WEEDEATER-Jason-The-Dragon

Le trio américain emmené par Dave Collins, bassiste originel des Buzzov-en et Bongzilla, viennent se rappeler à notre bon souvenir. Les «mangeurs de weed » distillent leur Sludge, Doom crasseux depuis la fin des années 90 et en sont à leur 4ème album. Alors, c’est un peu particulier car cet album a été enregistré initialement en 2011 et le voilà qu’il ressort 4 ans plus tard (à quelques jours près).

Allez ! Prenons une bonne bouffée de la fumée expirée par le dragon et plongeons dans le monde de fou du combo. 10 titres, tous très différents et décalés.

Tout d’abord, après une introduction d’où l’on entend émerger un violoncelle, nous voilà plongé dans les méandres obscures de la bête, dans l’esprit torturé des musiciens. Guitares accordées très bas, riffs lancinants, batterie minimaliste, ambiance très pesante, presque très malsaine. Une grosse touche de fuzz sur le morceau suivant « Mancoon » un poil plus excité dans le tempo à l’instar de l’avant dernier morceau de l’album. Toujours cette voix qui file une impression de malaise.

Le premier morceau ovni nous vient avec le titre «Palms and Opium ». Comment ces gars ont pensé à introduire du banjo dans ce style de musique ? Avec juste une basse en appui et un chant avec un effet dessus un peu « électronique », c’est frais, c’est la petite bouffée d’air pur qui vient vous raviver au milieu de …tiens, c’est comme si au milieu d’une éruption volcanique survivait une petite marguerite. Et juste derrière, c’est reparti nous voilà pile poil face au regard enflammé du Dragon. C’est lourd, c’est gras, c’est dérangeant.

Deuxième Ovni, «March Of The Bipolar Bear» qui n’est, en fait, qu’un solo de batterie. Pourquoi blâmer cette initiative ? Y’a de très beaux solos de batterie. Dans Ummaguma des Pink Floyd et le putain de solo de batterie pendant le concert de Santana à Woodstock.
Dernier Ovni, le dernier titre, un titre plein d’alcool «Whisky Creek » divisé en deux parties par un blanc, (on pourrait penser à un morceau caché presque), la première partie nous dévoile un banjo sur fond de pluie qui tombe drumant. La deuxième partie, c’est un piano solo. J’aime bien ce son de piano qui nous projette dans le saloon à l’époque des cow-boys. En plus, ces deux parties sont bien foutues.

Une belle conclusion pour un chouette album. Je recommande vivement. Mais bon, je vois toujours pas l’utilité de le ressortir.

http://www.weedmetal.com/

Splash

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