Un album tenant toute ses promesses, fait avec les tripes, le cœur, la justesse et l’esthétisme. Un album qui offre une propreté et un style bien défini. Du metal suisse qui va puiser dans des ressources pleines de finesses, fermes et intenses à la fois. Je vous présente le premier né, que l’on espère d’une grande lignée, de Deus Ex Machina, groupe genevois de melodic death-metal. Connaissant déjà bien la scène, l’ayant écumée depuis plusieurs années, il ne manquait plus qu’une pièce physique pour compléter le parcours de ces génies minutieux. ‘A New World to Come’ nous pénètre subtilement, nous ensorcelle pour ensuite prendre possession de notre être. La faute à qui : Dieu ? La Machine ? C’est bien là tout le dilemme que nous propose Deus Ex Machina. La folie est récurrente : qui possède qui, et surtout, qui est à l’origine de notre existence ? Narrant le processus de la naissance jusqu’à aujourd’hui, accompagné de riffs puissants et hypnotiques et d’une voix envoûtante, on suit le parcours d’une autodestruction, se demandant le sens des valeurs, des codes et des lois. La musique s’enchaîne, mûrit au fil de l’album, et grandit, tant au niveau des musiciens que de la chanteuse. Tout s’aligne rapidement, ne laissant pas de place à la discorde : tout converge vers une gigantesque rage. Et qu’elle est belle cette rage ! Cette construction autour de la colère, de la haine et des questions sans réponses amène une lumière pleine de poésie et de gloire épique. C’est un combat pur et brillant, même si l’on est incertain de la finalité des choses. Néanmoins, ‘A New World to Come’ porte bien son nom. Peu importe sa fin… ou son début ! [Justine Aviolat]

Note 4.5

www.deusexmachinamusic.com

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