Le Guinness Irish Festival célèbre sa trentième édition avec douze concerts répartis sur trois soirées. Installé au Domaine des Îles après des débuts sur les hauteurs de Veysonnaz, le rendez-vous conserve depuis 1994 la même idée de départ, faire vivre les musiques celtiques sans les enfermer dans une vitrine folklorique. Les habitués y croisent des familles, des visiteurs venus de plusieurs pays et des curieux qui finissent généralement par danser. Cornemuses, flûtes, violons, accordéons et guitares circulent ainsi entre tradition, folk contemporain, rock progressif et punk celtique.

Jeudi 6 août
La première soirée est largement tournée vers l’Écosse avec Trip qui ouvre le festival dès 18h avec une musique qui relie les traditions écossaises, irlandaises et mannoises à des arrangements plus contemporains. Cala prend la suite avec la fraîcheur d’un groupe formé autour d’amis d’enfance venus d’Inverness. Ensuite, Michael McGoldrick et son Big Band élargissent encore le terrain, entre musique irlandaise, world, jazz et funk, autour des flûtes et des uilleann pipes du musicien britannique d’origine irlandaise. Ross Miller ferme la marche dès minuit avec une cornemuse qui s’éloigne des sentiers traditionnels.

Vendredi 7 août
Le vendredi est probablement la soirée la plus immédiatement recommandable au public rock. Cuas débute à 18h dans une veine traditionnelle irlandaise inspirée du comté de Kerry, avant que les Italiens de Fragment passent aux choses sérieuses avec leur rock progressif celtique. Skerryvore est de retour à Sion, treize ans après son premier passage au festival, avec un mélange de folk écossais, de pop et de rock fédérateur. Pour conclure la soirée, Sir Reg ne compte pas calmer le jeu avec son punk celtique, mélodique et engagé.

Samedi 8 août
Pour cette dernière soirée, Kerry The Dog, formation de Schaffhouse ouvre les hostilités. Le voyage se poursuit avec La Famille LeBlanc, véritable famille du Nouveau-Brunswick qui fait vivre la musique acadienne qui traverse plusieurs générations. Le Vent du Nord, tout droit venu du Quebec est également de retour à Sion après ses passages en 2014 et 2019 avec un répertoire traditionnel et folk progressif. À minuit, The Beggars conclut l’édition avec une lecture italienne beaucoup moins sage de la musique irlandaise, où le punk et le rock viennent bousculer les habitudes, ça risque de bien bouger, il faudra bien une ou deux Guinness pour étancher sa soif !
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