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ÉPÉES, DRAKKARS ET RIFFS D’ACIER AU CENTRE BELL

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Quand je suis arrivé au Centre Bell pour shooter Amon Amarth et DETHKLOK, je n’avais aucune idée de qui était Castel Rat. Normalement, pour les premières parties, on fait nos trois chansons dans le pit et on s’en va, mais là, j’ai eu le privilège de rester avec ma caméra pendant tout leur set. Et honnêtement, c’était incroyable tant par leur visuel que par leur musique pas si éloignée de Black Sabbath.

Dès leur apparition sur la scène, je me suis dit qu’on allait s’amuser. On aurait dit des personnages sortis d’un vieux film d’horreur des années 70. Il y avait la chanteuse, The Rat Queen, avec sa couronne et son épée, entourée de The Count à la guitare, The Plague Doctor à la basse et The Druid derrière la batterie. Ce n’était pas juste un band qui joue des chansons, c’était comme une cérémonie médiévale un peu occulte.

Pendant qu’ils jouaient, un autre personnage féminin a surgi sur scène pour affronter la Reine. On a eu droit à un vrai combat à l’épée ! La Reine a fini par tomber, comme si elle était morte, mais elle est revenue à la vie grâce à une potion magique de The Plague Doctor.

Grâce à mes recherches après le show, j’ai compris que tout leur univers tourne autour d’une espèce de malédiction qu’ils appellent la Peste Rose. Leur prestation est parfaitement huilée, chaque détail fait mouche et le personnage du rat géant est digne de la belle époque d’Iron Maiden.

Le narratif de la soirée :

  • Avec Dagger Dragger, on entre tout de suite dans le vif du sujet avec une ambiance de bataille.
  • Puis est venu WIZARD, avec son côté plus psychédélique et mystérieux.
  • Sur Siren, la voix de la Reine devient plus planante, et c’est là que le danger semble s’installer sur scène.
  • Ils ont fini en force avec Serpent, un morceau super pesant qui montre que le mal rôde toujours.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est ce mélange de lourdeur (les riffs de Doom qui font vibrer le sol) et de mise en scène. À travers mon objectif, je ne voyais pas juste des musiciens, je voyais des conteurs d’histoires. Ils ont réussi à transformer le Centre Bell en une espèce de crypte hantée le temps d’un set.

Je suis arrivé là sans savoir qui ils étaient, et je suis reparti avec de bonnes photos et une belle découverte. C’est un groupe à surveiller car je ne serais pas surpris que leur succès soit grandissant avec les années. Je leur souhaite de remplir de grandes salles comme peut le faire Ghost qui, il faut le rappeler, était au Club Soda il n’y a pas si longtemps que ça.

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