Si le groupe romand de deathcore n’a plus rien à prouver à personne dans le milieu, massacrant la scène depuis maintenant dix ans, il s’est fait plaisir avec ‘In the Mouth of the Devil’ , jolie petite sauterie hurlante d’une brutalité et d’une efficacité sans faille.

Racontez Conjonctive comme un conte de fée :
Il était une fois six jeunes princes charmants qui rêvaient de combattre des dragons aux devants des scènes. Comme ils n’étaient pas très brillants à leurs débuts, deux d’entre eux périrent et furent aussitôt remplacés. L’un d’entre eux fût d’ailleurs remplacé par une princesse démoniaque connue pour sa douce voix. A ce jour, ces six joyeux lurons ont pris de l’âge et sortent leur deuxième album qui parle de leurs périples au fin fond des enfers.

 

Votre album est brut, authentique, mais très travaillé. Que vous reste-t-il à prouver?
Cet album a demandé beaucoup de travail, sans pour autant se mettre des barrières, d’où le côté authentique. De plus, Vladimir Cochet, qui a enregistré, mixé et masterisé l’album, a ajouté sa patte avec les quelques samples qu’on trouve au fil de l’album. Quant à ta question, je pense qu’on a encore tout à prouver sur le plan de la scène internationale. Notre nom est désormais bien reconnu en Suisse et en France, mais il y a encore de nombreux pays à conquérir J


La Suisse semble être une terre fertile pour les bons groupes de death-metalcore.
Il y a eu un énorme engouement pour ce style en Suisse, mais j’ai l’impression que c’est déjà passé. Beaucoup de groupes ont arrêté et d’autres ont changé de style. Je

pense que c’était tout simplement dû à un effet de mode. Il y a quelques années, le deathcore et le metalcore étaient un peu les vedettes pour la nouvelle génération, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les groupes en ont trop abusé et les styles se sont essoufflés avec les années. Et au final, comme toutes les modes, les styles de musiques sont cycliques.


Vous puisez toujours votre inspiration dans des concepts très sombres.
Chaque fois qu’un nouveau titre est terminé sur le plan instrumental, on regarde qui de Sonia ou moi a le plus d’inspiration et on se donne mutuellement carte blanche, tout en restant dans les thèmes qui caractérisent le groupe. De mon côté, j’ai assez vite un sujet ou une idée de thème qui me vient à l’esprit après avoir écouté plusieurs fois un titre. Et les choses se font naturellement, comme lorsque St-Pierre t’annonce ton destin au purgatoire. [LN]

conjonctive.bandcamp.com

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