Une musique faite avec la sacro-sainte trinité du rock : basse / batterie / guitare (puis pas mal d’effets et un peu de synthé), qui porte une voix par moments aussi haut perchée que celle de Matthew Bellamy. L’équation paraît simple mais, on le sait bien, ce n’est pas forcément facile à réaliser. En tout cas à le faire bien. Pourtant, le trio d’Alison & the Twins, tout fraîchement formé, arrive à se placer plutôt bien dans sa catégorie malgré sa jeunesse et, conséquemment, son léger manque d’expérience – je veux pour preuve de leur succès une saison estivale productive en termes d’enregistrements, concerts, tremplins musicaux et autres réussites musicales ! À l’écoute de leur EP, on note très vite le côté rock planant un brin psyché, sorti d’une faille temporelle des 70’s / 80’s, comme si les décennies 90’s et 2000 n’avaient musicalement jamais existé – ce qui ne saurait être remis en question… N’est-ce pas ? Bref, l’ambiance rock psyché à la sauce moderne plane au-dessus de nous, même lorsque le riff pourtant très rock de ‘The House’ nous réveille. Elle se confirme ensuite, lorsque les soli à l’apparence décousue (notamment à la fin de ‘Falling Endlessly’) nous font tourner la tête – à force d’essayer de comprendre la signature rythmique et la grille d’accord utilisée… Okay, ce n’est pas non plus monstrueusement complexe, mais conformément à la tradition du « rock » qui parle aux tripes avant de s’adresser à l’intellect, c’est le genre de musique qu’il faut vivre plus qu’écouter. Pas sûr qu’on tienne ici la version helvétique des nouveaux Muse (en considérant que leur carrière s’est arrêtée avec The Resistance), mais ils sont sans aucun doute sur la bonne voie. Et on leur souhaite de la creuser aussi loin que possible !

alisonandthetwins.com

Note : 3,5/5

Auteur : Alain Foulon

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