Samedi soir au FEQ, c’était la soirée métal sur les scènes de la Place George-V. Le public s’est amassé en grand nombre pour y voir Chaos Wasteland (Trois-Rivières), Basterds (Drummondville), B.A.R.F. (Montréal), Municipal Waste et Testament.
Tout a débuté avec Chaos Wasteland. Ce n’est jamais facile de lancer les hostilités sous un soleil de plomb, devant un public qui n’est pas encore tout à fait prêt à encaisser une telle dose de décibels. Pourtant, les cinq Trifluviens masqués ont su parfaitement laisser leur marque grâce à un thrash métal habilement chaotique, le terme n’étant pas négatif ici. Allez jeter une oreille à leur musique pour vous faire votre propre avis !
Pas le temps de souffler bien longtemps, car Basterds embarque sur scène à peine quelques minutes plus tard. Avec un son plus moderne et actuel, sans pour autant dénigrer la formation précédente, les Drummondvillois font mouche instantanément grâce à un metalcore d’une puissance redoutable. Le quintette déploie une énergie brute : avec seulement 40 minutes pour mettre le public dans sa poche, on peut dire que la mission a été accomplie haut la main.
C’est ensuite au tour de B.A.R.F., véritable légende de la scène métal québécoise, de fouler les planches. Les premiers accords du groupe se sont fait entendre en 1986, imaginez la longévité ! Connus pour leurs performances scéniques explosives et d’une intensité brute sans pareille, ils ont prouvé une fois de plus que les années n’ont aucune prise sur eux. Portée par un tout nouvel album paru en 2025 qui frappe extrêmement fort, la formation démontre qu’elle en a encore sous le capot et bien des choses à dire.
On a bien failli voir Municipal Waste avec un membre en moins, l’un d’eux étant resté bloqué aux douanes, mais finalement, tout le monde était de la partie et le spectacle a pu avoir lieu normalement. Eux aussi réputés pour leurs prestations scéniques explosives et ultra-rapides, les musiciens ont livré une décharge d’adrénaline pure, transformant la foule en un chaos festif mémorable à coups de crowd surfing et de refrains fédérateurs. Au centre de cette folie, le chanteur Tony Foresta, juché sur sa plateforme, n’a cessé d’inciter le public à bouger. L’ambiance était telle que même un bac de poubelle s’est invité à la fête en faisant, lui aussi, du crowd surfing ! Un concert survolté qui aura parfaitement mis la table pour le groupe suivant.
Testament, c’est comme le bon vin : il se bonifie avec les années. Après plus de 40 ans de carrière, les Californiens continuent de sortir des albums de grande qualité. Et quand une formation se permet de balancer deux de ses titres les plus légendaires dès le début du concert, à savoir Into the Pit et Practice What You Preach, cela en dit long sur la richesse de leur répertoire !
Ayant récemment sorti un album particulièrement brutal, Para Bellum, Testament en a profité pour mettre ses nouveautés en avant, notamment avec les puissantes Infanticide A.I. et Nature of the Beast.
On parle du groupe, mais qu’en était-il de la foule ? En feu ! Les agents de sécurité en ont eu plein les bras du début à la fin. Parmi les autres moments forts, on peut citer des classiques comme Electric Crown et More Than Meets the Eye, ou encore les redoutables First Strike Is Deadly et Over the Wall qui ont clôturé le spectacle. Un concert que certains ont trouvé un peu court, certes, mais qui s’est avéré fidèle à ce que Testament sait faire de mieux : de l’excellence pure.



























































