C’est une journée choisie pour parler du nouvel album de Blues Pills ‘Holy Moly’ ! En ce 14 juin 2020, moment de célébration des luttes féminines en Suisse, j’écris une review sur un album de onze pistes ouvrant la danse sur une chanson : ‘Proud Woman’. Le décor est posé. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce groupe suédois de blues rock psychédélique aux larges influences sixties, Blues Pills envoie depuis 2012 une salve de distorsions aériennes sur ses fans. La bande s’est créée autour de la charismatique chanteuse à la voix si puissante Elin Larsson et Zack Anderson (ancien membre de Radio Moscow). Depuis, ils ont sillonné les scènes les plus mythiques d’Europe.

‘Holy Moly’ reste dans la veine de ce qu’offre le groupe depuis ses débuts. Deux titres de l’album retiennent mon attention : ‘Rythm in the Blues’ et ‘Dust’. La première pour sa pêche et son tonus, ainsi que son introduction des plus étranges. La deuxième plonge le mélomane dans une imagerie de Western, de sable et de verres malpropres. La lumière péclote, et les ombres s’étirent sur la table de billard. En écoutant cette petite partie de film musical, j’ai presque pensé à la bande-son d’un Tarantino. C’est vous dire la puissance évocatrice qui s’en dégage.

On continue le périple musical dans les années soixante avec la fin de l’album, qui va osciller entre douceurs psychédéliques et entrainements rythmiques.

Histoire de terminer sur quelques notes plus pessimistes : une sensation étrange à l’écoute, comme s’il y avait un manque d’énergie là où elle est le plus nécessaire. Cela est peut-être lié à une autre observation : la guitare lead ne ressort pas assez dans le mix. Mais c’est probablement une remarque de guitariste frustré. [Pierre Guanzini]

Note : 3/5

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