. Quand le LP est sorti j’ai dû aller à Boston pour l’acheter car je ne le trouvais pas dans la ville dans laquelle je vivais. J’y suis allé, l’ai ramené et tous mes potes l’ont écouté. Je l’ai écouté et réécouté et c’était en 1983 ; il y a un mois, j’étais dans ma cuisine et j’ai mis ‘Mommy’s Little Monster’ et j’en ai chanté toutes les paroles parce je m’en souvenais de quand j’étais gamin. Tous les sentiments liés à l’époque où je l’écoutais avec mes amis sont revenus et c’est la magie de la musique. Les gens comme nous le réalisons et le confirmons car la culture de prendre du plaisir avec la musique est morte. Les gens achètent des titres maintenant et n’écoutent que des titres ; ils ne vont plus chercher une pièce complète ; la seule manière dont ils consomment la musique c’est live parce qu’ils ont besoin de lumières et de tout ce qui l’entoure, et même quand ils écoutent de la musique live ils sont sur leurs portables ! Il fait nuit dans la salle et tu vois un gars sur son téléphone dans le public ; ils sont là, mais ils ne sont pas dans le moment. C’est drôle d’un côté, mais ils ratent quelque chose ; ils peuvent m’entendre le dire ou le lire, mais cela ne signifiera rien pour eux parce qu’ils ne savent pas de quoi je parle. Ils ont une expérience, mais n’ont pas la même expérience que nous, je ne les prend pas en faute ou ne veux pas dire du mal d’eux pour ça, mais il y a une magie que toi et moi avons connue qui n’existe plus aujourd’hui. Quand je me passe de la musique je ressens cette magie et ne dis pas qu’il n’y a pas une nouvelle magie, mais ce n’est pas la même chose. On ne commence pas un livre par le chapitre sept sans avoir lu les six premiers chapitres, parce qu’on loupe quelque chose. Quand les gens achètent des titres, quand ils achètent le titre numéro sept, ils ratent aussi les titre un à six et je ne parle pas de fric parce que nous ne faisons pas d’argent avec toutes ces formules de téléchargement ; je parle du fait qu’en tant que groupe nous mettons une histoire ensemble et quand quelqu’un n’est intéressé que par une phrase d’une histoire, il loupe une l’histoire globale et le concept général en la sortant du contexte ; on n’en fait pas ce que nous avions prévu. Pour revenir à ta question, au sujet de faire un nouvel album avec les Dropkick Murphys, pour la première fois de ma vie je me demande si c’est encore la bonne manière de procéder ; peut-être ne devrions qu’enregistrer des titres ou des singles. Je ne sais pas, je ne prétends pas savoir, mais c’est très étrange. Les LPs sont des choses qui ont toujours existé, même avec les quarante-cinq tours et les septante-huit tours, mais le trente-trois tours, quel que soit le médium CD ou MP3, qui est le réel LP est une idée qui est morte et c’est tragique ! Les gens devraient revenir à la simplicité de prendre du bon temps au lieu de précipiter leur temps. Parce que si tu fais tout en vitesse, finalement tu ne récupère pas le temps et il est parti ; tu ne le récupéreras jamais et c’est foutu. Il faut profiter de chaque minute, de chaque expérience et les vivre pleinement. Vis les moments que tu vis et quand tu es à un concert tu es là à ce moment et les artistes te font face : profite ! Joe Strummer (NLDR : leader des Clash) me disait des choses de ce genre, en tant que personne,: ‘Tu dois vivre maintenant et être dans le moment car si tu ne l’es pas tu finiras ta vie avec des regrets et ce sera une tragédie !’.

Une dernière à propos de vos deux shows à Paris avec deux setlists différents programmés depuis longtemps : pourquoi cet événement dans cette ville ?
Les Français sont des gens spéciaux et nous avons vécu différentes expériences à Paris. La première fois que nous y avons joué, il y a des années, je ne sais pas ce qui a été traduit par le public, mais Bush était devenu président et la première chose qui m’est arrivée c’est qu’un gars a sauté sur scène, m’a craché dessus et m’a dit : ‘Fuck The USA’. J’étais vraiment fâché pas parce qu’il avait dit : ‘Fuck The USA’, mais parce qu’il m’avait craché dessus ! Je ne voulais pas entrer dans des considérations politiques, mais c’est indicatif de Paris et des Parisiens. Lors de notre venue suivante, nous avons perçu de nombreux changement et je me souviens que les gens chantaient nos mélodies dans le public et que nous nous sommes dit que les choses avaient évolué pour nous à Paris en sortant de scène. Les choses sont devenues de plus en plus belle en ce qui concerne notre relation et nous avons fait le Hellfest maintenant en France où nous étions sur scène en face de milliers de personnes sur une énorme scène alors que nous jouions avec des groupes de metal et toute sorte de musiques de dingue qu’elles soient anciennes ou plus récentes. Quand je suis monté sur cette scène, je me suis dit que c’était notre show même si les gens étaient là pour les autres groupes aussi, mais nous étions connectés ! Nous étions connectés avec ces gens à cheveux courts, à cheveux longs, à crêtes ou sans cheveux ; nous avions cette connexion avec tout le monde et c’est ce que doit faire la musique. La musique doit connecter les gens et les artistes cherchent à toucher les gens en créant alors que le public cherche à trouver quelque chose qui les touche dans la musique créée par les artistes. Nous écrivons des chansons avec une idée précise et les enregistrons ; c’est toujours fou quand quelqu’un te dit c’est cela que ça signifie pour moi et nous nous disons que ce n’est pas ce que nous avions l’intention de dire. C’est ça la beauté de la musique ainsi que la beauté de la connexion que tu peux faire avec les gens à travers la musique. La musique devrait être une religion, la musique devrait être la politique et la musique devrait être tout ce qui nous détruit actuellement. Les politiciens et les religieux racontent des conneries à mon sens et je ne veux pas leur manquer de respect, mais je pense que quand des gens tuent au nom de leurs religion ou qu’ils pensent pouvoir le faire peu importe la religion, je ne veux pas aller dans des propos politiques, mais il y a quelque chose qui ne tourne pas rond sur cette planète y compris quand tu veux t’en prendre à quelqu’un parce qu’il ne vit pas comme tu vis et que c’est faux. Au Hellfest, quand tu vois tous ces différentes personnes qui ne sont certainement pas identique politiquement, qui se rassemblent sous l’ombrelle de la musique qui les connecte ensemble il y a quelque chose qui est créé par tous ces gens à ce moment précis avec nonante-neuf pourcent des gens unis comme un seul. C’est pour ça que je le sens de cette manière et que finalement ces religieux et ces politiciens ne sont que des menteurs alors que nous, nous sommes juste des gens qui essayons de vivre nos vies. Tu sais : j’ai des enfants, une femme, un père, une mère, une sœur et c’est les éléments qui sont importants pour moi et je sais aussi qu’il y a des millions de personnes qui ont aussi une mère, un père, une sœur, des enfants, un frère, une famille et nous aimons tous nos familles. Nous sommes tous unis dans le sens où nous pouvons tous nous relier à cet amour. Je n’essaye pas d’être naïf et sais pourquoi les choses sont ce qu’elles sont et crois moi : je le sais vraiment ! Elles ne sont pas aussi simples que certains essayent de le faire croire et nous ne sommes pas les gentils et les autres les méchants, ni le contraire d’ailleurs. Le seul moment où je ressens cette union entre les gens qui sont comme les doigts de la main : c’est autour de la musique. Tu peux mettre les mêmes personnes avec les mêmes idées dans la même pièce et ils seront heureux d’être les mêmes ensemble en se trouvant formidable, puis dans pièce d’à côté d’autres gens formidables qui se diront qu’ils sont formidables ensemble, mais quand tu abattras le mur ce seront des ennemis. Seule la musique peut nous unir et le reste nous détruit donc : aime la musique et ta famille.

www.dropkickmurphys.com

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