18h45, c’est reparti pour cette troisième soirée du festival Guitare en Scène ! Le beau temps et la température douce annoncent une magnifique fin de journée.

Après certaines dates en Angleterre et Suisse, et quelques premières parties dans divers festivals, les troisièmes sélectionnés du tremplin GES arrivent sur scène. Bear’s Towers, groupe savoyard, nous propose un mélange de pop folk et de rock folk. La complicité de ces 4 amis se ressent dans leur œuvre musicale. Excellents musiciens et chanteurs, ils nous emmènent dans leur univers. Belle entrée en matière pour ce premier concert. Ce n’est que plus tard dans la soirée que nous apprenons qu’ils sont les heureux vainqueurs du tremplin.

La foule déjà bien présente devant la Scène Village rejoint celle de la grande scène pour la première tête d’affiche de la soirée, John Illsley. Bassiste anglais du groupe Dire Straits jusqu’à leur dissolution en 1995, il entame alors une carrière solo et contribue aussi à certains projets de Mark Knopfler. Aujourd’hui il nous propose un concert au bon mélange de rock classique et de quelques tubes de Dire Straits, ce qui ne déplait vraiment pas. Sa musique douce et mélancolique, est accompagnée de textes empreints d’une grande poésie à l’image du personnage. Le public déjà conquit en reste bouche bée.

Il est près de 22h en ce samedi soir la Scène Chapiteau annonce avec émotion l’arrivée d’une grande dame de la musique folk en la personne de Joan Baez. Pour sa tournée d’adieu qui clos 50 ans de carrière, cette reine du folk, nous entraîne dans son univers, à travers des ballades anglo-irlandaises qu’elle adapte de merveilleuse façon à sa manière. Soucieuse de son rôle d’artiste engagée, elle délivre un message de paix et de liberté, contre la guerre et l’injustice sociale. Très attendue, ‘’la madone des pauvre gens’’, ne nous a pas déçu. Elle nous a bercé de sa voix, de sa prestance et de sa guitare durant plus de 2 heures de concert. A la fin de celui-ci, Madame Baez se voit récompensée d’un magnifique bouquet de fleurs et une belle standing ovation. Ce moment restera un énorme souvenir de GES.

Cette fin de journée est ponctuée par le parrain du festival 2019, Aynsley Lister. Artiste anglais, aux doigts virtuoses, incroyable guitariste, chanteur et compositeur de blues-rock. Le son qu’il nous propose nous rappelle celui d’Eric Clapton. Beau gosse, il sait laisser le charme agir, et tenir en alerte le public, ne sachant jamais qui viendra sur scène partager sa musique pour une jam plus ou moins improvisée ! Et en fin de concert ça sera Stevie Nimmo qui viendra partager la scène avec lui – en deux fois – à la guitare aussi bien qu’au chant, avec en rappel une version de Purple Rain dont on se souviendra encore longtemps !

C’est donc les oreilles, les yeux et la tête remplis de tous ces bons moments que chacun retrouve sa tente, son hôtel ou son chez soi, afin de prendre du repos pour le quatrième et dernier jour de GES.

Texte Laurence Apothéloz
Photos Jacques Apothéloz & Christophe Losberger