Seul media à représenter la Suisse, Daily Rock, via son photographe et reporter Stéphane Bée, revient sur la dernière journée du Graspop Metal Meeting 2025. Histoire de relancer la machine autour du GMM festival qui bientôt va lancer en juin sa 30ème édition, une très belle alternative au Hellfest qu’on se le dise.
On continue avec des températures dépassant allègrement les 34°Celsius !
Un bref passage vers les Japonais de Crossfaith et leur metalcore électro bien péchu, à revoir sans le stress d’une arrivée tardive sur site. Ensuite, on démarre sur les chapeaux de roue avec Seven Hours After Violet sur la scène Jupiter, avec ni plus ni moins que Shavo Odadjian, le bassiste de System Of A Down. Son groupe talentueux a envoyé du steak, comme on dit dans le jargon : une bonne baffe qui réveille pour démarrer la journée ! On a adoré les petits passages musicaux à consonance « SOADienne », rappelant à tous que nous attendons avec impatience la sortie d’un nouvel opus du groupe d’origine arménienne.
Suivent les Californiens d’Ugly Kid Joe pour le premier concert du jour sur la scène South. UKJ a mis le feu, permettant au public nombreux de jumper et d’entonner les refrains des classiques du groupe. Difficile pour moi d’être objectif à leur sujet, car en effet, en 1996 avec mon groupe Slapstick Comedy, nous avons eu la chance d’ouvrir pour eux à La Laiterie de Strasbourg. Énorme souvenir ! La cerise sur le gâteau : croiser dans la zone presse Whitfield Crane et Klaus Eichstadt et se fendre d’un selfie au natel, alors que des boîtiers pros sont pendus à mon cou (lol).

Nothing More, déjà présent en 2023, a confirmé tout le bien qu’on pense d’eux : show solide avec un frontman, Jonny Hawkins, qui bouffe littéralement la scène. Jennifer Haben, chanteuse de Beyond The Black, a transporté le public dans son univers de metal symphonique, bien encadrée par les musiciens de son groupe d’origine allemande. Rise Of The Northstar, protégés de Joe Duplantier, dont l’ingénieur studio de leurs deux derniers albums n’est autre que notre compatriote Johan Meyer (ingé-son de Gojira), ont clairement tabassé et mis le feu sur la scène Jupiter ! Fit For An Autopsy : tout un programme sous la tente du Marquee, qui peine à baisser en température sous les coups de boutoir du groupe américain de deathcore.
Place à notre après-midi « Made In Switzerland » en commençant par Krokus, qu’on ne présente plus. Après une vingtaine de minutes, leur setlist a connu un petit coup de mou (digestion de la fondue ?), avant de repartir de plus belle avec la reprise de Neil Young : Rockin’ In The Free World. De leur côté, Paleface Swiss a littéralement mis le feu à la tente du Marquee, remplie de fans du groupe. Malheureusement, difficile de les mettre visuellement en valeur : la première partie du show, remplie de fumigènes et jeux de lumière qu’on adore (bleu de bleu avec l’accent vaudois svp), n’a pas facilité la tâche des photographes. À redécouvrir sur nos terres suisses dans de meilleures conditions.
Heaven Shall Burn a pris d’assaut la scène North avec son metal extrême, aidé en cela par la chanteuse Britta Görtz du groupe Hiraes, appelée à la rescousse pour remplacer le chanteur Marcus Bischoff, blessé. Elle s’en est plutôt bien sortie et le public a répondu présent. Une heure plus tard, Savatage s’installe sur la scène South : quelle émotion et quelle chaleur envoyées en leur direction ! Le public attendait ça depuis 10 ans. Une setlist reprenant les classiques du groupe et une communion immédiate avec les fans, l’attente appelle le désir… À quand un album ?
Les quatre jours de festival commencent à peser : difficile de courir toutes les scènes. Concentration donc sur les scènes principales que sont North & South, afin de profiter des derniers bons moments avec les potes et amis photographes. Arrivent les Suédois d’In Flames, découverts ici même il y a deux ans. Un futur tout grand… ou déjà un grand selon moi ! Mis sur orbite par leur leader charismatique Anders Fridén, ils livrent probablement le meilleur concert du dimanche. Le public est en feu, le crowd surfing atteint des sommets, les gars de la sécurité n’arrivent plus à suivre. Mention spéciale à ces gros bras du PIT qui assurent la sécurité du public, big up également aux plusieurs personnes capables de tenir en équilibre, façon surfeurs australiens, sur des corps en sueur portés à l’horizontale vers le PIT. Des malades qui voulaient encore profiter, à quelques heures de la fin du festival : de la folie ce show d’In Flames ! Magique !
Les légendaires Judas Priest se préparent à prendre d’assaut la scène devant un public tout acquis à leur cause. Je me faufile à 15-20 mètres pour au moins quelques photos souvenirs. Quand Breaking The Law démarre, le retour en « terres connues » s’impose, beaucoup plus sage de reculer pour être sûr de rentrer avec son matériel fonctionnel et intact pour assurer d’autres shows. Rob Halford a alterné le bon et le moins bon, mais comment en vouloir à un frontman présent depuis 1974 dans le groupe et qui atteint allègrement les 73 balais ! Programmé en même temps que Judas Priest, difficile de se rendre au concert de King Diamond. Sans précieux sésame photo, autant profiter du Prêtre… La lumière s’éteint définitivement sur une des scènes principales du GRASPOP.
En clôture du festival, Till Lindemann prend d’assaut la scène North dans un décor tout de rouge vêtu, comme tous les musiciens. Tout au long du show, il joue sur l’ambiguïté sexuelle, tenue en latex, écrans suggestifs, etc… Les enfants étant couchés, on peut se lâcher, on ne risque pas un procès ! Même les défenseurs de la cause animale auraient pu s’offusquer des quelques truites balancées dans le public, moins coûteux que du steak, à l’image du show tonitruant du fameux chanteur de Rammstein qui a envoyé du lourd. Avant les rappels, Till Lindemann a profité de se balader dans les coursives entre les deux scènes pour saluer ses fans.
Un feu d’artifice a définitivement clos cette édition 2025 du Graspop Metal Meeting.
La pression est retombée avec ce concert, permettant à votre serviteur de boire une, deux, trois… pressions avec ses amis présents. Eh oui, on ne rentre pas en Suisse avec ses Skully, la monnaie officielle du festival ! Tous ravis de ces quatre jours en terre flamande, il fallait cependant penser au retour en Suisse et déjà faire des plans sur la comète pour l’édition 2026, qui marquera les 30 ans du festival. Pour ceux qui n’arrivent pas à avoir des billets pour le Hellfest, le Graspop est une très belle alternative, qu’on se le dise.
Texte : Stéphane Bée
Photos : Stéphane Bée
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