Royal Blood

Vous ne les avez probablement jamais vus ou même entendus, pourtant, leur titre ‘Come on Over’ a déjà creusé le sillon de la plupart des radios locales. Un hasard ? Leur premier opus est sorti le 22 août et promet une claque monumentale dans l’industrie du rock.

Personne ne vous connaît en Suisse, pourtant vous sortez d’un concert au Gampel où la foule s’est subitement rassemblée et a été conquise. Comment vous sentez-vous ?
Michael (basse, voix) : C’est génial. C’est le même sentiment que tu as quand tu vas à une fête où tu ne connais personne, et tu termines sur la table en train de danser.
Ben (batterie) : Ouais, une sorte d’orgie.
Michael : Exactement. Là, on sort de scène il y a quarante minutes, on a fait que de causer avec eux.

Votre album sort la semaine prochaine. Vous devez être impatients !
Michael : On l’a en stock depuis assez longtemps, on a mis un sacré moment à le faire, donc oui, on se réjouit qu’il sorte enfin !

‘Longtemps’… Vous vous êtes formés en 2012 !
Oui, mais certains de nos morceaux ont été composés dès notre formation. Il y a quelques morceaux qui ont vu le jour lors de nos premières répètes. On a dû les composer la première semaine et les enregistrer le premier mois de notre création. Du genre ‘Figure it out’, ‘Come on Over’, ‘Hole’, bien qu’elle ne soit pas sur l’album.
Ben : et  »You could be so Cruel’ aussi !

Vous êtes un groupe très frais, sans passé musical. Comment expliquez-vous votre succès si soudain?
Michael : Je ne sais pas. Nous n’avions pas d’attentes, on est juste rentrés en studio et avons essayé de rendre le live le plus fun possible pour nous. Ensuite, ça nous a un peu échappé. La musique a été plus forte que nous je pense.

Ce qui m’impressionne, c’est votre artwork. Vous avez un univers visuel très marqué.
Ben : Nous travaillons avec deux personnes. Le premier fut un de nos ami, qui est également tatoueur et qui s’appelle Harry Robbins. Il a dessiné sur notre musique, ce qu’il imaginait en nous écoutant. Il a fait des trucs géniaux qui se sont retrouvés sur nos singles. L’artwork de l’album a été fait par un gars qui s’appelle Dan Hillier. Nous l’avons littéralement trouvé sur Google.
Michael : On est tombés amoureux de son travail et nous l’avons rencontré. On a les mêmes visions. Cette image était destinée à être sur notre album.

L’Angleterre, et spécifiquement Brighton, est un bon endroit pour commencer la musique ?

Oui, c’est très fertile. Il y a des groupes incroyables, comme Tigercub, The Exit, Blood Red Shoes, un petit inconnu du nom de Fatboy Slim. C’est un endroit assez bizarre, il y a beaucoup de styles musicaux qui émergent. Tu devrais vraiment y aller.
Ben : Tout le monde en Angleterre veut être une popstar. X-Factor est hyper connu, ça vend du rêve aux gens.

Vous avez commencé votre groupe en regardant X-Factor?
Tout à fait ! L’audition de Mike nous a faits nous rendre compte que c’était cool, mais qu’il fallait faire mieux ! Je l’ai rencontré dans la file d’attente. Nous nous sommes rencontrés et avons jammé ensemble. D’ailleurs, on a toujours l’autographe de Simon Cowell. [Rires]

FICHE CD
‘Royal’ Blood’
Warner Music

http://royalbloodband.com/

 

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