Après un lundi de Pâques ensoleillé, Axel Rudi Pell dans le cadre de sa tournée « Ghost Town » et accompagné de Neverland en première partie, s’est mis en tête d’offrir un cadeau de Pâques tardif aux fans de métal du Bierhübeli à Berne.
Le concert a été ouvert par les gars de Neverland, qui ont livré une belle prestation. Le chanteur Mike Zotter a multiplié les interactions avec le public ; vocalement, il rappelait par moments Klaus Meine de Scorpions. Une base rythmique robuste, portée par la basse et la batterie, servait d’écrin au guitariste Daniel Huber, dont les solos magistraux ont été le point fort de la prestation. Seul bémol : les synthétiseurs et claviers étaient en partie préenregistrés. Après environ 45 minutes, le show s’est achevé. Malheureusement, le groupe n’a pas totalement convaincu la foule : malgré un excellent son, inhabituel pour une première partie, leur performance est restée, dans l’ensemble, un peu trop réservée.
Après une courte pause technique, les lumières se sont éteintes et Axel Rudi Pell est monté sur scène avec son groupe. Entre Johnny Gioeli au micro, la légende de la batterie Bobby Rondinelli, le bassiste Volker Krawczak et Ferdy Doernberg aux claviers, c’est un concentré de savoir-faire rock qui occupait les planches. Dès le premier titre, « Guillotine Walk », le ton était donné : la soirée allait être bouillante. La formation a enchaîné directement avec « Wildest Dreams » et « Strong as a Rock ».
Johnny parcourait la scène tel un tourbillon, tandis qu’Axel maniait sa Stratocaster avec une aisance à couper le souffle. Ses doigts voltigeaient sur le manche — chaque note tombait juste ! Gioeli a également prouvé que le groupe maîtrisait les nuances plus douces lors des ballades « Don’t Say Goodbye » et « I See Fire ». Accompagné seulement par le clavier, il a dévoilé toute la puissance de sa voix.
Porté par un plaisir de jouer évident, le groupe a captivé chaque spectateur. Une mention spéciale à Bobby Rondinelli (batterie) et Volker Krawczak (basse), qui ont soutenu le set avec un beat percutant. Lors de l’ultime rappel, « Rock the Nation », Axel a fini par chercher le contact direct en descendant dans le public avec sa guitare pour électriser les fans avec un dernier solo au plus près d’eux. Après presque deux heures de concert, la dernière note a résonné et les lumières de la salle se sont rallumées.
Ce fut une soirée géniale ! On a vu à l’œuvre de vrais professionnels dont la passion était palpable à chaque seconde. Axel Rudi Pell a prouvé que le hard rock classique reste la meilleure des médecines. L’énergie positive du groupe s’est transmise instantanément à des fans en nage.
Texte et Photos : Domenico Lavorato
Liens utiles :
Axel Rudi Pell – Bierhübeli – Good News Productions
GALERIE AXEL RUDI PELL





















GALERIE NEVERLAND




