C’est en novembre 2020 qu’est sorti  »6 » des petits nouveaux DarkFlow et leur shock rock perché. Rencontre avec Sean Horror, vocaliste du groupe.

Décrivez-nous un peu comment le groupe a démarré, et comment vous avez mis sur pied le monde de DarkFlow ? 
J’étais avec Flow, dans un bar en train de picoler et tirer de la drogue, et après un bon gr. de cocaïne on s’est demandé pourquoi on n’avait pas encore essayé de faire de la musique ensemble. Du coup on s’est donné rendez-vous dans le local de musique de Flow. Après cinq tentatives foirées, on a eu le plaisir d’aller dans ce local le jour de l’anniversaire de Flow.   On a alors créé 2 démos, et on s’est dit qu’on allait faire un 45 tours avec.

Alors il a fallu chercher des musiciens. En faisant une faible recherche y a Fil qui rejoint l’aventure à la basse. Et sans s’en rendre compte, on a commencé à créer une chose qu’on ne voulait pas faire : UN GROUPE !

On s’est pris la tête quelques temps avec de mauvais musiciens – dont nous – , ensuite des pros nous ont rejoint (Colt et TwentyBlood) et le niveau a pu s’élever pour ENFIN avoir un groupe potable…. Même si on ne le voulait pas… Notre objectif c’était d’avoir notre 45 tours !

Le groupe ayant pris forme, on se devait de continuer l’aventure, en essayant de faire le meilleur show possible avec une ambiance théâtrale et malsaine, on s’est donc naturellement tourné vers le shock rock.  

DarkFlow il est maintenant fier de son existence, on a sorti un album, mais malheureusement on n’a jamais eu notre 45 tours…

Ce n’est pas pour rien que notre slogan c’est  »and get well soon ».

Vous incarnez tous des personnages bien différents de vos vies quotidiennes. Qui êtes-vous sur scène ?  
Moi je suis Sean Horror, une sorte d’être très normal, je vis une vie simple dans un donjon de luxe où je torture des êtres et je chante des chansons très romantiques.

Après tu as Flow, un mec un peu atypique, il a un énorme cœur, il est super communicatif…. C’est un vrai type, oui…. Super sympa, lui il est tel quel sur scène comment il est dans sa vie privée.  

Après tu as Colt… Lui est très bizarre, je comprends la moitié de ce qu’il dit. Chaque fois qu’il dit un truc sérieux, il rigole, mais quand il dit un truc drôle il fait la gueule. Un personnage très étrange… Heureusement il joue très bien la batterie, sans lui on serait un groupe de merde. Lui sur scène, c’est une magnifique bête.

TwentyBlood, un gars très charmant, oui pas, mais j’aime bien le croire. Le typique claviériste issu d’une école de musique classique et jazz, il aime tout savoir et se sentir plus cultivé que toi…. Vraiment pas un cadeau ce mec. Un personnage infréquentable.  

Votre album s’appelle ‘6’, bien que l’on puisse deviner deux autres ‘6’ sur votre pochette. Si DarkFlow était une créature de Satan, que serait-elle ?  
Satan c’est un grand pote à moi, lui c’est vraiment le mec parfait, il a tout compris dans sa vie. 
Si je dois répondre correctement à cette question, il faut qu’on s’intéresse aux 327 démons qui existent dans toutes les religions. Difficile à répondre, mais si je devais choisir le Démon qui décrit DarkFlow, je dirais surtout qu’on est semblable à Lucifugus, un démon qui déteste la lumière (lux = Lumière, Fugio = Fuir). Et comme on s’appelle DarkFlow, on aime bien l’ombre.

La scène metal suisse semble ne jamais s’être tarie. Comment expliquez-vous cette passion pour le metal / prog dans notre beau pays ?  
Je dirais surtout que c’est un paradoxe. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi autant clochards font cette musique. Mais en tout cas, c’est vrai, ils le font tous avec une passion déplacée. Ils y donnent leur vie, leur temps, leur argent et même leur travail… pour une musique d’une scène sans moyens et rarement bien réputé… On est vraiment cons.  

Votre album oscille entre le prog, le metal plus carré, beaucoup d’influences se ressentent. Comment avez-vous procédé pour en faire un mélange organique et pas un patchwork ?  
On a la chance d’être des musiciens de styles complètement différents et d’avoir réussi à s’entendre tant sur le plan musical que social, d’où ce mélange organique. Faire que les compos aillent dans une seule direction et pas s’emmerder à se compliquer la tâche…. C’est très naturel et fluide notre travail.  Il n’y a pas de secret.

Votre présence scénique fait partie intégrante de DarkFlow – comment vous mettez-vous en caractère ?  
Une fois que je suis en possession d’un pauvre type, je bois deux-trois bières, et hop ! On va sur scène. Ça c’est moi, les autres ne font rien, ils mettent leurs vêtements de scène est c’est fini… Rien de trop extravagant non plus. Pour un groupe de shock rock on devrait avoir honte…  

 Quelle serait la question d’interview que vous souhaitez qu’on vous pose ?

     » –    Quelles sont vos ambitions ?   »

Créer le meilleur groupe de shock rock de la scène Suisse, faire beaucoup de chansons et partager notre musique vers un super public. Surtout, qu’on arrive à être traité comme des bons musiciens et qu’enfin on nous sert du caviar et du bon whisky dans les loges.

www.facebook.com/DarkFlowOfficial

FICHE CD
Nom de l’album :  »6 »
Label : Autoprod
Note : 4/5

A propos de l'auteur

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