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Royal Republic + Alex Mofa Gang – Den Atelier, Luxembourg – 6 février 2026

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Alex Mofa Gang

Alex Mofa Gang est une formation allemande qui ne date pas d’hier et qui est née en 2010 à Berlin. Le groupe débarque avec son rock alternatif teinté de punk, de messages sociaux et d’une énergie presque militante. La salle est à moitié pleine au coup d’envoi. Ça discute, ça se place, ça observe. Et puis, mine de rien, morceau après morceau, la fosse se densifie, comme si quelque chose prenait, lentement et sûrement. Ils chantent en allemand, sans concession. Ça claque, ça surprend. Et puis le chanteur bifurque, parle au public en anglais, explique, contextualise, cherche le lien.

Côté décor, un simple cercle lumineux, planté à l’arrière, au centre de la scène, qui pulse, clignote, respire avec la musique. Ça suffit largement. Le chanteur pose la question fatidique, qui nous a déjà vu sur scène ? Résultat ? Trois mains se lèvent, littéralement. Ils balancent un titre de leur nouvel album, « Mann von Gestern » le groupe apporte la traduction, qui signifie l’homme de demain et le message est simple : si on veut du changement, de l’équité pour tous, il faut agir maintenant, pas demain… Maintenant ! Une première partie sincère, engagée, qui monte en puissance. Pas là pour faire joli. Là pour dire quelque chose.

Royal Republic

Et puis… 21h10, changement de monde. Royal Republic, débarque comme une tornade glam. Probablement le plus grand groupe de power-disco rock au monde, oui, carrément. Un groupe qui a toujours refusé les clichés poussiéreux du rock pour mieux les dynamiter à coups d’humour, de groove et d’autodérision.

Royal Republic, c’est ce mélange improbable et pourtant parfait de riffs ultra-accrocheurs, de refrains imparables et d’une extravagance totalement assumée. Rock, disco, second degré, folie créative… tout est là. Et ça marche terriblement bien. Dès l’arrivée du guitariste, le ton est donné : guitare transparente qui s’illumine de jaune, de bleu, de rose, des leds qui courent tout le long du manche. Un objet presque futuriste.

Côté décor, derrière le batteur s’impose sur la scène le symbole d’un éclair composé de leds qui s’illumine également au rythme et à l’ambiance des titres. Côté Look ? Simple et efficace, pour tout le monde cela sera jean slim noir, perfecto en cuir noir et baskets montantes blanches. Le style cuir-moustache, tout droit sorti des années 80 totalement assumé. La batterie entre également en fusion, les toms s’illuminent pendant les différents titres. La fosse quant à elle devient folle. Ça saute dans tous les sens. Une marée humaine euphorique.

Moment d’anthologie lorsque le guitariste descend dans le public sur « Ain’t Got Time ». Il s’installe au milieu de la foule, sur un pupitre, dominant la fosse et lance : qui veut me rejoindre ? Un adolescent brandit une pancarte depuis le tout début du concert pour monter sur scène. Évidemment, c’est lui qui est choisi et on en espérait pas moins. Un énorme circle pit se forme autour d’eux. Le guitariste le tient fermement contre lui, protecteur. Et tous les deux jouent comme des damnés. Un moment suspendu, humain, fou.

Royal Republic, c’est ça, de la bonne humeur brute, une joie communicative, une interaction permanente avec le public. Ils parlent, ils rient, ils provoquent, ils partagent. Autour, les visages sont figés dans le sourire. Impossible de faire autrement. Un vendredi soir parfait pour attaquer le week-end. Un de ceux dont on se souvient. On n’avait pas envie que ça s’arrête et eux non plus visiblement. Le rappel est exceptionnel : « Lazerlove », puis « Rata-Tata ». La salle explose une dernière fois. Et même après… ils restent, quelques minutes encore, à remercier, à déconner, à faire les clowns jusqu’au bout du bout.

Une ambiance incroyable, électrique, euphorique. Une furieuse envie d’y retourner, tout de suite, demain, n’importe quand. Royal Republic est peut-être un groupe qui ne se prend pas au sérieux certes… mais cela n’enlève rien à leur talent. Ils sont de vrais, grands musiciens. La prestation est carrée, puissante et ultra-maîtrisée. Ils savent jouer mais ils savent surtout transmettre. Du rock qui fait du bien.

Texte : Adeline Pusceddu

Photos : Joaquim Valente

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