En arrivant à l’Usine lundi soir, je ne savais pas forcément à quoi m’attendre, moi la profane du death, venant principalement pour SepticFlesh, dont je connaissais les aptitudes scéniques.

De prime abord, j’ai un peu peur que la foule manque, mais finalement la salle se remplira, lentement mais sûrement, au rythme que l’on peut attendre pour un soir de semaine en hiver.

Le public est au rendez-vous pour Aborted, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les belges savent comment chauffer leur public : ils commencent par lancer un énorme ballon transparent sur la foule, le but étant de ne pas le faire tomber par terre. Quel contraste avec leur musique ! Comme je m’y attendais, c’est lourd, très lourd. Les parties mélodiques contrebalancent parfaitement la rythmique ultra rapide et gagnent mon attention. J’aurais presque envie de me frayer une place au premier rang pour secouer des cheveux. Aborted nous livrent un show puissant, dont je me souviendrai comme étant celui m’ayant réconciliée avec le death metal. On aurait peut-être aimé un peu moins d’insultes de la part du chanteur. Oui, c’est ‘affectueux’ j’imagine, non, au bout de la cinquième fois à se faire traiter d’enculés et j’en passe pour nous motiver, ça devient pénible, traitez-moi de rétrograde si vous voulez. Peut-être y ai-je été plus sensible de par le fait que c’était dit en français et non en anglais, habituellement dans les shows de metal les motherfuckers sont assez habituels et me dérangent moins…

La formation hélénique SepticFlesh enchaîne. Changement radical puisque Seth (le chanteur) et sa bande nous introduit toutes leurs chansons par des ‘My friends…’ On le remercie pour ses introductions, il faut être bien calé en histoire pour apprécier tout l’univers dans lequel baigne leur musique, avec des titres tels que ‘Order of Dracul’, ‘Anubis’, ‘Prometheus’, ou encore ‘The Vampire of Nazareth’. Heureusement la musique est suffisante pour nous transporter dans leur univers. Les parties lentes et les blast beat s’enchaînent, et on se perd dans des parties orchestrales magistrales, à vous embarquer en Egypte ancienne ou auprès d’un obscur dieu. J’ai d’ailleurs lâché mon boîtier après mes trois chansons réglementaire devant les crash barrières pour me frayer un chemin au premier rang et hurler mon amour. Oui, je suis comme ça.

Les héros du soir sont bien entendus Kataklysm, qu’on ne présente plus. Je suis presque étonnée de voir débarquer sur scène Maurizio Iacono en tenue de ville et non en général de l’armée romaine. Normal, j’ai connu le personnage avec Ex Deo, groupe formé par une bonne partie des musiciens de Kataklysm. Bref, ici pas de sermon à la gloire de Rome, mais tout autant de prestance. Le public est chaud, bien qu’un peu clairsemé il me semble par rapport à avant. Qu’importe, les québécois nous jouent un set entre nouveaux titres et tubes d’albums plus anciens, le tout net, carré, précis. Je partirai avant la fin histoire de ne pas devoir dormir devant l’Usine (vive les CFF) sur une bonne impression de cette soirée. [Morgane Raposo]

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