we rock

Sounds Like Hell, association lyonnaise qui existe maintenant depuis 2008 n’avait jamais organisé de concerts au Transbordeur. C’est désormais chose faite avec le « We Rock Lyon », qui a vu jouer Aqme, Black Bomb A, Dagoba (tous trois dans le cadre du Disorder Tour), Tagada Jones et la légende New Yorkaise du Hardcore Sick Of It All. Bon autant le dire tout de suite l’affluence devant les scènes sera disparate suivant le groupe qui va jouer, et son âge aussi … A noter que les concerts de l’ensemble des groupes sera filmé.

18h30 et c’est Aqme qui va ouvrir le bal. Ils étaient déjà venus il y a presque deux ans en compagnie de … Black Bomb A au Ninkasi Kao. Désormais en tournée pour défendre leur dernier album « Dévisager Dieu », c’est devant un public relativement clairsemé qu’ils vont démarrer leur set. Bon point, le son est relativement bon (pas non plus extraordinaire, mais on en demande pas tant pour ce genre de groupe). N’étant pas fan du groupe, je reconnais néanmoins les principaux singles et hits du groupe de ces dernières années (après le départ Thomas), mais aussi quelques titres de cette période passée. L’énergie proposée par Vincent, que son frère jumeau Julien (qui remplace Charlotte, bientôt maman) est communicative, la fosse se chauffe et voit les premiers mouvements de la soirée se former. Mais toute chose a une fin, et c’est sous les applaudissements que le groupe se retire avec le sourire aux lèvres et le sentiment du devoir accompli.

Le timing est serré ce soir, mais il sera parfaitement respecté. Groupe suivant à jouer : Black Bomb A. Et d’un coup, la salle va se remplir pour les parisiens, démarrant leur set sur deux des morceaux de leur nouvel opus « Comfortable Hate » : « Comfortable Hate », qui fait office d’intro à l’album, et « On fire », titre dévoilé peu avant la sortie du CD. Revenu dans le groupe et remplaçant donc Shaun au chant « grave » Arno va faire preuve de son talent (Le principal reproche que l’on pouvait faire à Shaun était le manque de différence avec la voix de Poun) et donne ce côté bien plus couillu et massif au groupe. La set-list sera axée sur ce dernier album, les classiques du groupe comme « Mary » (qui fait toujours fureur auprès des jeunes fans du groupe), « Police Stopped Da Way » (et son Wall of death), et « Look at the pain », et quelques chansons des deux albums sur lesquels Arno avait chanté comme « Double » et « Burn » pour l’album Speech of Freedom (ce qui n’est pas pour me déplaire) et « Lady Lazy » de « One Sound Bite to React ». Hervé est toujours impeccable derrière ses fûts, et Jacou est vraiment bon à la basse, il apporte un groove qui est intéressant. En tout cas, on a eu droit à un set ultra efficace, et réussi de la part de Black Bomb A, ce qui n’est pas forcément gagné car au vu du nombre de gens devant la scène, il ne fallait pas se planter, et bien réussir et convaincre !

Dagoba. Bon, Dagoba. Pour ceux qui ont vus les marseillais il y a 6/7 mois (Septembre 2014), déjà passés à Lyon, rien de neuf. Pour ceux qui les ont vus au Hellfest également : Set-list quasi identique (excepté le morceau issu de leur prochain album « Tales of the Black Dawn » : « Born Twice »), même répliques, les même mimiques, et donc la même set-list. J’ai fait mon deuil de l’originalité chez eux et c’est dommage parce qu’il y a à faire chez eux. Etait-ce pour toutes ces raisons que le public se fera moins nombreux pour ce set ? Probablement, même si beaucoup de jeunes seront présents dans la fosse. A noter quand même le circle-pit autour de la console de la grande salle du Transbordeur, chose assez couillue pour ceux qui fréquentent régulièrement cette salle (pour les autres, cette fameuse console est adossée aux gradins de la salle, il a fallu monter et descendre ces marches pour ceux qui ont tourné autour d’elle). Tout de même diablement efficaces, les marseillais à Lyon ne m’ont pas convaincu.

Tagada Jones. Bon alors sans doute le groupe qui aura eu le plus de monde devant la scène ce soir-là. Tagada Jones aura donné un bon concert, Tagada Jones aura fait du Tagada Jones. Leurs prises de positions ne sont pas inconnues du public, et finalement provoque parfois plus de réactions que leur musique (ces prises de positions sont au pire rejetées, parfois laissent indifférent, au mieux saluées et suivies). Aujourd’hui étonnement, Niko ne sera pas trop bavard, laissant les compos du groupe parler pour lui, seules « Je suis démocratie », chanson hommage aux évènements de Charlie Hebdo, et « Karim et Juliette » auront droit à une introduction un peu plus longue que les autres. Sinon pas de discours, pas de blabla, juste la musique, et beaucoup de monde pour foutre un joyeux bordel. Bordel qui n’aura besoin de personne pour grandir, chaque cartouche tirée par le combo alimentera une fosse acquise à la cause des Tagada. Côté set-list, c’est « Dissident », album sorti en 2014 défendu ce soir avec au moins 7 titres qui seront joués. Au final, j’ai passé un excellent concert, pas de prises de tête, son encore une fois très correct et une excellent ambiance. Bravo !

Les rois de la soirée ! La raison de ma venue, les grands, les légendes Sick Of It All. Je me souviens d’un passage mémorable toujours à Lyon, mais dans la petite salle du transbordeur en … 2010 (Avec Madball et Danny Diablo, ça remonte !), date qui avait été énorme. Expédions les affaires courantes : beaucoup moins de monde que pour Tagada Jones (moins d’ados, qui devaient sans doute prendre le dernier métro/ attendre papa ou maman), un gamin qui ne devait pas avoir plus 8 ans qui dansait sur scène et qui a été applaudit par le public, salué et montré par les membres du combo venu de la grosse pomme, une set-list composée de classiques, 5 morceaux de « Last Act Of Defiance », sorti tout récemment pour en tout une vingtaine de titres.

Maintenant le reste. Ces mecs-là sont au-dessus de la mêlée, clairement. Après 30 ans de musique et de passion, ils sont toujours là, concerts après concerts, tournées après tournées, ils sont les patrons. Tant dans l’énergie sur scène, que dans les morceaux qui sont joués, la bonne humeur, les sourires du public et des frères Koller. Les hymnes « Step Down », « Scratch the Surface » (son braveheart avec Spiderman de notre côté !) et « Us Vs Them », les plus récentes « Take the Night Off », « Death or Jail », « Machete » (son petit circle pit) ou les toutes nouvelles « Road Less Traveled », « Sound The Alarm », toutes sont carrées, précises et font mouche. Il y a eu peu de slams au cours de la soirée, même pour les maîtres du Hardcore New Yorkais, mais dans la fosse, ça s’est diablement agité, malgré un public plus âgé et moins nombreux qui a quand même donné bien plus que les jeunots précédents, l’âge, l’expérience tout ça quoi ! Ouais, y a rien à dire, ils sont au-dessus de beaucoup de monde, c’est un fait.

Et c’est déjà la fin ! Un grand bravo aux groupes pour cette excellente soirée, à Sounds Like Hell pour l’organisation de la soirée qui s’est passée sans un accro, au Transbordeur pour la salle, au public, qui malgré la jeunesse et le peu de présents pour Sick Of It All ont répondu présent, et aux potes Nico, Chris et les autres que j’ai croisé !

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