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LAURA COX – D’amour et de guitare

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C’est au Guitare en Scène que nous rencontrons la virtuose, alors en pleine tournée, pour discuter de sa carrière et de son futur.

Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je m’appelle Laura Cox, je suis avant tout guitariste, j’ai commencé comme Youtubeuse il y a une petite dizaine d’années, ça a fait un petit buzz sur Internet et ensuite j’ai monté mon groupe dans un style classique rock, ça fait donc plusieurs années qu’on tourne, principalement depuis 2017 et la sortie de notre premier album, et d’ailleurs on va bientôt sortir notre troisième. On l’a enregistré en février dans un beau studio à Bruxelles, il est aussi mixé et masterisé et on est en train de regarder les derniers détails de pochette ; on attend plus qu’une date de la maison de disques, probablement début décembre, le temps que la promo se mettre en place. (NDLR : l’album ‘Head Above Water’ sortira le 20 janvier 2023)

Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ta façon d’écrire ?

Elle a un peu changé pour ce troisième album, à cause du confinement j’ai beaucoup moins vu le groupe donc ça a été plus un travail personnel qu’un travail de groupe, même si les gars ont ensuite fait leur partie. J’ai donc écrit moi-même et pour ça je suis allé au bord de l’océan au Portugal ; je n’avais pas mon matos, mais j’ai enregistré sur mon téléphone des mémos vocaux et des idées de riffs puis j’ai tout mis en bande quand je suis rentrée chez moi et on a arrangé tout ça.

Comment est-ce que tu as traversé ces deux dernières années ?

Au tout début je me suis dit ça ne va pas me faire de mal car on tournait beaucoup, je vais prendre du temps pour me reposer et pour avancer plein de choses que je n’avais pas eu le temps de faire, et après deux mois je n’en pouvais plus, je tournais en rond chez moi, j’ai eu l’impression de faire une sorte d’overdose. J’ai eu besoin de prendre un peu de recul sur la musique, c’est pour ça que j’ai fait une pause en même temps qu’une pause de concerts, en attendant je suis partie au Portugal, j’ai fait du surf, d’autres trucs ; et là je reviens avec un peu plus de fraîcheur et de motivation.

Tu as pas mal tourné cette année jusqu’à maintenant, en France et en Europe, comment se passe la tournée ?

Je pense que c’est pour ça que je suis tombée malade récemment car mon corps n’a plus l’habitude de ce rythme de tournée avec parfois trois concerts par semaine et tous les weekends. Passer de quasiment rien pendant un an et demi à un rythme de tour comme on avait avant, ça me faisait un peu peur, est-ce que je vais tenir… On a fait dernièrement quelques dates en Allemagne et j’ai dit au gars, je suis désolée mais je me mets en mode Grand-mère, je ne vais pas rester boire des coups jusqu’à trois heures du mat, je vous aide à charger et je me dirige tranquillement vers ma chambre d’hôtel. C’est pas l’éclate, la vie rock‘n’roll comme on l’imagine ; je pense que si je n’avais pas à chanter, je prendrais beaucoup moins de précautions, mais pour moi c’est juste la voix qui est un peu fragile de temps en temps. La tournée fait du bien, mais j’essaie de bien m’échauffer, de bien prendre du temps de repos et autant d’heures de sommeil que je peux, j’essaie de m’économiser et ça se passe bien.

Est-ce que tu as un meilleur moment en particulier, comme l’interview de Scorpions sur Arte ?

Arte m’a donné cette opportunité de travailler avec eux en plus de diffuser certains de mes concerts au Hellfest et ce petit boulot de journaliste pour présenter les Scorpions, c’était marrant, pas une chose que j’ai l’habitude de faire. On n’a pas encore fini l’été avec encore de belles dates à venir, dont Guitare en Scène aujourd’hui et ce qui est cool est que normalement on enchaîne les concerts et on n’arrive jamais à se retrouver en off sur les festivals, et là depuis hier on a pu profiter du festival et ça fait du bien ; j’ai hâte de jouer ce soir. Sinon le gros souvenir qui va me rester en tête c’est le Hellfest, ça fait des années qu’on l’attendait, on m’a annoncé en 2019 qu’on y passait, ça fait donc un moment que j’attends, programmé pour 2020, reporté à 2021.

Qu’est-ce que tu aimes en particulier quand tu joues un plus petit festival comme aujourd’hui, par rapport à un Hellfest par exemple ?

Ici, je ne dirais pas que c’est un petit festival car on joue aussi dans des clubs, pour nous ici c’est un gros truc avec une belle réputation. Après la taille des scènes change selon où on va, mais souvent sur les petits festivals les gens sont très à l’écoute, demandent si ça va et ça fait plaisir, ça met à l’aise. On peut s’adapter à tout, à partir du moment où l’accueil et le côté humain est bien.

Comment est-ce que tu as entendu parler de Guitare en Scène et est-ce que tu savais que c’est collé à Genève mais en France voisine ?

En tant que guitariste ça fait des années que j’en entend parler, je n’étais jamais venue en tant que festivalière mais j’avais vu passer l’affiche, je pense que tous les guitaristes connaissent. Pour la programmation, c’est mon manager qui a géré donc je ne sais pas vraiment comment ça s’est passé, mais le festival on connaissait et j’avais hâte de venir.

Est-ce que tu préfères les festivals en général ou les salles ?

Les festivals ce n’est pas des vacances, mais c’est une autre ambiance, retrouver les gens en plein air, au soleil, c’est autre chose. Après c’est vrai que les clubs ont leur charme, on joue dans des petits clubs rock qui sentent la bière et la transpiration, ça nous plaît aussi.

Comment organises-tu une tournée ?

On fait comme on peut je dirais, le problème de cette année est qu’on a eu des reports des autres années. Par le passé on pouvait gérer en termes de trajet, que ce soit bien agencé, là on a des dates qui ne sont plus côte à côte sur des weekends et parfois on traverse la France alors que ce n’était pas prévu et en termes de coûts, d’essence, ça a été moins bien géré cette année, mais c’est dû aux reports et on subit, c’est un peu compliqué à gérer, mais on est content de faire ces dates, c’était aussi compliqué pour les organisateurs de retrouver des créneaux.

Et pour finir, est-ce que tu as un mot à dire à nos lecteurs de Daily Rock ?

Oui : continuez à soutenir le rock, on en a tous besoin, c’est une musique qui n’est pas super populaire en Europe mais qui a besoin de perdurer. [Jean-David Jequier]

www.lauracoxmusic.com

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