Rencontre intimiste avec l’immortel groupe français Vulcain, s’arrêtant gentiment au Bouffon de la Taverne de Genève pour un spectacle tout feu tout flamme!


Nous voici début 2018 dans la petite salle du Bouffon de la Taverne à Genève, limitée à 120 spectateurs, qu’est-ce que vous aimez en particulier dans une petite salle pour un concert ?
Daniel Puzio: On fait ça depuis très longtemps, on va jouer en fait partout où on nous propose, on ne fait pas de différence sur la taille de la salle et il y a tellement longtemps qu’on n’est pas venus à Genève…
Marc Varez : On a joué il y a 3-4 ans dans un festival (NDLR Landecy), on a aussi joué à Yverdon au Citrons Masqués, mais Genève même, ça faisait un moment qu’on n’était pas venus. C’est cool, et en plus on savait qu’on retrouverait les copains d’anciennement Apocalypse, qui jouent dans un groupe ce soir (NDLR : Cosmosonic), ça nous rappelle la grande époque où on venait souvent à Genève, puisque nous et Genève, ça a été une grande histoire tout au long de notre carrière.

Vous avez prévu un certain nombre de dates de concert cette année, est-ce qu’on vous verra dans de plus grandes salles ou festivals, comme Guitare en Scène ?
MV : Peut-être pas encore en 2018, parce qu’on vient de terminer un album et qu’on est en train de finaliser un contrat assez important avec une grosse boîte internationale, donc on préfère prendre le temps, bien faire cette signature de contrat et sortir l’album. On se retrouvera vers fin 2018 et sur 2019 pour ce qui est plus gros festivals.
DP : Le temps que tout se mette en place.

Qu’est-ce qui vous plait ou vous motive à continuer à tourner après toutes ces années, des moments particuliers que vous aimez ?
DP : C’est festif, on fait ça depuis trente ans !
MV : On est sur la route avec les potes, on passe de bons moments, surtout dans des endroits comme ici où l’on est très bien reçu et où l’on sait qu’il va y avoir une bonne ambiance. C’est ça qui nous motive, jouer ensemble, faire la fête ; c’est notre état d’esprit rock ‘n’ roll si l’on peut dire. Même si on a des années de route, on s’éclate toujours à le faire.

A propos de votre nouvel album que vous êtes justement en train de finaliser (le neuvième studio, et quatorzième de leur carrière), est-ce que vous pouvez nous en dire plus, quand est-ce qu’il va sortir ?
MV : On est vraiment en train de finaliser et conclure un contrat. Artistiquement il y a encore deux-trois retouches à faire, dont le mastering, mais c’est prêt. On va prendre le temps de le sortir. On avait le choix de le sortir vers mai ou juin, mais je pense qu’on va même le retarder à septembre-octobre.

Comment, en général est-ce que vous écrivez du nouveau matériel, est-ce que vous commencez avec les paroles ou de la musique ou peut-être un riff ?
DP : En général, c’est le riff qui fait toute la chose.
MV : Le plus long, c’est les paroles. Le chant est aussi délicat à placer, on passe du temps dessus. C’est comme ça, il y a un Riff, on arrive tous en répète, on joue tous ensemble et le morceau se construit assez vite finalement et après on passe un peu de temps pour les paroles.
DP: C’est ça qui est le plus compliqué après tant d’albums, de trouver les textes.

Et pour cet album, combien de temps vous a-t-il fallu, de la première idée jusqu’au produit fini ?
DP: il nous a bien fallu un an et demi.
MV: Parce qu’on ne s’est pas mis de pression, on a mis un peu de temps, il y a eu des compositions qui sont finalement passées à la poubelle, on est reparti à zéro depuis une feuille blanche. On a pris le temps parce qu’on a aucune pression commerciale. On a le temps, donc on préfère bien faire les choses.

Est-ce que vous avez des projets particuliers à part les concerts et l’album à venir ?
MV : Ce qu’on vise surtout avec cet album-là, si on conclut le contrat en discussion, c’est vraiment d’être présents sur les gros festivals, c’est ça l’objectif.
DP : D’aller jouer un peu partout, en Europe et dans le monde.
MV : A la grande époque des années 80-90, on nous a un peu bloqué les frontières, même si nous avons réussi la performance pour un groupe comme nous d’aller jouer à Londres. Or depuis notre reformation, on est allé au Canada, en Espagne, en Allemagne, bref, dans plein d’endroits où, à priori, on n’avait pas trop accès dans le passé; ça nous a redonné confiance, et là ce qui est en train de se passer en ce moment avec cette signature de contrat nous donne encore d’énergie.

Et le fait que vous étiez un peu bloqués dans les frontières, ça venait de quoi, de contrats, de volonté?
MV : Sur l’étranger, ça a été surtout la langue je crois. Le français dans notre style de musique a un peu de mal à s’imposer à l’étranger, même si c’est moins vrai maintenant. C’est aussi et surtout la partie commerciale qui bloque un peu là-dessus mais le public s’en fout, on l’a vu en Espagne ou en Allemagne. Au contraire, en Allemagne on a chanté ‘La Digue du Cul’ parce qu’ils nous l’ont réclamé, ce qui prouve bien que la barrière de la langue, c’est un faux problème.

Et le public allemand, il arrivait à chanter ‘La Digue du Cul’?
MV : Oui, c’était assez drôle, surtout que c’était un festival assez international au niveau du public, ce qui a fait que des Français qui étaient là ont donné un coup de main ; c’était marrant, un très bon moment en tout cas !

Et pour terminer, quelque chose de spécial à dire à nos lecteurs suisses?
MV: Il y en a plein qui se rappelleront notre histoire avec Genève vu qu’on a quand-même enregistré trois d’albums ici, dans les années 80. On est ravis de revenir à Genève, on est allés se promener avant le concert, ça nous a rappelé des bons souvenirs. Ce soir on sait que ça va être une bonne soirée, que ça va être très-très chaud, donc on est ravis. [Jean-David Jequier]
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