©Guards Of May

Depuis 2010, parmi les sorties de rock progressif à travers le monde, les productions australiennes m’intriguent tout particulièrement.

En effet, on peut difficilement affirmer que l’Océanie soit le berceau de ce sous-genre de rock, maaaais … dans mon palmarès des albums les plus originaux de prog que j’eusse écoutés ces dernières années (ça en fait beaucoup beaucoup), l’Australie tient une grande place : Breaking Orbit, Anubis, Transience et Karnivool, je pense fort à vous les copains. Pour la faire courte, disons que Guards Of May rentre dans cette liste, haut la main. Les onze morceaux se suivent très naturellement, la progression sur l’ensemble de l’album est tout à fait remarquable.

La palette sonore est très variée, et bien que parfois le principe du ‘less is more’ soit musicalement pertinent, la profondeur et le raffinement de certaines sonorités est tout à fait appréciable ici, notamment sur les guitares. Sur ce sujet, le traitement rythmique des parties de guitares est brillant d’inventivité, un bon exemple serait ‘The Rest of Them’. La présence de quelques beats electro souligne et ajoute une dimension aux rythmes étonnants, toolesques parfois …

Toutes ces éloges et on n’arrive pas à atteindre le score parfait ? Et non, car il y a deux petits points faibles. Guards Of May a choisi le côté ‘moins de cinq minutes par chanson’ de la force, et cela m’attriste car certaines compositions auraient mérité une structure un chouilla plus complexe. Les parties vocales, quant à elles, sont techniquement parfaites, tout est très harmonieux, trop harmonieux même : le timbre est un peu ‘écœurant’ à la longue, le ‘less is more’ aurait été plus plaisant ici, j’avoue.

Cependant, aux vues de la qualité globale de cette autoprod’ (oui oui, vous lisez bien), Guards Of May gagne tout à fait sa place dans ce que j’appellerais affectueusement la nouvelle vague de rock progressif australien.

https://www.youtube.com/watch?v=WJdDbyzA6kY

Fiche CD
Future Eyes
Autoproduction
www.guardsofmay.com