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Le tout Genève rock s’était rassemblé à l’Usine pour l’un des concerts les plus attendus de la rentrée : le double programme Black Lips/Fat White Family.
Avec un casting à la Scoubidou, les Black Lips font le show. D’ailleurs on a plus l’impression d’assister à un spectacle qu’à un véritable concert. C’est bien beau de balancer du papier toilette ou des ballons dans le public, ça n’en reste pas moins les Monkees à Broadway. L’attitude et l’aspect visuel semblent prendre le pas sur la musique. Tant pis, l’ambiance dans la salle est excellente. Cependant on demeure un peu en retrait devant cette avalanche de bons codes et de valeurs sûres.

L’arrivée de la famille de déglingos fait monter de cinq crans la moiteur dans la salle. On pourrait même parler de grosse énergie sexuelle. A sa tête, imaginez un Iggy première époque avec la tronche de Groucho Marx, passant allégrement de la brit pop au plus pur punk sex-pistolien. En pleine montée acide, pris de nausée certainement, il s’allonge tranquillement un moment sur scène. Le reste de la famille d’excellents musiciens, soudée comme un seul homme, se met à entonner un interlude jazzy, le temps qu’il reprenne ses esprits. Smells like team spirit.
Rock n’ roll’s not dead et ça repart de plus belle.
Ah ben non ! Il quiche sur scène ! Pas grave, ils enchaînent sur un morceau psyché bien planant. Le trip est bon pour le public. Un peu dommage pour le chanteur qui il y a quelques mois déclarait qu’il était las de sa vie de défonce et de show permanent.
On était en plein dedans, même si professionnalisme du groupe aidant avec le temps, le set était plus construit. Cadré mais sulfureux. Gros kiff pour la foule déchaînée et pari réussi pour la Bâtie ! [Fred Saenger]

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