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On ne peut pas dire qu’Adam Duritz et ses potes fassent tout pour que l’on se souvienne d’eux. Pensez donc, en plus de vingt ans de carrière, le groupe n’a sorti que six albums (sept si on compte un album de reprises…). Pire, leur plus grand succès est à chercher sur «August and Everything After», leur première galette sortie en 1993. Evidemment vous allez me dire «Mister Jones», avec son ouverture folk chaloupée, la voix de Duritz qui casse subtilement dès qu’il faut grimper dans les hauteurs, et le rock un peu plaintif qui l’accompagne, et vous aurez raison. En vous souvenant de ce titre phare, vous aurez un bon condensé du rock du combo de San Francisco, un peu lent, un peu voyageur, toujours mélodique. Leur petit dernier «Somewhere Inder Wonderland», sorti l’an dernier, ne déroge pas à cette règle, évoluant entre douceur acoustique et rugosité électrique. Mais s’il ne devait n’y avoir qu’une chose qui vous ferait faire le déplacement à Zurich, c’est la voix de Duritz, toujours incandescente, puissante. Filez jeter une oreille à «John Appleseed’s Lament» trônant fièrement au cœur de la dernière galette. La hargne du gaillard vous emportera définitivement en plein désert, là où le soleil n’est plus votre ami, où les serpents sifflent de plaisir à votre approche. Le Volkshaus aura un petit air de Colorado.
www.volkshaus.ch

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