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Frank Carter : ce nom résonne dans le milieu punk-hardcore depuis déjà plus d’une décennie grâce au groupe Gallows. Aujourd’hui, c’est avec sa dernière formation en date, Frank Carter and the Rattlesnakes, qu’il revient pour nous présenter leur deuxième album, très attendu après l’accueil qu’a réservé le public au premier. Juste pour info, Gallows et Frank Carter and the Rattlesnake, c’est comme si on comparait les cheveux de Trump aux talonnettes de Sarko (malgré le fait que les critiques y voient un sorte de retour aux sources pour le frontman rouquin). Donc si vous n’avez pas porté Gallows dans votre cœur, donnez une chance à ‘Modern Ruin’. Dès la première écoute, cet album croche à l’oreille telle la goutte dans ‘Marie à tout Prix’ (vous savez de quoi je parle), et le crescendo qui en découle est plus que bienvenu. Car à la première chanson, on se demande si Monsieur Carter n’a pas décidé de revenir sur son expérience musicale alternative comme il l’a vécu avec son groupe Pure Love. Mais on est rassuré dès le début du deuxième morceau. Par contre, quitte à me faire lyncher, je retrouve un petit côté Arctic Monkeys dans ce morceau. Pas que ça soit déplaisant, du tout même, mais c’est surprenant (ayant été une fan de Gallows, ce son presque brit-pop me perturbe). Bref, cessons de nous étaler (parce que j’ai pas le choix, sinon je me fais taper par le rédac-chef). Bien que presque plus proche du pop-punk avec une pétole de brit-pop que du punk-hardcore, cet album monte en puissance tout au long de l’écoute et se termine bien agressivement comme on l’aime (parce qu’un rouquin qui hurle, moi, ça me file des fantasmes). Au final, bien que moins agressif qu’attendu, cet album est une réussite non négligeable et une belle manière d’approcher ce début d’année 2017. J’espère que vous serez autant convaincu que l’intégralité de la rédaction par ‘Modern Ruin’.

www.andtherattlesnakes.com