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Cela va peut-être vous paraitre étonnant, mais Royal Hunt est un des premiers groupe de metal qu’il m’ait été donné d’écouter (contrairement à la majorité des kids qui ont découvert le style avec Maiden, Metallica ou encore Motörhead). Inutile donc de vous préciser que je me suis rué vers notre cher Z7 pour les revoir (la seule date à laquelle j’avais assisté eu lieu en 1997 à Lyon sur la tournée du mythique album ‘Paradox’).

C’est dans sa version ‘mini’ que la salle bâloise est configurée ce soir avec malheureusement peu d’affluence pour un groupe qui en mériterait beaucoup plus en regard du trajet parcouru (heureusement qu’ils remplissent toujours les salles au Japon). Les hostilités commencent avec Wicked Plan, sympathique formation de heavy menée par une vocaliste à la rousse chevelure. Rien d’exceptionnel mais une bonne pêche et une reprise de Maiden ‘2 Minutes To Midnight’ histoire de chauffer les chevelus des premiers rangs.

C’est sur le coup de 21H30 que André Andersen (clavieriste et leader) et sa petite bande débarquent sur l’instrumental ‘Martial Arts’, directement suivi de ‘River Of Pain’ premier titre de ‘Paradox’ sur lequel le chanteur historique DC Cooper (revenu dans le groupe depuis trois albums) prouve son incroyable capacité vocale. Tantôt heavy, tantôt hard-rock, voire prog ou encore sympho, Royal Hunt est très à l’aise pour mélanger les styles et le fait avec un immense talent. La période ‘années 2000’ est quasiment passée sous silence hormis un sympathique ‘Army Of Slaves’ qui voit DC faire chanter la foule, mais c’est surtout les vieux titres qui remportent le pompon à l’applaudimètre (‘Silent Scream’, ‘Lies’, ‘Flight’). On notera un bon succès d’estime pour les titres de ‘Devil Dozen’ petit dernier sorti en automne 2015 avec notamment ‘Until The Day’ et ‘Heart On a Platter’. Si le guitariste et le bassiste ne sont pas mis trop en avant (merci l’omniprésent Andersen) le batteur nous gratifie d’un joli solo histoire de laisser souffler ses comparses. C’est sur le groovy et superbe ‘Message To God’, que le groupe termine son set avant de revenir une dernière fois avec ‘Stranded’ et ‘A Life To Die For’, titre éponyme de l’avant-dernier opus. Une magnifique soirée en forme de madeleine de Proust métallique qui ne m’a pas fait regretter les cinq heures de conduite aller-retour en solo. A refaire ! [Mika]

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