Smac Festival J3-29

© Nicolas Keshvary

C’est donc parti pour les festivals d’été 2016. Enfin, ‘d’été’, tout est relatif dans ces trois jours jurassiens qui auront été marqués par une température glaciale….qui pour le coup s’accordait parfaitement au lieu de ce tout premier SMAC festival, en l’occurrence la patinoire de Delémont.

Une première donc pour l’association SMAC, qui se lançait dans l’aventure sans doute la plus casse-gueule de la sphère musicale : l’organisation d’un festival où, soyons honnêtes, vous avez plus de chances de vous faire châtier qu’ovationner. On peut donc en ouverture déjà tirer un coup de chapeau à l’association locale.

Et tant qu’à faire, nos amis jurassiens en ont pris pour trois jours histoire de bien se compliquer la tâche. Trois jours variés, grand public où l’affiche joue plutôt sur la sécurité avec des artistes rodés en

devanture. Ne manquera au final qu’Izia remplacée (c’est bien le mot) par les Innocents en jour 3.

D’un point de vue contenant, la patinoire de Delémont s’est dotée pour ce premier SMAC festival de l’essentiel pour passer un bon moment. Buvettes en nombre, Food truck à burgers du terroir, boutiques, stand de merchandising, nourriture thaï (enfin thaï du nord aux vus de l’accent germanique prononcé) et SURTOUT un accueil et un respect qui font plaisir à voir. De ce côté là, un sans-faute, rendez-vous en 2017! Sans la doudoune qui sait ? ( il faisait 4 degrés le dimanche soir….)

Le contenu serait-il à la hauteur de ce contenant accueillant ? Et bien le bilan sera plus mitigé pour être tout à fait honnête. Car si Soprano et Simple Plan bénéficiaient de leurs bases de fans pour assurer l’ambiance et donner de l’entrain à la foule, les deux têtes d’affiche ayant un show parfaitement carré, d’autres performances nous laisseront quelque peu sur notre faim. À ranger dans les déceptions plus ou moins importantes, un live de Charlie Winston sous forme de grand huit, soit un set plutôt plat puis enflammé puis de nouveau assez pépère, en gardant visiblement sous le pied, mais bien au-dessus de l’acoustique des Innocents, pas du tout calés avec notamment un début de set très (très très) poussif, pas aidés ensuite par un son

trop fort (un comble pour un acoustique !) qui rendait quasi inaudibles les paroles.

On terminera plutôt sur une bonne note, deux en fait, avec les étonnantes performances des deux groupes suisses des jours 2 et 3. Si Carrousel joue dans une catégorie déjà bien connue, proche d’un Gaétan Roussel, jouant sur les instruments et les mélodies entêtantes, la claque de ces trois jours resta sans nul doute Elvett qu’on classera dans…. les inclassables ! Un OVNI! La bio parle d’électro rock charnel, partons là-dessus ! Voix envoûtante, ambiance scénique déroutante avec la présence sur scène de… De quoi, tiens. De paraboles, pour rester dans la lignée des ovnis ? Bref une très belle découverte et une reprise des Rolling Stones épatante !

Que retenir de cette première ? Que la présence d’une cafetière était sans doute l’idée du siècle (on embrasse les charmantes bénévoles qui se sont relayées pour faire tourner le fameux engin).

Qu’ un nouveau rendez vous dans le Jura est né, qu’avec une température un poil plus élevé et le bouche à oreilles positif, une affluence supérieure est promise au SMAC festival. On se revoit l’année prochaine !

http://www.smacfestival.ch

 

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