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HELLOWEEN À L’OLYMPIA : UNE LEÇON DE POWER METAL POUR LEUR 40E ANNIVERSAIRE

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La soirée a débuté en force avec Beast In Black, qui a livré une performance d’une efficacité redoutable. Le groupe a immédiatement conquis l’Olympia avec son mélange de Power Metal et de sonorités synth-wave, porté par un Yannis Papadopoulos impérial. Sa capacité à alterner entre puissance et notes suraiguës sur des titres comme Blind and Frozen ou One Night in Tokyo a parfaitement fait monter la température. Une mise en bouche de haute qualité qui a idéalement préparé le terrain pour la suite de la soirée.

Ce samedi 18 avril, l’Olympia de Montréal affichait complet pour accueillir les pionniers du Power Metal allemand. Le concert était d’ailleurs sold out depuis longtemps, signe que le passage du groupe était attendu de pied ferme par une foule montréalaise en feu dès les premières notes. Pour cette tournée célébrant quatre décennies de carrière, Helloween a prouvé que la formule « United Forces » est ce qui pouvait arriver de mieux aux fans.

Le point fort de la soirée réside sans conteste dans la combinaison des trois chanteurs qui fonctionne à merveille. Michael Kiske, Andi Deris et Kai Hansen possèdent chacun un timbre très reconnaissable, et leur alternance au micro apporte une dynamique unique au spectacle. Que ce soit sur l’ouverture épique avec March of Time ou sur les nouveaux titres comme This Is Tokyo, l’équilibre vocal est parfait.

Le groupe a su piger dans toutes ses époques, offrant notamment un medley de l’ère Walls of Jericho mené par Kai Hansen. Les extraits de Ride the Sky et Heavy Metal (Is the Law) ont rappelé l’agressivité des débuts. De son côté, Andi Deris a brillé sur des pièces comme Power ou la plus récente Into the Sun, tandis que Michael Kiske a encore une fois démontré sa puissance stratosphérique sur Eagle Fly Free.

Les moments plus intimistes, notamment les passages acoustiques sur In the Middle of a Heartbeat, ont permis une belle proximité avec le public avant de repartir de plus belle avec l’hymne I Want Out. La section rythmique de Dani Löble et les duels de guitares entre Michael Weikath et Sascha Gerstner sur Keeper of the Seven Keys ont confirmé que le groupe est au sommet de sa forme technique.

En rappel, l’incontournable Dr. Stein a transformé la salle en une chorale géante, clôturant la soirée dans une communion totale entre le groupe et son public. Helloween ne fait pas que de la nostalgie; le groupe affiche une énergie et une complicité qui font de ce 40e anniversaire un moment historique pour la scène métal. Une performance généreuse qui restera gravée dans la mémoire des fans présents à l’Olympia.

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