zic_kruger.03.OK(BD)

Les vétérans de la scène romande ont sorti leur nouvel album ‘Adam & Steve’ le mois dernier. Interview avec leur batteur, Raphaël Bovey.

 

Déjà douze ans depuis votre premier album, comment vois-tu votre évolution ?

Raphaël Bovey : c’est vrai qu’on est là depuis pas mal de temps ! Au début, on a eu la chance d’ouvrir pour des groupes comme Isis ou Cult Of Luna, ce qui nous a poussés en avant. Mais on a toujours joué pour se faire plaisir, sans trop se poser de questions, sans jamais calculer en termes de ‘carrière’, ‘exposition’, etc. On a aussi réussi à construire une dynamique de groupe assez saine, malgré des envies musicales parfois différentes.

Quelle place prend Kruger dans ta vie ?

Je bosse essentiellement dans le son, que ce soit en live, du mix, du mastering, etc. Ça n’aurait pas été possible de vivre de Kruger, c’est toujours resté un gros hobby. Mais même si on ne s’est jamais dit ‘on plaque tout et on ne fait plus que ça !’, Kruger a pris de plus en plus d’importance au fil des années.

Et que peux-tu nous dire de votre prochain album ? La pochette est assez énigmatique !

On a toujours aimé le metal, mais on n’a jamais versé dans l’esthétique du genre. On aimait bien jouer avec les clichés, en choisissant des titres à contre-emploi ou des pochettes qui sortaient de l’ordinaire. L’artwork de l’album s’inscrit dans cet état d’esprit. Le titre provient d’un reportage qu’avait vu Renaud, notre chanteur, sur les tensions entre les gays et les conservateurs aux États-Unis. C’est à prendre au vingt-quatrième degré. Renaud a toujours été fasciné par les travers de la société américaine, comme le racisme ou l’homophobie. Il s’amuse souvent à endosser le rôle du ‘méchant’. Les gens ne comprennent pas toujours où on veut en venir.

 

FICHE CD
‘Adam and Steve’
Pelagic Records
Listenable Records

www.kruger.ch

A propos de l'auteur

Articles similaires