Je suis mort mais j’ai des amis

Après une première collaboration réalisée sous le signe du thriller psychologique, les frères Malandrin effectuent un virage à 180 degrés en nous proposant une comédie fanfaronne et rock’n’roll.


« Je suis mort… » débute avec la mort stupide d’un chanteur de rock belge, Jipé, tombé au fond d’un trou, mais incapable d’appeler à l’aide, car il n’a plus de voix… Le décor est bel et bien planté. Les membres de son groupe décident alors de jouer comme prévu leur tournée américaine avec une urne en lieu et place du chanteur. C’était sans compter sur la découverte d’une liaison entre Jipé et un pilote militaire qui veut se joindre à la tournée pour rendre hommage à son amant. S’ensuivent alors, comme une évidence, de multiples sketchs déjantés, parfois hilarants, parfois navrants, qui se déroulent sous la forme d’un road trip de Bruxelles jusqu’au Canada.

Je suis mort mais j’ai des amis

Les querelles des deux rockers aux cheveux gras et du militaire homo nous offrent quelques bons moments de comédie, où le bon goût cède sa place à la gaillardise décomplexée. Bien que parfois lourdingue, l’ensemble est savamment orchestré et porté par des acteurs plus vrais que nature (Bouli Lanners, Wim Willaert) quand il s’agit de descendre 4 ou 5 litres de bières ou de manger un croissant aux cendres de chanteur. Le film parvient également à transmettre une certaine légèreté, avec son ambiance qui transpire le rock’n’roll jusque dans sa bande musicale.

Loin de réfléchir profondément sur la perte d’un proche, les Malandrin insufflent tout de même à leur film la célébration de l’amitié retrouvée. Et ici, l’amitié ne se retrouve pas n’importe où. Non, elle se retrouve au fin fond du Canada… et avec l’accent belge !

Vincent Annen

 

daily-movies.ch_Je-suis-mort-mais-j’ai-des-amis-5-483x800Je suis mort mais j’ai des amis
De Guillaume et Stéphane Malandrin
Avec Bouli Lanners, Wim Willaert, Lyes Salem
Dinifa