Après une nuit à faire la fête au Winston Village, à boire des bières devant les cracheurs de feu, une belle averse est venue nous faire redescendre un peu. Après tout, que serait le Greenfield sans ses averses et ses flaques de boue légendaires ? En traversant le camping, on s’aperçoit des dégâts du déluge d’hier soir et je pense que certains ont dû passer une drôle de nuit.

On commence notre dernière journée avec Feuerschwanz et leur metal épique. Sur scène, c’est un festival d’action entre les tenues style armure fantastique et les deux danseuses maniant le feu. On se prend des litres de fuel dans la tronche. Il y a beaucoup de monde ce samedi matin. On fait la fête sur une reprise de « Numa Numa Yay ».

La prestation de Thy Art is Murder était du lourd ! Les Wall of Death et les circle pits s’enchaînent sans répit. La foule en délire se déchaîne, répondant à l’intensité brutale de chaque riff et chaque cri. L’énergie est palpable, chaque instant plus explosif que le précédent. C’est une véritable déferlante de metal, une expérience intense et inoubliable.

Ça danse dans tous les sens, sur scène comme dans la foule. Très énergique, le groupe The Interrupters amène de la joie et de la bonne humeur après le concert brutal de Thy Art is murder. De vrais showmen, pleins d’humour. Ils sortent même le trombone pour accentuer le côté ska, en passant par du reggae. C’est hyper sympa et ça redonne la patate.

C’est parti pour un concert complètement déjanté avec les Japonaises d’Hanabie. On est aux antipodes des tenues noires qu’arbore la plupart des métalleux. Là, c’est tenues hyper girly, kawaii à mort. Au chant, on passe des parties suraiguës typiques du J-rock à du growl bien méchant. Un vrai concentré de vitamines. Elles apportent avec elles le soleil sur la Eiger stage. Sans aucun doute un des coups de cœur de cette édition. On est transporté au pays du soleil levant. J’ai rarement vu autant de monde devant la petite scène du festival. Les festivaliers s’adonnent à des slams acrobatiques. Des circle pits se créent même à l’arrière de la foule, et les slammeurs ne donnent aucun repos à la sécurité. Comme à leur arrivée, elles déploient le drapeau suisse pour une ultime photo avec leurs fans helvètes.

Belle découverte. Le public est déchaîné devant le groupe allemand Kraftklub et il y a de quoi. On comprend vite que le groupe était très attendu par la majorité des festivaliers. Ils passent du rock au rap en explorant des styles différents. On assiste à un véritable show, avec ouverture de rideau rouge, etc. La nuit tombe peu à peu tout au long du concert. Ils ont une énergie juste incroyable et occupent toute la scène. Le chanteur plonge même dans le public, ajoutant à l’excitation générale.

La prestation de Bury Tomorrow au Greenfield était la brutalité à l’état pur. Les flammes jaillissent de la scène, accompagnant chaque riff puissant et chaque cri féroce. Le groupe déchaîne une énergie intense qui se propage instantanément à la foule. Les headbangs et les mosh pits se succèdent sans répit, les festivaliers se laissant emporter par la force implacable de la musique. Bury Tomorrow a livré un show mémorable, marquant les esprits par leur puissance et leur maîtrise. Une expérience cathartique pour tous les amateurs de metal présents.

La prestation de Green Day au Greenfield 2024 a été tout simplement épique. Dès les premières notes, le légendaire groupe punk rock a électrisé la foule, confirmant pourquoi ils sont toujours des titans de la scène musicale. Billie Joe Armstrong, avec son énergie débordante et sa présence charismatique, a conduit le public à travers une setlist de classiques intemporels et de nouveaux hits. Les festivaliers ont chanté en chœur sur des hymnes comme « Basket Case, » « American Idiot, » et « Boulevard of Broken Dreams, » créant une ambiance de communion et de nostalgie. Le groupe a enchaîné les morceaux avec une intensité sans faille, et les solos de guitare de Billie Joe, soutenus par la basse puissante de Mike Dirnt et la batterie explosive de Tré Cool, ont résonné à travers tout le festival. Green Day a su maintenir une énergie contagieuse tout au long du concert, avec des moments de pure folie punk et des ballades plus introspectives. Leur prestation a été une montagne russe d’émotions, capturant l’essence même de ce qui fait de Green Day un groupe légendaire. C’était sans doute l’un des points culminants du Greenfield 2024, laissant les fans extatiques et en redemandent encore. 

A l’année prochaine pour les 20 ans du Greenfield Festival !

Texte : Joelle Cosendey & Hiromi Berridge

Photos : Maud Robadey

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