Le groupe suisse-allemand sort un merveilleux premier album à huit-clos. Rencontre avec les figure de proues d’un projet estudiantin qui s’est très vite développé en chair et en os.

Vous avez démarré ILLUMISHADE en tant que projet pour un master : à quel moment avez-vous réalisé que ce n’était plus dans le cadre des études, et que le groupe prenait forme ?
Fabienne : Une fois que nous avions terminé ce projet estudiantin, nous étions accros! On ne voulait pas laisser ce projet en plan, et on aimait tellement l’ambiance du groupe et jouer cette musique, que nous souhaitions laisser une empreinte et enregistrer un album. Du coup, nous sommes allée en studio assez naturellement. Quand j’y réfléchis je trouve que c’est une aventure incroyable, tout a été si rapide et je n’aurais jamais pensé arriver là où nous sommes actuellement. Je suis très fière d’être dans l’équipe d’Illumishade!

Le concept d’Illumishade est très axé sur les contes, raconter une histoire, créer un mystère autour du groupe. C’est important pour vous, d’offrir plus que de la musique?
Jonas : En 2020, il faut clairement penser à un package complet. Qu’est-ce qui te rend unique? Qu’est-ce que tu as à dire? Comment rends-tu ton son différent des autres? Avoir des histoires basées sur un monde unique aide certainement dans ce sens.
Fabi : Absolument! Et pour Illumishade, j’ai toujours adoré les comédies musicales, les histoires de fantasy, j’aime m’échapper de la réalité pendant un petit moment. Et c’est cela qui m’inspire lorsque j’écris les paroles.

Vous avez sorti votre premier album au beau milieu de la pandémie Covid. Comment avez-vous imaginé le côté promotionnel, vu que vous ne pouviez pas tourner?
Jonas : Le projet a été enregistré avant le lockdown, mais ce qui était utile c’est que les gens avaient beaucoup de temps pour écouter de la musique. Il se réjouissent plus, car il n’y a pas beaucoup de bonnes nouvelles, donc on s’est dit qu’il fallait aller de l’avant. Et la réponse du public nous aprouvé que nous avions raison.

Maintenant que la Suisse retourne à la normale, quels sont vos plans pour promouvoir ce premier album?
On a quelques trucs dans le collimateur, mais on ne va pas trop t’en dire (sourires). Être créatif et penser plus loin que le bout de son nez aide à trouver de nouvelles manières de rester en contact avec son public. Donc nous avons pas mal de trucs en vue, mais vous les découvrirez bientôt !

Vous avez tout enregistré et produit par vous-mêmes et n’avez pas démarché de label. Souhaitiez-vous rester le plus indépendants possible ?
Jonas : Absolument. Dans notre cas, nous avons la chance d’avoir une équipe qui s’investit à 200%, et qui connaît les ficelles du métier dans un registre assez large : de musicien au management de groupe.
Fabi : Nous avons la chance d’avoir Tamara dans l’équipe, elle s’occupe du management et du label et beaucoup d’autres choses autour d’Illumishade. J’aime l’idée que nous gardions tous les droits entre nous, et que nous puissions prendre nos propres décisions. Il y a toujours de gros challenges à comprendre et surmonter, et j’ai appris beaucoup de choses ces derniers mois – autant au niveau business que sur moi-même.

Vous avez joué au Tohuwabohu festival en juin, un festival 100% en ligne avec un line-up exclusivement helvétique. Quel effet ça fait?
Jonas : C’était notre second concert en ligne, et je dois t’avouer que ça fait bizarre de ne pas avoir de personnes en face de toi. C’est ce qui fait que je joue mieux, je crois ! Mais c’était un événement vraiment cool, Merlin de Cellar Darling et une grande équipe autour de lui ont fait un travail irréprochable. Et c’était cool de découvrir une nouvelle vague d’artistes helvétiques également, sans oublier de voir ce que Illumishade a à offrir sur scène !

Votre pochette d’album ressemble à un poster de super-héros ! Si vous aviez des super-pouvoirs, lesquels seraient-ils ?

Fabi : Bonne question ! Jonas et Yannick veulent voler, Mirjam veut voyager dans le temps, Marc veut se téléporter, et moi… j’aimerais que ma voix puisse soigner les gens ! Je crois qu’on serait une équipe de super-héros pas trop mal ! (rires)

Vous avez créé une recette pour un cocktail Illumishade : si vous aviez une boisson à recommander à nos lecteurs, laquelle serait-elle ?
Jonas : On ne se trompe jamais avec un bon vieux Whiskey n’est-ce pas ? Peut-être un Lagavulin ?

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