Paléo 2015 - Explosion de Caca

Paléo 2015 – Explosion de Caca

La saison des festivals continue et voit deux chroniqueuses arpenter le terrain aride du Paléo. Cette année s’annonçait exceptionnelle pour la 40ème édition du festival, avec sept jours au lieu de six, et beaucoup de promesses. Puis on a reçut la prog…
Je pourrais m’éterniser sur le fait que la programmation rock s’amenuise au fil du temps (cf. Belfort), représentée par des vieux croulants ou des DJ sets, avec deux ou trois exceptions réparties sur la semaine. Mais le Paléo était à l’origine le Folk Festival Nyon, remplit de chevelus plutôt hippies que fans de hard rock. Passons donc, à deux plumes, sur quelques moments, bon et mauvais, du Paléo édition 2015.

20 juillet 2015

Ça fait 15 ans que ça dure, pourtant Obi Wan Pichon et Mouloud Rochat n’ont pas grandit (dans leurs tête) et ouvrent le festival au Club Tent. Explosion de Caca est un groupe à voir une fois dans sa vie et c’était le dernier moment car il s’agit de leur tournée d’adieu. Il ne sont que deux, oui, mais avec des guests, nombreux. Tout d’abord deux barbiers qui entourent la scène et coupent les cheveux des volontaires afin de réunir 40 kg de poils à offrir à Rossellat. Puis des acrobates, des enfants costumés, des tireurs d’élites au pistolet à eau,… Et finalement, le clou du spéctacle, Henri f*cking Death Metaaaaal ! Si les spectateurs chantaient déjà à tue tête les génériques de leur enfances avec le groupe, ‘la Petite Charlotte’ fit exploser tout les records. Merci cher Henri Dès, tu nous a servi un moment d’anthologie et réussi à faire chanter tout ces vieux enfants, 21 ans après les avoir fait chanter, enfants, au même endroit. [CB]

De loin, j’entend un son un peu étrange, et je m’approche pour découvrir un mélange un peu audacieux. Franco-japonaise, Maïa Barouh nous invite dans une ambiance électro soutenue par une harmonie de voix. À la fois ancrée dans la scène actuelle et faisant référence à des légendes japonaises ancestrales, la chanteuse-flûtiste crée un monde aux influences multiples et indémêlables. Ce n’est pas fait pour plaire au plus grand nombre mais qu’importe, une fois porté par sa musique, difficile d’en sortir. [CB]

Chemises, cravates, robes à paillettes, c’est toujours avec une grande classe que les Français de Caravan Palace sont montés sur la Grande Scène du Paléo hier soir. Une énergie débordante qui n’a pas tardé à se répercuter sur le public, même si c’était sous un soleil de plomb. Leur électroswing a fait danser la Plaine de l’Asse comme jamais ; la chanteuse et un musicien ont d’ailleurs parfaitement montré l’exemple en exécutant un swing bien péchu, le sourire jusqu’aux oreilles.
Dommage que la sécurité se soit mise à engueuler le groupe qui pogotait dans la foule, c’était pourtant bon enfant. Et ma foi, dans ce genre de concert, c’est comme ça ! [AM]

Je crois qu’il était encore un peu tôt pour accueillir le groupe belge Robbing Millions. On retiendra de la description le “psychédélique”. Le chanteur était d’ailleurs tellement perché que c’est à se demander s’il en redescendra un jour. Je ne suis pas restée pour le savoir. D’habitude, ce genre de musique ne me repousse pas mais là, j’ai eu comme un blocage inexplicable. Il y quelque chose qui manquait dans ce complexe mélange. Ah oui : le rock. On en reparlera, ou pas. [CB]

La belle surprise de cette première soirée de Paléo a été Mister Robbie Williams. Je m’attendais certes à un gros show avec beaucoup de lumières et des groupies en délire, et c’était le cas. Mais il y avait aussi autre chose. Une sorte de bulle qui enveloppe le chanteur et ses fans, et nous aussi au passage, qui crée un lien incroyable entre la scène et la fosse. Ça chante, ça danse, ça hurle. Le chanteur prend le temps de parler, même si c’est pour dire des choses totalement débiles, il fait monter une fan sur scène pour partager un lit virtuel le temps d’une chanson, il dédie une chanson à une autre fan qui avait le sourire tout le long du show (autant vous dire que là, elle a fini en pleurs) et, moment le plus mignon que j’aie jamais vu, il a invité son daddy pour partager un morceau.
Un très chouette concert pour terminer cette première soirée ! [AM]

21 juillet 2015

J’aurais aimé découvrir Izia en concert. Il semblerait que la demoiselle Higelin aime courir en talon aiguilles bien trop haut sur la scène, sans jamais tomber. Mais celle qui faisait la première partie d’Iggy Pop à 16 ans a eut une extinction de voix au dernier moment. Concert annulé, dommage. [CB]

C’est le Belge Arno qui débute la soirée sur la Grande Scène. Tout de noir vêtu, lunettes de soleil, cheveux en bataille, le Belge avait la dégaine du rockeur. Mais à peine la première chanson entamée, je me suis rendue compte de la catastrophe. Impossible de déterminer la langue des textes, une musique répétitive et surtout, un homme qui avait l’air totalement ivre. A entendre de loin, on aurait cru un pilier de bar essayant de draguer une serveuse en fin de soirée. Dommage. [AM]

Découvrir un orchestre complet sous le Détour est un moment un peu particulier. Emplie d’énergie et de poésie, la musique de l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp évoque des influences tropicales portées par un xylophone très présent et une voix douce et féminine. Un charmant moment calme et enivrant à vivre en début de soirée. [CB]

Une jolie foule s’était réunie devant la scène des Arches pour accueillir Cœur de Pirate. La jeune canadienne se souvient de son précédent passage, au Club Tent devant 1’000 personnes, et est impressionnée que tous ces gens soient là pour l’écouter. Beaucoup de nouvelles chansons qui ne sonnent pas aussi bien que les anciennes. La chanteuse s’excuse d’ailleurs plusieurs fois et nous dit qu’il y aura aussi quelques anciennes, comme si elle savait que le public allait se plaindre. Mais bon, ça passe tout de même bien en début de soirée. [AM]

Direction la Grande Scène pour The Script. La foule est immense, et uniquement constituée de jeunes filles en délire. Les Irlandais donnent tous ce qu’ils ont et le public reprend en cœur des refrains, faisant résonner la Plaine de l’Asse de « oh oh oh ». Le chanteur s’offre même le luxe de descendre dans la fosse, entouré de deux gardes du corps. Un groupe sans plus mais qui sait rameuter ses fans et qui ne fait pas passer un moment désagréable aux autres. [AM]

Vous vous attendez à quoi quand vous voyez trois belges en chemise ou costume arriver sur la petite scène du Détour ? Et bien probablement pas à ce qu’on vous envoie du steak à ce point ! Triggerfinger est un concentré de très bon rock bien lourd comme on aime. Pour ceux qui aurait trouvé The Script trop niais et sucrés, une l’alternative parfaite ! Ce soir on aura appris à se méfier des belges, dans les deux sens. [CB]

Je voulais savoir pourquoi, en 2008 et 2011, tout le monde s’écriait : “Mais t’as tout raté, c’était trop rock !” quand je disais ne pas avoir vu The Dø. J’y suis allée cette année. Assise près de la scène des Arches, j’ai savouré un son pop rock plutôt calme – très calme – introduit par le tube On My Shoulders. C’est seulement à la moitié du concert que le groupe lance des morceaux plus énergiques et réveillé la foule. Déçue de ne pas avoir vécu le moment rock qu’on m’avait promis, j’ai quand-même pu apprécié un excellent concert porté par Olivia Merilahti qui sait happer son public. [CB]

Les 20 premières minutes de Kings Of Leon n’ont pas été des plus convaincantes. Pas un mot au public, peu d’ambiance, des lumières qui donnaient une atmosphère froide… On a juste le temps de s’imaginer sur une route du Texas, en pick up, avec un chapeau de paille et un brin de paille dans la bouche que le chanteur se remet à faire des « oh oh » qui sonnent plus faux les uns que les autres. En bref, pas le meilleur concert de la soirée. [AM]

22 juillet 2015

Comme un Paléo sans pluie n’est pas un vrai Paléo, notre chère amie s’est invitée pour la troisième soirée du festival. On se retrouve donc dans un parking trempe, mais pas encore tant boueux que ça, glissant, et emplit de crottes de cheval. Sur le site du festival, tous les stands qui offraient des pèlerines ont été dévalisés et on commence les concours de celui qui aura le plus de boue sur lui à la fin de la soirée. [AM]

Direction les Arches pour Passenger. Le jeune Anglais se fait attendre ; en effet, à 20h15, il n’est toujours pas là. Tout désolé, il arrive enfin et lance « Hey Switzerland ! How do you feel in the UK ? ». Il est impressionnée par l’organisation des festivaliers qui revêtent tous bottes et vestes de pluie, contrairement aux Anglais qui n’en mettent jamais, même si il pleut tout le temps. Trêve de plaisanterie, le jeune homme a beau être seul avec sa guitare, il a réussi à conquérir le public. [AM]

Sur la Grande Scène, c’est Calogero qui a fait hurler la foule. Un show énergique, une jolie scène sur deux étages avec un piano haut perché, et des fans qui chantent toutes les chansons sans exception. Une très jolie surprise ! [AM]

Je ne suis pas fan de Sting. Non vraiment, c’est pas ma tasse de flotte. Mais j’y suis allée, puisque la pluie n’avait pas réussi à me faire abandonner le terrain. Et bien, entouré de bons musiciens comme il est, Môssieur Sting fait groover le terrain boueux de la Grande Scène ! Toutefois sans surprise, il nous livre exactement le même concert qu’en 2012 au même endroit. Le seul détail qui change est cette barbe… Franchement, on aurait pas reconnu le papi s’il nous avait pas fait son best of complet. Un concert qui a fait plaisir à tous les fans, sans pour autant les surprendre. Au moins quand on ne prend pas de risques, on ne déçoit pas, hein ? [CB]

Finalement, les équipes de tractage pour la sortie du parking étaient au point et Paléo fait, comme toujours, un merveilleux travail pour que tout se passe le plus efficacement possible. Maintenant, allons vérifier l’état du terrain et place à la quatrième soirée (sans pluie s’il vous plaaaaaîîîîîîît !) !

23 juillet 2015

Un type avec un grand chapeau et un poncho indien monte sur scène, le look est intriguant ; un autre arrive et se met à faire vibrer sa guitare. Il ne faut pas beaucoup de temps pour se rendre compte que Gary Clark Jr. est un petit génie. Du bon blues rock avec en prime un guitariste qui semble être porté par le fantôme de Jimi Hendrix. Passant d’un morceau calme à des mélodies plus rock ou d’une voix de tête fragile à une voix plus virile, le jeune homme de 31 ans à conquis le public du Paléo. [AM]

Entrée en scène des musiciens sur la musique d’ambiance, pas un mot au public. Ben Harper & The Innocent Criminals ont fait le job. Leurs fans semblaient plus que ravi, mais en ce qui concerne les autres, les avis étaient très dubitatifs. On découvre qu’il sait s’adresser au public après 47 minutes de concert (au moins il a fait un long speech), il ne lève pratiquement jamais les yeux de sa guitare… Ce n’est pas l’âme du rockeur qui ne pense qu’à se jeter dans la foule que j’aime voir sur scène. Il a même réussi à « décevoir » son public. C’est en effet par des huées que s’est terminé le concert car le groupe a quitté la scène presque 10 minutes avant l’heure programmée. [AM]

La scène est noire, quelques spots blancs se baladent. Les musiciens entament une intro mystérieuse, jusqu’à ce que la batterie s’élève dans les airs, dégageant un nuage de fumée d’où sort le seul, l’unique, le Taulier : Johnny Hallyday. Foule en délire ; des mamies qui crient, des jeunes aussi, et, deux heures durant, on chantera à gorge déployée. Les musiciens s’éclatent, tout le monde est heureux. « Bonsoir Nyon ! » lance Johnny avec un sourire en coin, se remémorant certainement son dernier passage au Paléo, il y a 19 ans. Le rockeur donne tout et a une voix au top du top ! Ses musiciens ne sont pas la juste pour l’accompagner, ils ont chacun leur moment. C’est un festival de solos de guitare, d’harmonica, de cuivres. Une énergie incroyable se dégage de cette scène. Alors, ok, il y a des prompteurs, ok, il ne fait pas des acrobaties mais, j’aimerais bien pouvoir faire ce que ce bonhomme fait quand j’aurais 72 ans. Et vu le mal de jambes que j’avais en rentrant, c’est mal parti ! [AM]

24 juillet 2015

S’il y a bien une chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’est bien le concert de Véronique Sanson. Entourée de musiciens de plusieurs générations, la dadame a l’air d’une ado au début de sa carrière. Le sourire jusqu’aux oreilles du début à la fin, elle court dans tous les sens, danse avec ses choristes, s’amuse avec ses musiciens. Même après presque 50 ans de carrière, elle est impressionnée par la foule « qui est venue et, surtout, qui est restée », pour reprendre ses mots. Le public est conquis ! [AM]

Le goupe Malicorne fut la tête d’affiche du First Folk Festival de Nyon. Entourés de moult instruments traditionnels et chantant en choeurs, les français sont venu apporter leur musique d’une autre époque 49 ans plus tard au Paléo Festival. L’événement a certainement dû en rendre plus d’un mélancolique. Malheureusement, pour profiter pleinement d’un tel concert, il aurait fallu que le silence règne sur la pleine de l’Asse. Or, entre la fin du concert de Mme Sanson et Salomé Leclerc sous le Club Tent, pas moyen de profiter pleinement des moments de chant de Malicorne. [CB]

120 secondes nous a présenté Paléo sur la Grande Scène devant un terrain bondé. Le duo, habitué à faire rire les trentenaires lausannois, a utilisé ses capacités de journalisme pour dresser un portrait pointu mais humoristique du Paléo Festival tel qu’il est perçu par ses spectateurs, appuyé par les personnages les plus aimés de 120 ». Ils ont créé pour l’occasion plusieurs sketchs et chanson et nous ont offert un concert de Black Lion Genocide attendu en conclusion. Seul petit bémol à leur prestation, le commentaire de Veillon sur les vidéo ne laisse pas de place pour les réactions vives et inévitables des spectateurs. On en vient parfois à manquer une blague sur deux. Les aléas du direct. [CB]

Faithless fait parti de ces exceptions connues dès leur premier single. Encore aujourd’hui, ‘Insomnia’ fait des ravages. Le groupe vient faire de l’électro, oui, mais en amenant des instruments en plus des platines, à l’instar de Moby. Il y a bien quelques moments durant le concert où l’on se sent plutôt dans un club, entouré de fumée… Mais dans ce club là, il y a des copeaux au sol et il pleut quasiment sans interruption. Ceux qui venaient danser n’ont pas été déçu. Plus d’une heure d’électro énergique pour se réchauffer malgré la pluie. La foule semble conquise, presque déçue que ça se termine si tôt. Puis une nouvelle trombe d’eau l’éloigne rapidement de la scène. [CB]

25 juillet 2015

Seule avec sa guitare, puis accompagnée de deux musiciens, Joan Baez a, en un clin d’œil, fait basculé toute la Plaine de l’Asse dans Woodstock. Sa musique est légère, sa voix est puissante, tout le monde est silencieux ou chante tranquillement avec la chanteuse. Très joli à voir ! [AM]

Patti Smith fait partie de ces artistes qui ont une gueule. Une gueule qu’on retient, et qu’on admire. La crinière grisonnante, l’artiste multi-talent revient au galop avec “Horses”, un grand cru de 40 ans. L’incroyable Patti nous entraîne de sa voix parfois dure, parfois douce, mélancolique, énergique,… ‘Gloria’ à Patti Smith, dont la présence nous aura remis les idées en place! Certains s’attendait à un moment un peu plus rock peut-être. Qu’ils ne se gênent pas pour ressortir ce vinyle à la couverture inoubliable. Il y a de tout sur cet album et cette lecture en live nous a ramené à une autre époque. [CB]

En 2011, j’ai vécu un superbe concert de Robert Plant. Quatre année plus tard, il revient avec The Sensational Space Shifters et nous offre un concert dont je n’ai pas tout saisi. Apparemment, Mr. Plant donne aujourd’hui dans la world music ? Non, vraiment, je n’ai pas tout saisi. Un mélange d’Afrique et d’Inde vient s’incruster au milieu de certains morceaux. Si c’était un morceau entier, soit. Là c’est juste bizarre.
Tout de même, l’ex-chanteur de Led Zeppelin nous offre des moments magique avec la magnifique ‘Rain Song’, entre autre. C’est toujours ça de pris. [CB]

Gocoo nous a offert un moment d’énergie à l’état pur sous le Dôme. Le groupe japonais utilise l’art du taiko comme un retour au source de la liberté. La vitalité à l’état pur ! Les onze percussionnistes martèlent avec ardeur et sans jamais s’épuiser. Les spectateurs sont comme hypnotisés par cette danse musicale. Les membres du groupes sont sans cesse en mouvement, sautant et tapant sur leurs instruments. Un moment de découverte digne du Village du Monde. [CB]

C’est tout sourir que Charlie Winston est monté pour la troisième fois sur la scène du Paléo. Dès la deuxième chanson, ‘Lately’, il s’est avancé, a dansé, fait chanter le public, le tout dans la bonne humeur. Contrairement aux Docks où il avait été froid et semblait être descendu dans la foule presque par obligation, c’est de bon cœur et avec la banane qu’il est venu faire des checks aux premiers rangs et dire coucou aux spectateurs qui étaient sur les côtés. C’est tout de même dommage qu’il ait intégré autant de synthé à son set, ce qui, parfois, enlève du peps aux morceaux. [AM]

La soirée se termine du côté du Club Tent avec Coconut Kings. Du bon vieux rock’n’roll qui donne envie de danser. Et d’ailleurs, ce n’est pas la fine couche de boue glissante qui a empêché les festivaliers de se lâcher. On voit des couples sautiller, d’autres essayant désespérément de coordonner leurs pieds, c’est mignon. Dommage qu’on entende si fort les basses de Siriusmodeselektor… [AM]

26 juillet 2015

C’est sur des sonorité folk que débute cette dernière soirée de Paléo. La jeune Yael Naim emporte le public des Arches dans un monde de guitares sèches et de petites fleurs dans les cheveux. Quelques instants plus rock donnent de la pêche au concert qui est donc parfaitement équilibré. L’interprète de ‘New Soul’ se lâche et n’hésite pas à se jeter par terre et à hurler dans son micro ; c’est impressionnant de voir qu’une telle voix peut sortir d’un si petit corps ! [AM]

Sous le Club Tent, Blønd and Blønd and Blónd nous livrait un ‘Hømåj A La Chonson Française’ humouristique. Les trois (faux) frères et soeurs suédois nous remerciaient d’ailleurs de venir s’abriter en leur compagnie. Un spectacle drôle et surtout absurdement décalé, où la Bible est remplacée par un catalogue IKEA. Redécouvrir la chanson française sous un angle radicalement différent fait son effet. Le spectacle possède toutefois quelques lenteurs. On restera quand-même, parce qu’il pleut dehors. [CB]

Une horde de jeunes enfants et adolescents accompagnés de leurs parents avaient pris possession de la Plaine de l’Asse pour Kev Adams. Il y a 3 ans, c’est le Kev Adams pas encore vraiment sorti de l’adolescence que nous voyions avec son spectacle ‘The Young Man Show’. Aujourd’hui, c’est le Kev Adams pas encore tout à fait entré dans le monde adulte qui nous présente ‘Voilà Voilà’. Le jeune homme ne parle plus de ses problèmes d’ado, mais de sa famille, du divorce de ses parents et de la réaction de ses frangins.
Arrivé sur scène avec une pèlerine pour nous soutenir, il fera finalement tout son spectacle sous la pluie. Il est impressionné par ces 50’000 « télétubbies » qui ont bravé la météo pour lui et mettra un point final au spectacle et à sa tournée en partageant ces derniers instants avec Gad Elmaleh. [AM]

On vous a déjà parlé du taiko cette semaine, mais cette fois l’approche n’est pas du tout la même. Si Gocoo utilisait cet art ancestral avec une liberté folle, les Tambours de Tokyo ont eux conservé une discipline toute japonaise dans un respect énorme de la tradition. Alors, dans un spectacle prenant, les musiciens dansent autours des tambours, se les échanges, frappent avec des mouvements amples et un rythme impeccable. C’est un grand moment de spectacle, plutôt impressionnant par sa discipline poussée à l’extrême. Mais on regrette un peu – avec notre esprit européen – le manque de folie. [CB]

:play:
« Put your fucking hands up ! »
:boumboumboumboumboum:
Je pense que c’est un bon résumé du « live » de David Guetta. Son show est certes magnifique au niveau du visuel et donne envie de danser, mais c’est tout de même dommage de voir un artiste, sur la Grande Scène, pour la clôture du festival, qui fait semblant de mixer… [AM]

Voilà, la semaine est finie. C’était une longue semaine pour pas grand chose au final. Si chaque année depuis 2008 j’ai eu l’impression de vivre au moins un moment exceptionnel, ce n’est pas le cas pour ce 40ème Paléo Festival. C’est un petit goût amer qui me reste en travers de la gorge. On peut toujours espérer que les 40 ans du festival nyonnais se passeront mieux. Avec 6 jours au lieu de 7, et plus de rock ! [CB]