Coordonnées espace-temps de l’expérience : 0317 GMT plus 207 millisecondes, argument du périgée : 43,2165 – anomalie moyenne : 38 – excentricité : 0,070390 – inclinaison : 8,1974 – altitude : 464 NM.

Frappé de plein fouet par l’impulsion électromagnétique, les variations colorimétriques de l’écran me sortent soudainement du tunnel sensoriel dans lequel je suis entré il y a un peu moins d’une heure. Les rythmiques organiques de l’ère proto-électronique des Young Gods flottent comme des particules en vortex dans cette ambiance lourde de fumée vers laquelle convergeaient tous les mutants planétaires. L’Otaku 3.0. Haribos et Armageddons mécaniques. Grand cirque mental de voyage dans le temps orchestré par les représentants des déconstructions et reconstructions sonores virtuelles venant se réincarner dans le matériel. L’hybridation entre le sensoriel et la technologie, l’hybridation entre l’homme-machine et l’homme-dieu.

Par pico-secondes de Data Mirage, ce sont magies blanche, noire et rouge, filets stellaires, tunnels minimalistes, éruptions et neutrinos, les pieds sur l’humus qui mêlent à la fois culture pop, philosophie, regards répétés dans le rétroviseur. Maurice D aurait parlé d’obsession de la déviation, de l’inversion et du trucage. U2 y es-tu ? NIN 2000.  Cayenne. L’an Zéro et Terra Cognita. Les Young Gods réinitialisent la bande sonore de la néo-humanité. Réseau non-individué doté d’expériences à ressenti ultra personnalisé. La dépressurisation méthodique de la neuromachine met fin à cette jam sous codéine décantée par la mémoire active de la créature nocturne.

Séance d’hypnose. Otaku 3.0 ? Data Mirage Tangram. À entendre sans écouter tout en bricolant sa navette spatiale.

younggods.com


Note : 3.5/5

Auteur : Frederic Saenger

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.