Vous pensiez que la guitare était au punk ce que le pinard est à un repas d’anthologie, soit l’ingrédient sans lequel mieux vaut se mettre un suppo’ avant d’aller au lit avant les poules ? Le trio franco-suisse Papertank entend contester ce postulat a priori béton avec dix titres reposant uniquement sur la basse, la batterie et la gorge (soit à deux cordes près la formule minimaliste inaugurée par Anal Cunt il y a une trentaine d’années). L’amateur de Norma Jean évoluera en eaux connues, même si la voix de Charles manque parfois d’intensité lorsqu’il se calme. Des mélodies carrées, des refrains construits pour faire gueuler la foule, et d’un titre à l’autre une patate qui donne la frite, si j’ose cet impardonnable calembour. De la belle ouvrage, sans autre prétention que de provoquer du séisme humain en concert.

Www.papertank.ch
 
Note: 4/5

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