Formé à Chambéry en 2023, Nøcide navigue entre metalcore et deathcore avec une sincérité désarmante. Après ‘Resilience’, un premier album consacré aux différentes formes du deuil, le groupe ouvre un nouveau chapitre plus sombre et affirmé, porté par ‘Happy?’ et ‘Empty Home’. Chez Nøcide, rien n’est lisse, rien n’est feint. Le quatuor avance, animé par une envie simple : faire du vrai, même quand ça fait mal.
Pouvez-vous présenter Nøcide à nos lecteurs ?
Tim (batterie) : Nøcide est un groupe de metalcore originaire de Chambéry, formé en 2023. Nous sommes actuellement quatre : moi à la batterie, Nico à la basse, Simon à la guitare et Tom au chant. Inspiré par des artistes comme Currents, Limp Bizkit ou encore Bind the Sacrifice, notre son est brutal, mélodique et immersif avec un chant proche du deathcore. On mêle des riffs metalcore old school tout en y ajoutant des passages plus ambiants et mélodiques.
Comment est né le projet ?
T : Nøcide est né lors de l’été 2023 autour d’une discussion au bar The Dixon (Chambéry).
Simon (guitare) : On est partis sur des compos que j’avais commencées pendant le confinement et qu’on a ensuite retravaillées ensemble pour créer le son qu’on a aujourd’hui.
T : Vers la fin de l’année 2023, Max, le patron du bar, nous a présenté Tom qui a ensuite intégré le groupe. On a terminé à trois toutes les chansons de l’album ‘Resilience’.
S : Joss (ex-guitariste) et Nico nous ont ensuite rejoints en novembre 2024 puis l’album est sorti avant de doucement commencer à monter sur scène

Quelles sont les influences du groupe ?
T : Je dirais que nos influences sont notre force. On écoute tous des groupes / styles différents, ce qui nous permet de s’inspirer de beaucoup de choses. Pour ma part je dirais Matt Greiner d’August Burns Red – le niveau en moins !
S : Je pense que dans les compos qu’on a, on peut aussi se rendre compte de ce qu’on écoute à ce moment-là. Beaucoup de mes riffs et mélodies sont principalement influencés par des groupes comme Architects, Parkway Drive, Polaris, Currents. Pendant l’écriture de ‘Happy?’ (ndlr. sorti en octobre 2025), j’écoutais beaucoup Whitechapel, Black Tongue et pendant ‘Empty Home’ ( ndlr. sorti en décembre 2025) le refrain était beaucoup influencé par Gaerea que j’écoutais tous les jours au moment où je l’ai composé.
Comment décririez-vous l’ADN du groupe ?
T : Résilient, brut et honnête.
S : On a envie de faire quelque chose de vrai, pas forcément parfait, mais sincère. Chez Nøcide, tout est complètement fait maison : composition, enregistrement, mixage, visuels, scénographie, etc. La force principale du groupe est de mêler justement un aspect très mélodique avec une voix très violente. On est à la croisée du deathcore et du metalcore ce qui fait que de nombreuses personnes peuvent se retrouver dans ce qu’on crée.

Votre premier album ‘Resilience’ sorti en 2024, explore les phases du deuil : comment ce thème s’est-il imposé à vous ?
S : C’est un thème qui me tenait à cœur dès le départ quand j’ai commencé à composer en 2020. Tout le monde est touché par le deuil d’une manière ou d’une autre à différentes phases de sa vie. Je voulais que ce soit assez large pour que chacun puisse se l’approprier. La perte d’un être cher, une rupture amoureuse, une perte d’emploi, un handicap qui survient, un changement de vie, etc. J’ai été touché à ma façon par plusieurs facettes du deuil et le fait de surmonter les choses et de continuer d’avancer était un thème qui me parlait et sur lequel j’avais vraiment envie d’écrire.
A contrario, ‘Happy’ est sorti en octobre. Parlez-nous un peu de ce nouveau titre qui sonne comme un nouveau chapitre.
S : Encore une fois c’est moi et mes problèmes qui ont conduit à ce morceau. Quand je l’ai composé, je venais de me faire opérer des deux jambes et suite à des complications chirurgicales, je me suis retrouvé alité pendant 6 semaines. Durant cette période, j’étais au plus bas, remettant beaucoup de choses et choix en perspective mais j’essayais de garder la face… D’où le fait de parler de porter un masque, de dire que tout va bien pour ne pas déranger même si à l’intérieur ce n’est pas le cas.
Ce track, plus sombre, violent, est aussi un moyen de se détacher du premier album afin de commencer à trouver une sonorité de groupe à part entière. ‘Empty Home’ sorti en décembre en est justement un bon exemple et le prochain morceau viendra affirmer encore plus cette direction.

Quels sont les défis actuels pour un groupe de metalcore/deathcore ?
T : Trouver son identité sonore et réussir à se faire entendre est le défi le plus dur actuellement.
S : Se faire remarquer et réussir à trouver des dates. C’est compliqué de jongler entre trouver son propre son qui fera qu’on se démarque et en même de faire quelque chose qui suive les codes actuels pour que ça puisse fonctionner.
Vous venez d’annoncer le départ de Joss. En quoi ce changement va-t-il – ou ne va-t-il pas – influencer l’avenir du groupe ?
S : Tout s’est fait d’un commun accord et on s’est séparés en bonne entente, il n’y a pas grand chose d’autre à dire, je vais juste avoir un peu plus de boulot !
Comment vous préparez-vous pour assurer vos prochains concerts malgré ce départ ?
T : De la même manière qu’on l’as toujours faite, avec plus de fluidité peut-être étant moins nombreux, les échanges se font encore plus aisément.
S : Pas mal de parties de guitares à réapprendre, des backings tracks à mettre en place. Ça demande un peu de logistique mais on vient de faire notre première date le 17 janvier sans Joss qui a été une belle réussite. Du coup tout roule parfaitement !
Quel morceau vous représente le mieux ?
T : ‘Hollow’, notre premier single, un de mes titres préférés ! On retrouve un peu de tout ce qu’on sait faire de mieux je dirais. Pour le live par contre, ‘The Only Way’ : l’énergie qu’il déclenche est vraiment géniale.
Champ libre : si on n’a pas abordé un thème ou une actu, utilise cet espace pour t’exprimer !
T : On (je…) veut de la croziflette en catering ! Savoie libre !

NO FILTER
Influences, rêves, coups de cœur : Nøcide se livre en version courte.
Ton coup de cœur musical du moment ?
T : Subtronics, ‘Gangstas’. On est loin du metal pour le coup mais je l’ai dit, les influences sont NOMBREUSES !
S : Solitaris, ‘L.M.O.’ Gros coup de cœur découvert au Beaujofest.
Le plateau dont vous rêvez pour vous produire en live ?
T : August Burns Red / Malevolence / Erra.
S : Parkway Drive / Currents / Bleed From Within.
Un titre/artiste que tu as honte d’écouter (plaisir coupable) ?
T : Pas vraiment de plaisir coupable car j’assume complètement, cependant, ce bon vieux Georges Brassens revient assez souvent m’accompagner dans mes séances de chant en voiture !
S : Pas de honte mais Kordhell était mon top artiste Spotify de l’année, l’album avec Scarlxrd a tourné en boucle
La collaboration de rêve ?
T : Phil Bozeman (ndlr. Whitechapel) sans hésitation, en growl et en clean d’ailleurs !
S : Winston McCall (ndlr. Parkway Drive) au chant ou Chris Wiseman (ndlr. Currents) sur la guitare (même si je serais incapable de le rejouer).
Le festival où vous rêvez de jouer ?
T : Pas de Festival particulièrement mais un lieu me vient en tête et c’est l’amphithéâtre de Red Rocks au Colorado ! Goal absolu !
S : Idem, c’est pas un festival mais une salle, le Royal Albert Hall (ndlr. Londres).
Nøcide sera en concert au Winterock, le samedi 21 février, à l’Agora de Bonneville.
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