C’est peu avant le début de leur tournée printanière que Majsan Lindberg, bassiste de Thundermother, le groupe de Suédoises metaleuses, accorde un peu de temps à Daily-Rock en vidéo.

Pour commencer, est-ce que tu peux présenter Thundermother à nos lecteurs ?

Thundermother est un groupe de rock entièrement féminin originaire de Suède et qui existe depuis 2007. La fondatrice est Filippa Nässil et je suis Majsan Lindberg, la bassiste.

Quel est votre groupe de hard rock ou de metal préféré, quelles sont vos influences, si vous en avez, pour toi personnellement et pour le groupe ?

Pour Thundermother, nous sommes inspirés par AC/DC, le jeu de basse de Phil Lynott, par Lemmy ; il y a beaucoup d’influences en fait. Ce qui fait que j’ai l’occasion de jouer de nombreux styles, mais surtout du rock, bien sûr.

Votre dernier album, « Live’n’Alive », sort le 17 avril en numérique, puis le 10 juillet en version physique. Êtes-vous satisfait du résultat final et des retours reçus ?

Oui, j’en suis très contente parce que souvent on entend des albums live qui ne sont pas 100 % live ; mais ici nous avons essayé de rester aussi live que possible. Donc pas de surimpressions ni rien de ce genre. Et les critiques que j’ai vues jusqu’à présent sont excellentes.

C’est donc un album live basé sur votre tournée « Dirty and Divine » de 2025 et qui contient également des morceaux issus d’albums précédents. Comment et pourquoi avez-vous choisi ce format ?

Eh bien parce que c’est sympa d’avoir un album qui présente toutes les époques du groupe. Et comme certains de nos membres sont nouveaux, c’est une bonne occasion de leur faire jouer l’intégralité du répertoire. On a ainsi essayé de choisir des morceaux issus de différents albums. Donc en gros on pourrait dire que c’est un album live, mais c’est aussi un mélange entre un live et une sorte de best-of.

Et toi, tu es aussi à l’origine du groupe et tu es revenue au début de l’année dernière. En combien de temps as-tu retrouvé tes marques ?

Ça s’est passé vite. Je veux dire que mentalement, je ne suis peut-être jamais partie. Et aussi avec les deux nouveaux membres, qui ne sont plus vraiment nouveaux ; je les ai trouvées très faciles à côtoyer. Donc oui, ça s’est très bien passé. Comme si je n’étais jamais partie.

Et as-tu écrit des chansons pour cet album ou était-ce uniquement Filippa ?

Filippa et Linnéa (Linnéa Vikström Egg, la chanteuse) ont écrit des chansons, et je sais que Filippa a co-écrit, par exemple, « Dead or Alive » avec un autre gars, dont je ne me souviens plus du nom (ndlr : Soren Andersen, guitariste session et producteur). Elle commence à écrire les chansons et parfois c’est Linnea qui écrit, comme pour « License in the Future ». C’est un peu nos deux Lennon-McCartney.

Et avez-vous des projets pour un futur album studio ?

Peut-être l’année prochaine. On va entrer en studio et on va enregistrer de nouveaux morceaux. Je ne sais pas quand ça sortira, mais il y a des choses en préparation.

Vous avez beaucoup tourné l’année dernière et enregistré l’album dans plusieurs endroits (quatre lieux différents). Comment s’est passée la tournée ?

Je pense que ça s’est très bien passé. Je crois qu’on a fait beaucoup de concerts à guichets fermés et on a eu un public formidable. Et le groupe qui voyageait avec nous et qui assurait la première partie était également génial. C’était donc une super tournée, tant sur le plan personnel que professionnel.

Et est-ce qu’il y a des meilleurs moments pour toi ?

Et bien, quand on était en Suède, j’ai un souvenir très drôle quand John et Philippa devaient serrer les roues de la voiture dans laquelle on voyageait. On était assis en train de manger et ils sont sortis pour faire ça. Quand Linnéa et moi sommes sortis, on est allés à notre voiture mais eux étaient vers une autre voiture. Ils ont fini par serrer les pneus de la voiture de quelqu’un d’autre. C’était juste une anecdote marrante. Mais pour les concerts et tout le reste, je trouve que c’était génial. On a vécu de super moments où on a aussi invité le groupe en première partie à monter sur scène.

En ce qui concerne les projets à venir, je vois que vous partez bientôt en tournée, d’abord en Allemagne et notamment à Rothenburg et à Wacken, et que vous allez aussi mettre le feu au festival « Rock The Lakes » en août en Suisse (dimanche 16 août). Est-ce que tu as hâte de vivre tout ça ?

Oui, parce que je suis une mordue de tournées. J’adorerais être sur la route genre tous les jours de l’année, mais ce n’est pas possible. J’ai vraiment hâte et il y a plein de super concerts sur cette tournée. Et on va aussi faire la première partie de Judas Priest.

Et puis après l’été, tu as des projets particuliers ? Quand tu auras fini les festivals, tu continueras à tourner ?

On n’a pas de projets précis, mais il y aura aussi des choses à l’automne. Ensuite l’accent sera surtout mis sur 2027.

Et tu préfères jouer dans un grand festival comme Wacken ou dans un petit comme « Rock The Lakes », en live ; ou dans un petit club comme le Mühle Hünziken où tu as joué en décembre dernier ?

Le Mühle c’est vraiment l’endroit le plus cool, on n’oubliera jamais d’y avoir joué. C’est génial. Et personnellement, j’adore ces petites salles où l’on transpire, mais tout a son charme. Et comme pour les grands festivals on a une grande scène, on peut courir, et parfois même il faut courir vite pour aller chercher le micro. Je ne voudrais pas manquer l’un ou l’autre des types de concerts, dans tous les cas.

Et peut-être pour finir, quelque chose de spécial à dire à nos lecteurs suisses ?

La Suisse me tient à cœur parce que j’ai un ex-petit ami qui vivait dans le village qui a disparu, Blatten. Donc mon amour pour la Suisse ça vient de moi personnellement et du groupe. Je pense qu’on adorera revenir très bientôt et vous revoir tous en août.

[Jean-David Jequier]

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