L’image contient peut-être : chambre, texte et intérieur
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C’est les Suédois de `In Flames` que nous sommes venu écouter ce soir au Theater 11 de Zurich. Premier contact avec cette salle. Quelle surprise. Une ambiance feutrée. Des sièges rouges écarlates. L’atmosphère plutôt apaisante dénote totalement avec l’activité proposée ce soir : un concert de melodic death metal à tendance metalcore.

Au vu des décors sur scène, nous comprenons d’emblée que cette soirée se voudra spéciale. Petit descriptif : des éclairages sous forme de lustres, des lampes de chevets, un abat-jour, un frigo, un canapé noir sur la droite de la scène. Plutôt cosy pour un concert de metal, n’est-il pas ?

Débarque ensuite un quatuor à cordes qui nous interprète un medley de morceaux plus ou moins connus, dont le toujours prenant `Pirates des Caraïbes`. Hanz Zimmer si tu nous lis ! Nous sommes assis peinard à nous laisser joyeusement bercer par ces douces mélodies parfaitement exécutées, lorsque arrive en toute simplicité In Flames. Il va sans dire que les clameurs du public résonnent. Les musiciens classiques restent en place et le titre `Alias` déboule. Original de débuter le set par un morceau datant de 2008 issu de l’album `A sense of Purpose`. Mais nous comprenons vite ce choix tant les violons, la contrebasse et le violoncelle apporte une réelle plus-value à l’ensemble. Exit ensuite les archets. Nous entrons  dans le ‘In Flames 2016’ avec `Before I Fall` du dernier poupon du groupe, le très bon `Battles`. Petit coup d’œil sur la droite de la scène. Un artiste peintre a fait son apparition. Il produira sous nos yeux, durant toute la durée du concert un tableau.  Il mettra son œuvre en vente à la fin de la prestation du groupe. Tableau qui plus est dédicacé par l’ensemble des membres du combo suédois. Génial !

Cette atmosphère `agressivo-intimiste` que les suédois sont en train de créer est envoûtante. Mention pour leur ingénieur du son. Nous avons l’impression que le groupe joue dans notre salon, au coin du feu. Le son est clair, pur et à volume très agréable. C’est comme si chaque note de chaque instrument partait directement en direction de chaque personne dans le public. Oui ce soir le talent n’est pas que sur scène, mais aussi derrière une console de son. Respect.

Anders Friden se fait bavard et nous nous en délectons tant il est drôle. Des anecdotes de tournée, taquiner un fan du premier rang et j’en passe. Alors oui, il y a peut-être beaucoup de temps de parole, mais ceci est probablement dû aux soucis de proximité que le groupe veut avec son public. Et c’est somme toute réussi à ce niveau-là.

`Only for the Weak`, morceau emblématique de la formation clôturera ce qui était une première partie électrique. Car au chapitre surprise, voici venir la partie acoustique.

Le batteur Joe Rickard se verra au chômage technique pour un moment. Lui qui jusqu’ici fût impérial mérite bien un peu de repos sur ce fameux canapé noir. Accompagné d’une bière prise dans le frigo bien sûr, mais pas que. Anders Friden a la lumineuse idée de faire monter une fan sur scène et de l’inviter à s’asseoir et à boire une bière. `Like Sand`, `In my Room`, en version acoustique, sur un lit de `samples`, c’est tout simplement énorme. On est là, à profiter de ce moment `M` avec `In Flames `. Chaque individualité de l’assemblée pourrait se targuer en disant que le groupe n’est présent que pour elle seule, tant l’osmose entre artistes et public atteint des sommets. Les Suédois ne semblent pas très enclins à vouloir lâcher l’étreinte. Une reprise toute en feeling et délicatesse de `Hurt` de `Nine Inch Nails` nous noue la gorge. Tant d’émotions différentes nous traversent lors de ce set acoustique. On applaudi, on rit, on chante ! S’il n’y avait pas un siège devant nous, nous nous inclinerions face au talent des nordiques. `Through Oblivion` voit le retour des violonistes puis `Dawn of a New Day` redonne enfin du travail au batteur. Une partie acoustique se termine, une partie électrique recommence.

`Come Clarity` de l’album éponyme de 2006 sonne le glas des guitares sèches et rappelle à l’ordre les `distos`. La jeune demoiselle invitée sur scène peut désormais compter sur deux autres personnes conviées sur les planches par Anders. Ils transforment leurs cheveux en ventilateur. Cela fait plaisir à voir. D’autant que les musiciens, dans toute leur simplicité vont leur parler, leur toucher la main, puis encore et toujours leur offrir des bières. Admirable. Le très groovy `The Truth`, puis `Paralyzed` nous dévisse la tête, je vous rassure on n’est plus du tout assis ! Cette deuxième partie se veut plus exigeante pour les musiciens. Mais ils ne seront jamais pris en défauts. Les fins des morceaux ne laissent aucunes places à un oubli ou à l’improvisation. C’est abrupte, inattendu, précis, parfois même en levée sur une note ! Un exercice d’équilibriste qu’effectuent les Suédois tant l’auditoire est attentif.

 Que des tubes mes aïeux ! `The Quiet Place`, `The end`, puis en toute fin, l’ensemble des musiciens se rejoignent sur scène pour un `Wallflower` dantesque. `In Flames` ne fera pas de rappels mais restera longuement sur scène pour se congratuler et nous remercier. Il semble régner au sein du groupe, des musiciens classiques et du peintre présents, un vrai esprit de camaraderie. Cela rajoute encore du baume à l’état d’esprit général de cette soirée.

Pas de conclusions à cet article. Remontez simplement au sommet de cette chronique et lisez le tout premier mot écrit. C’est tout simplement  celui que nous nous devons de sincèrement prononcer à l’égard de `In Flames`.

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