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J’ai fumé une clope au musée du metal !!
Musée du metal – Le Locle – Neuchâtel

Le 5 mai dernier, je me rends au Locle pour y faire la rencontre de David Iannarone,
propriétaire d’une gigantesque collection transformée en musée dédié à tous les groupes les plus reconnus de la scène metal.


 

Iannarone, qui êtes-vous, que faites-vous?
J’ai 37 ans, je suis facteur au Locle et ça fait 22 ans que je suis collectionneur de metal et hard rock en général. Je collectionne tous les objets dérivés, de la figurine, au café homologué en passant par les picture-disc, les bières et les paires de baskets. J’ai emménagé au Locle il y a 10 ans dans un appartement avec la place suffisante pour accueillir toute ma collection. J’ai commencé à collectionner quand j’étais encore chez mes parents et de là, de fil en aiguille, je suis parti sur l’idée d’ouvrir un musée. Au début on trouve certaines pièces sympas et finalement ça devient une véritable passion que l’on a envie de partager. J’ai près de quatre cent concerts à mon actif et j’attends régulièrement les artistes avant ou après le concert. Ce qui fait qu’il y a un côté ‘externe’ du musée ou la passion s’exprime aussi lors des événements. C’est d’ailleurs en 2010 que j’ai réalisé mon rêve lors d’un concert à Paris en rencontrant le bassiste et leader de Manowar.

Qu’est-ce qu’il y a dans ce musée exactement?
On retrouve tous les styles de metal, du hard rock, du heavy metal, du death, du thrash aussi. Certains groupes sont bien plus représentés que d’autres comme Manowar qui est mon groupe de prédilection, ensuite Iron Maiden, Judas Priest, qui sont tous des groupes qui me tiennent à cœur. Il y a quelques photos avec les artistes que j’ai rencontrés en concert et surtout tous les produits dérivés, qui peuvent paraître kitch mais qui sont de vraies pièces de musée; les seuls objets que je ne collectionne pas sont les t-shirt. Ce n’est pas facile de compléter les pièces venant d’anciens groupes et suivre en même temps ce qui sort comme nouveauté.

Comment fonctionnez-vous pour trouver une pièce de musée?
Quand il s’agit de trouver les objets qu’il me manque je vais en premier lieu chez Vinyl à Neuchâtel, c’est un grand ami grâce à qui je trouve tout ce qui est CD et vinyle. Avec internet ça devient de plus en plus facile d’obtenir ce que l’on veut, mais je continue d’apprécier tout particulièrement les brocantes: on retrouve cette joie de fouiller pour trouver ce que l’on cherche, comme tout bon collectionneur au final. En tant que vrai passionné de la musique j’achète tout, aujourd’hui il y a le téléchargement, j’écoute sur YouTube et quand un album me plait je l’achète, par respect pour l’artiste.

Des pièces fétiches?
Il y a le disque de platine d’Iron Maiden et un coffret Metallica tiré à mille exemplaires. Sinon dans les pièces ‘excentriques’ il y a le café Judas Priest et les préservatifs Manowar. Mais mon rêve reste de trouver un flipper.

Seuls les fans de metal viennent voir le musée?
Non, parfois même des personnes qui ne connaissent pas viennent pour découvrir et repartent surpris en bien. C’est pourquoi j’ai fait un livre d’or, comme ça les gens laissent un petit mot en repartant pour exprimer ce qu’ils ont vu.

Des horaires d’ouverture?
Le musée est ouvert à tous à partir du moment où je suis prévenu de l’arrivée de visiteurs via mail, réseau sociaux ou téléphone.

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