Déferlante de nouvelle vague du metal progressif dans la salle lausannoise qui affichait complet depuis belle lurette. Plini, guitariste autant discret que doué, que nous avions découvert il y a onze ans à Barcelone dans le cadre du Be Prog! My Friend Festival et Polyphia, phénomène texan qui avait mis le feu au Komplex 457 de Zurich l’an dernier.

C’est un plaisir de retrouver Plini, artiste australien habitué des premières parties et festivals de rock progressif. Pour cette tournée européenne, il s’est entouré d’un batteur, d’un bassiste et d’un guitariste rythmique. C’est l’occasion de découvrir en live des titres de son dernier EP paru en décembre 2023 (‘Mirage’ / autoproduit) dont le magnifique ‘Ember’. Virtuose, c’est sûr, mais il joue une musique avec une âme et emprunte à divers styles musicaux (rock, jazz, metal) avec des penchants marqués pour Joe Satriani et Steve Vai. Le public, déjà très nombreux, a réservé un chaleureux accueil à Plini, parfait détonateur de cette soirée énergique.

Polyphia, jeune groupe de surdoués qui s’éclatent sur scène, renverse tout sur son passage ces dernières années. Une communauté de fans fervents et fidèles, une exposition intensive sur les réseaux sociaux, une musique jouissive qui fusionne metal progressif, hip-hop, funk et djent, tous ces éléments contribuent à la renommée du groupe. Ses prestations en live – qui ne dépassent pas l’heure et demie – sont intensives et explosives. A l’instigation de Scott LePage, l’un des deux guitaristes, ce sont plusieurs fans qui s’adonnent au crowd surfing dans une ambiance bon enfant et survoltée. Changements de rythmes, mélodies et riffs ensorcelés de Scott LePage et Tim Henson dans des harmonies époustouflantes, solide section rythmique (Clay Aeschliman à la batterie et Clay Gober à la basse), tous les ingrédients sont habilement mélangés par cet aréopage de musiciens talentueux et inspirants.

Le concert commence avec ‘Loud’, mid tempo qui ouvre la voie au magnifique ‘Chimera’ et ses délicates touches de guitare hispaniques signées Tim Henson. La discographie de Polyphia (4 albums, 1 live et 3 EP) est bien représentée dans la setlist et on ose espérer un nouvel opus, deux ans après le petit dernier (‘Remember That You Will Die’ / Rise Records). Coups de cœur pour le chaloupé ’40oz’, ‘Champagne’ – du premier album, électrisant les fans qui fredonnent en chœur la ligne musicale, ‘The Worst’ mid tempo bluesy et le solaire ‘Neurotica’ qui fleure bon les arpèges à la Steve Vai. Les (jeunes) fans au taquet et en sueur multiplient les circles et walls of death pour la plus grande joie des musiciens.

Trois rappels de grande qualité pour remercier le chaleureux public dont l’enthousiasme n’a pas faibli tout au long du concert, ‘Genesis, ‘Playing God’ – LE bijou du groupe et ‘G.O.A.T.’ Encore une très belle soirée à mettre à l’actif des Docks dont la programmation éclectique, de qualité et souvent exclusive fait le bonheur des mélomanes.

www.plini.com

www.polyphia.com

www.docks.ch

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.