Après un EP sous forme de collaboration avec Them Stones, Charles in the Kitchen a repris son bonhomme de chemin non pas sur la route du rhum, mais du rock’n’roll. Ça sent la pépite, alors on en cause tout naturellement avec ct’équipe !


Parlez-nous un peu de The Fifth Mechanism, pourquoi le sortir uniquement sur support cassette, le vinyle ne serait déjà plus sexy ?
[CINK :] Mais pas du tout ! La k7 c’est bien plus sexy de nos jours, voyons. On n’avait pas envie de refaire du vinyle (on l’avait fait pour Slice, Cook, Taste & Thrill, et pour Stones in the Kitchen) et comme c’est un EP de 5 titres pour 22 minutes, un « petit » objet comme la k7, ça colle beaucoup mieux. C’est original, con et marrant et ça nous replonge dans notre enfance (pour ceux qui comme nous sont nés dans les 80 voire fin 70). Division Records ont adoré l’idée, c’est leur première K7. Il sort de toute façon en version numérique sur les plateformes habituelles.

Votre album précédent, Stones in the Kitchen était le fruit d’une collaboration avec Them Stones. Est-ce que cet album est le fruit d’autres collaborations fructueuses ?
La collaboration du Stones in the Kitchen ne concernait que la sortie commune sur un objet commun, elle n’était pas musicale, chacun avait fait son petit morceau dans son coin. C’est rigolo car à y repenser, le titre qui était un mélange des noms de groupe, pouvait donner cette impression. The Fifth Mechanism est une création strictement CITK.

Où, avec qui et comment a-t-il été enregistré ? On veut tout savoir…!
Comme à chaque fois : nous avons la chance que deux membres de notre groupe soient colocataires d’un petit studio à Neuchâtel et c’est donc là qu’on enregistre nous-mêmes avec nos petites mains et nos petites oreilles. Ensuite on le donne à quelqu’un de plus balèze pour le mixage. Cette fois-ci, c’était Gwenaël Bonfanti du Studio Mécanique à la Chaux-de-Fonds.

Si on parlait de You Never Talk, clairement mon favori, c’est pas banal un titre de six minutes et quelque. Quelle est la genèse de ce morceau ?
C’est le premier morceau composé à l’arrache depuis longtemps. On avait envie d’un truc plus langoureux, mais qui rock quand même, avec cette touche bluesy et mélancolique. On a pondu ça au local pendant les vacances de Noël où on répétait beaucoup et c’est sorti assez vite, le chant s’est posé naturellement dessus. On a aligné des plans sans trop réfléchir à sa longueur et boum, il a fait 6mn et c’est cool.

J’ai donné mon favori – c’est quoi le vôtre ?!
Ah ça dépend du mec, ça. On n’a pas tous les mêmes avis. Mais probablement que ʿThe Boy & Girlʾ fait l’unanimité, avec son punch rock’n’roll et ses belles lignes brillantes. ʿYou Never Talkʾ est aussi un morceau qui nous procure un plaisir particulier.

Vous avez récemment changé de batteur, est-ce que l’arrivée de Nicolas a changé la dynamique du groupe ?
Oui bien sûr. Avec sa touche et la richesse de son jeu, on est passé à quelque chose de plus fin, il s’est adapté aux morceaux tout en se les appropriant en y ajoutant bcp de finesse. Dans les nouvelles compos c’est plus flagrant encore. Et on a dû nous aussi s’adapter à lui.

On vous met souvent dans la case ‘garage punk’, ne vous y trouvez-vous pas un peu à l’étroit ? S’il le fallait, comment définiriez-vous le son CITK ?
Euuuh que dire à propos de ʿgarage punkʾ ? Ça ne colle pas, en tout cas. On nous case fois aussi dans ʿstonerʾ, on ne sait pas où ils vont chercher ça… Pour nous, il suffirait de dire ʿrockʾ ou ʿpower rockʾ. On aime ce qui trace et qui punch, on est donc dans le power rock la plupart du temps. On y fourre un truc un peu plus punk ça et là, puis tout à coup des trucs un peu pop et on te plante un ʿYou Never Talkʾ à la fin et voilà. On aime toutes ces choses différentes alors on les fait et c’est important pour nous d’être variés.

Notre chronique de The Fifth Mechanism !

FICHE CD :
The Fifth Mechanism
Division Records
4/5