Ce vendredi matin, les premiers signes de fatigue se font ressentir dans les campements. Les jeux d’alcools commencent plus tard au profit d’un passage à la douche et d’un tour de Denner Express (petit train / navette reliant le camping au Denner). On prend le temps de se faire un petit brunch en contemplant l’Augstmatthorn.
Moment Of Madness
Après un premier passage en 2023 en tant que gagnant du band contest, c’est au groupe Suisse, Moment Of Madness, d’ouvrir le bal sur la Jungfrau Stage. En ce début d’après-midi, le public est déjà présent pour les accueillir et les soutenir avec quelques circle pits. Ils nous proposent d’ailleurs un show plus travaillé que leur précédent (des tenues de scènes assorties, un nouveau backdrop assorti à la couleur de cheveux du chanteur principal, etc.

De L’Abîme Naît L’aube
Cette fois-ci, c’est au grand gagnant du tremplin 2026 de nous surprendre. Vêtu de vêtements blanc cassé et fort de sa mise en scène à la Heilung, de l’Abîme Naît l’Aube regroupe une partie de sa fan base pour ce nouveau « rituel ». Pourtant, très vite, de nouvelles personnes arrivent pour découvrir les sonorités du groupe qui sont peu présentes à l’ordinaire sur le festival. Cette année, Ils sont d’ailleurs les seuls à proposer des sonorités black metal. L’alternance entre les chants gutturaux puissants et les chants clairs nous inondent et viennent compléter la palette musicale dense du groupe. Le temps semble alors suspendu. Fin de prestation amenée par une clôture en douceur et entérinée par un silence quasi total de la foule, avant la standing ovation de cette dernière. Un groupe qui monte et que le Daily Rock soutien depuis ses débuts, on vous recommande.

The Butcher Sisters
Tu cherches un moment fun, humoristique et sans prise de tête ? The Butchers Sisters est là pour ça ! Ici, pas besoin de parler allemand pour se faire prendre au jeu et se défouler sur leurs chansons qui sont toutes autant entraînantes que déjantées. Chaque hits arrivent avec de nouvelles actions et nouveaux accessoires, ce qui nous rappelle fortement leur confrère d’Electric Callboy. Niveau performance musicale, la formation est peu être principalement basé sur le ton de la déconnade mais elle envoie comme une vrai tête d’affiche. Vannes, acrobaties et breakdowns s’enchainent plus rapidement qu’une crise de doomscrolling. Il n’y a pas un mètre carré immobile devant la mainstage. Alors que le public se lance dans un wall of death des plus sérieux, il est brusquement couper par une chansonnette sous le regard amusé des musiciens. Le concert se déroule en un claquement de doigts. Il n’y a aucun doute pour les placer comme l’un de nos coup de cœur de cette édition. A en croire autour de nous, c’est un avis partagé par beaucoup.
Hyro The Hero
On est encore un peu secouer de la deferlante qu’on vient de se manger devant la Jungfrau Stage. Cette fois-ci, nous voilà envolé pour les states, ambiance gangsta à la 2Pac avec Hyro The Hero. Ce groupe, en particulier son chanteur, a une énergie scénique contagieuse qui se retrouve jusque dans le pit. T’as trop laisser de côté la gym cette année ? Pas de problème car au programme : beatdown, moshpit, circle pit, etc. rythmés par les riffs punk cinglant des musiciens.

All Time Low
Aaaaaaah cette douce époque où l’on rêvait d’aller dans un lycée américain et de jouer du Simple Plan autour d’un feu en pleine Spring Break. Uhm uhm pardon. Plus sérieusement, All Time Low a été pour beaucoup un groupe qui a bercé leur adolescence et su donner de l’espoir dans des périodes compliquées. On va pas se mentir, il a pris un léger coup de vieux mais ça fait plaisir de les voir encore jouer, le son est propre à l’américaine. Bien que l’absence de Jack est notable, le groupe ne manque pas de lui porter des mots de soutien.
Rockstar Block
Le Greenfield, c’est des concerts avec un fond montagneux à couper le souffle, un line-up qui attire toujours plus de monde, un marché médiéval, mais aussi son célèbre concours de t-shirts mouillés. Si tu envies de faire une pose concert et faire le plein de fous rires, it’s the place to be chaque jour à 17h au Rockblock.

In Extremo
Un groupe allemand qu’on ne présente plus, chacune de ses apparitions live est attendue par une fan base solide et est découverte par d’autres aussitôt contaminés par la chaleureuse invitation à la fête. Entraînant, Entêtant, le public chante en chœur et le groupe nous asperge de flamme comme si la canicule ne suffisait pas. Le public entier s’enlace pour SE balancer en rang comme si il ne faisait plus qu’un.

Itchy
On retrouve le groupe allemand Itchy, groupe très engagé politiquement, fêtant ses 25 ans de carrière et cela se ressent dès son entrée sur scène. En effet, des ballons personnalisés à la main par un groupe de fan (portant, entre autre, des slogans et des titres de chansons) se retrouvent rapidement jetés dans la foule. Ici, pas de prise de tête, que de la bonne humeur, d’ailleurs, tous le monde à le sourire dans la foule. L’énergie ne redescend pas du set, qui se termine en apothéose par une reprise électrisante de « I Don’t Care » qui se transforme de hit pop à punk/rock en un instant.

Sepultura
Un des moments forts de cette édition du Greenfield avec Sepultura qui devrait avoir fait sa dernière apparition en Suisse puisque le groupe a annoncé mettre fin à sa carrière à la fin de cette tournée qui fête ses 40 années d’existence ! Le set débute avec « Inner Self », de l’album monument « Arise » qui marque directement le ton ! Suit un titre du dernier EP du groupe puis une belle claque avec « Desperate Cry », on est bien, la nuque est chaude et bien lancée, tout comme la machine sur scène. Sepultura se fait plaisir, ça se voit et se ressent, des frissons parcourent le corps. Mention spéciale à « Dead Embryonic Cells » et l’un des breaks les puissants existants ! Des titres plus récents aux classiques des albums « Chaos A.D » et « Roots » s’enchaînent et c’est avec énormément de générosité que le show se termine par un énorme « Roots Bloddy Roots ». L’intensité du moment vécu fait déjà place à la nostalgie de se demander si l’on reverra encore un jour Sepultura sur scène ! Rendez-vous le 7 novembre prochain à São Paulo pour l’ultime date de sa carrière ?

Architects
Décors de scène étonnamment simples mais une présence qui vaut tous les artifices ! C’est puissant, c’est fort et on embarque pour une branlée totale. Encore une fois il faut croire que les fusées de détresse sont devenues à la mode de cette édition 2026. Le groupe encourage les crowdsurfers et ça n’arrête plus jusqu’à la fin du set. On a une grosse pensée pour tous les porteurs et les sécus qui ont usé de leur bras pour sécuriser les slammeurs !
Bad Omens

Une des têtes d’affiches les plus attendus de cette édition, Bad Omens s’engage confiant sur scène avec un show orchestré à la perfection jouant sur l’ombre et la lumière. Le frontman et chanteur du groupe, Noah Sebastian, nous séduit parfaitement, alternant chant clair et scream tout en étant d’une prestance presque déconcertante.
Texte : Aurore Tropel & Hiromi Berridge
Photos : Estelle Crettenand
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