Deuxième édition

C’est avec fierté que The WellDone Productions nous a offert une deuxième édition du Festival au Lac les 6-7 et 8 juin derniers à Granby. Avec le succès fou qu’a eu l’évènement l’an dernier, nous étions quelques milles à être ravis du retour de celui-ci cette année. Trois jours de musique pour tous les adeptes de punkrock, rock, hardcore et de metalcore. Voici un résumé des trois jours que j’ai passés là-bas.

Jour 1

Le site ouvrait ses portes dès 16:00. Après avoir check in au motel, je suis arrivée sur le site juste à temps pour The Matchup. Le duo acoustique hilarant a attiré beaucoup de gens de bonne heure et c’était un très bon choix pour casser la glace. Suivirent The Anti-Queens, Mustard Plug, Lagwagon et Millencolin. J’ai particulièrement été satisfaite du show qu’ont donné Mustard Plug. Rare qu’on peut voir le groupe du Michigan actif depuis 1991 en spectacle. Le ska qu’ils font est juste super entraînant et la foule s’est mise à skanker. Le site se remplissait de plus en plus et l’ambiance créée était parfaite pour accueillir Lagwagon, groupe qui avait dû annuler sa participation l’an dernier et qui avait été remplacé par Strung Out. Le groupe Californien actif lui aussi depuis les années ‘90 assure un spectacle à la hauteur des attentes de tout le monde à chaque fois. Tous les fans de punkrock californien ayant grandis dans les années 1990-2000 connaissent fort probablement ce groupe. Il est selon moi, un incontournable de la scène skatepunk tout comme l’est le groupe suédois Millencolin, qui a fait ses débuts dans les mêmes années. Il commençait déjà à pleuvoir avant que Lagwagon ne termine sa prestation. Cela n’allait pas aller en s’améliorant; nous avons reçu beaucoup de pluie pendant le spectacle de Millen. Une bonne douche qui nous a trempé de la tête aux pieds et c’est le cas de le dire! J’ai cependant fait fit de ce détail parce que j’avais beaucoup trop de fun et je n’étais pas la seule. Par contre, j’étais bien contente de retourner au motel avec ma poutine du PoutineFest achetée sur le site plutôt que de faire la route jusqu’à Drummondville.

Jour 2

Même heure, même poste, tout le monde était prêt à nous accueillir pour la deuxième soirée sauf les machines qui scannaient les billets à l’entrée. L’ouverture des portes a quelque peu été retardée à cause de la technologie défaillante mais on s’en fouttait: on pouvait jaser avec plein de gens cools en attendant dans la file. Fast Offensive, groupe de Granby, revint sur les planches après 20 ans d’absence. Vraiment une bonne idée de commencer la soirée avec le comeback d’un groupe local qui allait donner place au groupe Straightline. Le seul au monde a avoir été liké par Chuck Norris selon ce que j’ai lu sur leur page Facebook! Avec leur punk rapide et leur performance musicale incroyable, j’ai vraiment été impressionnée. Je vais suivre de plus près ce groupe Allemand à la feuille de route bien remplie. Comeback Kid a ensuite épuisé la foule avec son hardcore punk qui en a fait musher plus d’un. De Winnipeg, on peut dire que la vingtaine d’années d’expérience que les gars ont paraît lors de leur prestations, tout comme leur popularité. Thrice était attendu de pied ferme par plusieurs. Je connais personnellement quelques personnes qui sont venues principalement pour eux. Le groupe américain à la discographie impressionnante est devenu inactif en 2012 et ce n’est qu’en 2016 que nous avons eu de leurs nouvelles avec leur album To Be Everywhere Is to Be Nowhere. Malgré quelques balades qui ont quelques peu calmées la foule, j’ai eu ma toune: Image of the Invisible, le reste m’importait peu. Pour clore cette seconde journée incroyable, Story of The Year allait nous en mettre plein la vue. La foule en délire a appréciée chacune des chansons aussi populaires les unes que les autres.

Jour 3

Prévue pour 14:00, l’entrée sur le site a encore une fois été retardée par madame technologie. Mais l’organisation a vite réagi et a laissé entrer les gens possédant déjà leurs bracelets pour le week-end. Enfin la plus longue journée de shows du festival allait commencer! Ce sont 7 groupes qui allaient se succéder sur scène: Run Terry Run, Basterds, Get the Shot, Lionheart, Bless The Fall, In Flames et August Burns Red.

Le site avait encore une fois été nettoyé pendant notre absence et c’est avec une température clémente que commença cette journée axée davantage sur la musique hardcore et métal. Provenant tous deux de Drummondville, Run Terry Run et Basterds ont vraiment assuré le début d’après-midi. Wow! Que c’était satisfaisant de voir tous ces festivaliers triper sur leur musique et encore plus de constater que l’organisation laisse place aux super bons bands de la relève. Get the Shot fut accueilli à bras ouverts par la foule et tous ceux et celles déjà dans le pit depuis le début ont trouvés de l’énergie supplémentaire pour musher intensément. Comme d’habitude, le chanteur monta sur la clôture pour plonger dans la foule, encouragea les gens à créer des wall of death ou encore des circles pit tout au long du show. Malgré le sable soulevé par la foule active devant la scène, je ne pus m’empêcher de participer au mush et de faire du bodysurfing, ma gopro à la main pour essayer d’immortaliser le tout. Curieusement, nous aurions volontiers acceptés quelques gouttes de pluie pour nous rafraîchir après ces trois groupes. Par chance, des stations pour remplir nos gourdes (ou cannettes de bière vides) étaient à notre disposition pour s’hydrater.

Bless The Fall, In Flames et August Burns Red allaient clore ce festival en beauté. Bless the Fall a su faire un crowd work incroyable. Le chanteur Beau Bokan sait incontestablement comment faire participer la foule et les gens faisaient du bodysurfing sans arrêt dans le plus gros pit de la journée.

Le groupe All That Remains était initialement prévu mais fut remplacé par In Flames et je crois que cela en a satisfait plus d’uns. C’était une performance musicale à tout casser. Malgré le fait qu’il ne reste que deux membres originaux dans le groupe, le chanteur et le guitariste possèdent la même fougue qu’auparavant. On trouve dommage que les dreads de Anders Friden aient été coupés mais c’est le seul changement qu’on constate, outre le fait que le groupe possède plusieurs nouveaux membres. ABR fit ensuite son entrée : le moment que j’attendais avec impatience malgré que je les ai vus des dizaines de fois. Jeux de lumières puissants, solos de guitares impeccables, setlist parfait; du August Burns Red à son meilleur comme d’habitude. Avec un bon son peu importe l’endroit sur le site, j’avais assez d’espace à gauche pour sauter, courir et faire du air guitar avec mes amis. Le groupe de metalcore de Lancaster offre toujours des performances parfaites (selon moi) et ajuste son setlist régulièrement. Les fans sont toujours surpris des choix qu’ils font et satisfaits des vieux hits choisis.

À l’an prochain?!

Je souhaite ardemment qu’il y ait une troisième édition. Même sans avoir de confirmation de la part de l’équipe, de ce que j’ai constaté moi-même, je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas. Un festival qui offre un vaste site, qui accueille les bénévoles, groupes, médias et festivaliers comme des rois, c’est rare. Nous ne manquions de rien: des foodtrucks en masse, des toilettes en quantité suffisante, de l’eau gratuite, des guichets automatiques, tentes de premiers soins facilement accessible, plusieurs stands de merch, rampe de skate commanditée par Empire et j’en passe. Nous pouvions même jouer au babyfoot sous la tente!

Une section réservée aux VIP était prévue pour les gens qui désiraient un stationnement près du site, des estrades pour s’asseoir et un bar bien à eux. Le site était comme neuf chaque matins, les toilettes propres et des jeunes ramassaient les cannettes au sol quasiment au fur et à mesure. Tous les bénévoles étaient souriants et je n’attendais presque jamais pour la bière ou pour manger.

L’horaire était respecté malgré les petites difficultés rencontrées, la sécurité efficace autant à l’entrée qu’au devant de la scène. Des rencontres avec les groupes Bless the Fall et August Burns Red étaient prévus comme dans le temps du Vans Warped Tour. Lors du dernier soir, on pouvait humer l’odeur du feu de camp qu’il y avait backstage. Je trouvais ça le fun de voir le feu au travers la clôture et les gens assis autour à relaxer après avoir travaillé fort. Je ne sais pas pour les autres, mais moi je me sentais comme à la maison. Une ambiance joviale, familiale et plein de groupes que j’adore en plein air.

Un gros bravo à l’organisation, aux bénévoles et toutes les personnes impliquées de près ou de loin dans ce festival à l’avenir prometteur.
Pour vous tenir au courant, visualiser les photos et vidéos prises par la foule et participer au festival l’an prochain, les liens sont ici :

FESTIVAL AU LAC

THE WELLDONE PRODUCTIONS

Photos: Martine Labonté

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