cd_ufo

Un album de plus… On pourrait dire que tout est dit. UFO fait hélas à présent partie de ces has-been qui n’ont plus rien à dire, sont plus près de la septantaine que de la soixantaine, n’ont plus la niaque, ni aucune inspiration…bref, disons-le carrément, ne savent plus écrire. C’est pourtant un (ex) grand fan de UFO qui parle… Mais les temps changent, et cela fera quarante ans (!) l’année prochaine que UFO cartonnait en Angleterre, en Amérique, partout, remplissait les salles et était en tête de tous les hit-parades. Il n’était pas possible d’entrer dans un magasin de Carnaby, à Londres, sans voir un Revox B 77 tourner, et entendre UFO ! Officiellement, le groupe s’était séparé (une première fois) en 1983, et n’a jamais vraiment retrouvé de sa superbe. Avec les départs et retours de Michael Schenker, les changements de formation trop fréquents, les problèmes d’alcool de Pete Way (n.d.r. le bassiste fondateur, absent depuis plus de sept ans), il nous reste aux commandes de l’OVNI un Phil Mogg qui n’a naturellement plus la voix de l’époque, mais qui s’en tire encore pas trop mal, surtout si l’on considère également sa consommation d’alcool et de bières, y compris sur scène (concert mémorable à Pratteln, en décembre 2009, ou Phil, canette à la main et fin cuit après vingt-cinq minutes, se trompait même dans les paroles), Vinnie Moore (le remplaçant de Michael Schenker) qui ne sera jamais à son niveau (mais reste excellent), Andy Parker cognant de moins en moins (aucune comparaison avec Jason Bonham – le fils de John, est-il besoin de le préciser – qui a été quelques temps derrière les fûts !), Paul Raymond assurant les claviers et les parties rythmiques de guitare, et Rob de Luca à la basse, depuis l’arrêt maladie de Pete Way, juste remplacé brièvement en 2011 par Barry Sparks (Dokken, MSG, entres autres). Alors naturellement la sauce ne prend pas, les nouvelles compositions n’accrochent pas. Pas grand-chose donc à dire sur ce CD… On cherche le titre qui va nous faire flasher, et on arrive au dixième, le dernier, et rien ne s’est passé. Tous se ressemblent plus ou moins, une suite de (mauvaises) faces B, comme on disait à l’époque. UFO n’en reste pas moins un groupe sympa à voir ou à revoir sur scène : ils ne jouent quasi que les tubes qui ont fait leur gloire, donc le plaisir reste assuré. Mais une nouvelle galette, c’est autre chose. 

Steamhammer (SPV GmbH)

www.ufo-music.info

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