Comme à notre habitude nous n’avons pas pu resister à venir faire la fête dès le mecredi soir, histoire de se mettre dans le bain à la party zone et monter le campement. Cette année, la météo nous a apporté des températures plutot frisquette avec juste un fond de pluies à l’arrivée.
Alphornbläser
Impossible de louper la traditionnelle ouverture du Greenfield avec Alphornbläser. Sous un beau soleil estival, mêlant la sonorité des corps des Alpes et le metal, le groupe nous invite à ouvrir le premier circle pit (dans la paille qui plus est) autour du grand drapeau suisse. Le set est un peu plus court que d’habitude mais nous a quand même offert un moment d’émotion sur une reprise de “In The End” chantée par la foule entière. Les premiers rameurs sont aussi de la partie et nous font comprendre que cette année encore, le public du Greenfield Festival est là pour tout donner.
Zebrahead
Pilier du punk/rock, ils montent sur scène et annoncent déjà la couleur. L’immersion dans leur univers est intense : circle pit à foison, sit and up… Proches de leur public, ils remercient la team de sécurité des crash barrière qui ne va pas chaumer durant ce long week-end. Les californiens ont pris le temps de célébrer l’anniversaire de l’un d’entre eux. Ils invitent aussi un des membres d’Ice Nine Kills lors d’une de leur chanson, pour le plus grand plaisir du public.

Xoxo
On se presse vers la Eiger Stage pour voir les Zurichois de Xoxo. Le soleil est bel et bien de retour. Le regard est tout de suite attiré par l’outfit rose bonbon et le micro paillette de la chanteuse qui nous rappelle un peu le style de Poppy. Ne vous laissez pas tromper par cette allure girly pop, car le ras de marrée est sur le point de tout emporter. Dès les premières minutes, on découvre son fry scream qui ferait frémir Will Ramos. Oui, Oui, le nom du groupe reprend bien une partie du générique de Gossip Girl, qu’on retrouvera d’ailleurs de façon aléatoire dans son set. A l’image de ce groupe militant queer, la chanteuse sort son plus beau chapeau de cowboy pailleté rose pétant et nous quitte sur “It Girl” d’Aliyah’s interlude. On sort de ce show boosté d’ondes positives, très belle découverte live !

Ice Nine Kills
C’est un show dynamique digne d’un thriller tiré du pire de tes cauchemars. Autant dire qu’ils nous servent le visuel auquel on pourrait s’attendre en écoutant leurs morceaux inspirés de tueurs et de monstres en tout genre. Les mise-en-scènes morbides s’enchainent tout en alliant une dynamique plutôt énergique et presque festive sur scène. Il ne manque aucun de leurs hits les plus connus mais les bostoniens n’oublient pas de nous initier au reste de leur répertoire. Le set se termine en apothéose avec le classique « A Work Of Art » repris à tue-tête par la foule.

Unpeople
Après la folie à l’americaine de Nine Ice Kills, on change radicalement d’ambiance à la Eiger Stage avec un groupe jeune et frais. Le quatuor porte une attention particulière à son esthétique avec une vibe rouge et le blanche. On va pas se mentir, ça fait du bien d’être posé dans la pelouse et de quand même voir parfaitement la scène. Entre l’herbe verdoyante, les buses qui chassent dans le ciel et Unpeople en fond, on se sent parfaitement à sa place et on commence à lâcher prise sur tous les tracas qu’on aurait pu emmener avec nous au Greenfield. On ne manquera pas la sortie du premier album du groupe “We Are Unpeople” fixée pour le 9 octobre prochain!
Alter Bridge
Tu cherchais une dose de solo de guitare ? Alter Bridge est là pour te régaler. Pas de fioritures, pas d’artifices, juste du metal prog solide qui resonne dans les cœurs. Alter Bridge sait s’imposer calmement sur scène et nous sert un set authentique et confiant. Devant la Jungfrau, la foule est fidèle à l’appelle en ce premier jour de festival.

Thrown
Après s’être fait remarquer l’année passée par le public suisse au Rock The Lake. Thrown revient dans nos contrées pour nous mettre une nouvelle claque. Une basse percutante, un son entraînant et des breakdowns bien gras, c’est l’heure de se remettre en mode bagarre. La foule est au rendez-vous et n’a pas hésité à se presser vers la Eiger Stage pour bouger. On est ravi de voir qu’a chaque live le groupe sait animer son public.

A Day To Remember
A peine arrivée devant la Jungfrau Stage, un détail nous frappes. Il y a une foule impressionnante face à la scène principale. Mais que font-ils ici ? Pas le temps de se poser plus de question que le concert commence au quart de tour. On sent que c’est l’un des groupes les plus attendu de la journée, au vu du monde qui se presse au crash barrière. Niveau décor, on reste sur quelque chose de simple, sa présence suffit à animer la foule. On a le droit à notre lot de flammes et de lancés de ballons bleu gonflables.

Touché Amoré
Une nouvelle découverte se présente à nous sur la Eiger Stage et c’est pour ça qu’on aime ce festival qui sait mettre en avant des groupes prometteurs. C’est littéralement, une claque ! Le show est puissant! Les paroles de ses titres sont incisives, tapent ou ça fait mal mais… on en redemande. On repart avec un regain d’énergie prêt à affronter la fin de soirée.

The Offspring
Alors comment dire ? Au delà de revivre pleins de souvenirs d’adolescence en pleine rébellion, la qualité n’est pas spécialement au rendez-vous. On commence sur quelques minutes à se demander si le micro est vraiment branché avant d’en conclure que le problème vient simplement des capacités vocales de Dexter Holland. Malgré tout, le public se prête au jeu et chante les hits de ce groupe qui a bercé notre jeunesse. Malheureusement, The Offspring perd l’attention du public à force des multiples longs discours et blagues un peu forcées.

President
Après la petite déception du concert précédent, on arrive plein d’espoirs face à ce groupe en pleine montée. Les britanniques ont beau n’avoir qu’un an d’existence, leur show est déjà orchestré à la perfection : décor de scène simple mais efficace et un lead singer qui sait occupé la scène. On sent que President n’est pas là pour plaisanter, le son est parfait (trop ?) et on a l’impression qu’une bonne partie du public est présent devant l’Eiger Stage. Pas de doute, c’est également une des bonnes découvertes du jour pour certaines et certains.

Sabaton
Si il y a un groupe qui ne déçoit jamais sur scène tant par sa sincérité que ses décors, c’est bien Sabaton. Les suédois qui ont su monter les échelons avec les années, jusqu’à se frayer une place parmi les grands. C’est un show juste grandiose pour finir en beauté ce premier jour de festival. Ils s’amusent, rigolent et partagent un moment avec nous. On peut voir qu’ils sont attachés au Greenfield qui les a vu grandir.
Durant le concert, on a le droit à un lot de flammes et d’effets pyrotechniques, signature de leurs shows et particulièrement apprécié par le public proche des barrières au vu des températures très basses à ce moment. Il n’y a pas photo, un groupe qui prend du plaisir à jouer et sait parler à son public fait clairement la différence. On a beau les avoir vu un nombre incalculable de fois, chaque concert est un évènement.
On quitte ce premier jour de festivité plein de bons moments et prêt enchainer encore deux jours de pure folie.

Texte : Aurore Tropel & Hiromi Berridge
Photos : Estelle Crettenand
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