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Il était une fois, à l’ère du vocoder, de l’autotune et des grands maquillages sonores, une bande de musiciens qui sentaient bon le live jusqu’au bout du médiator…rock et bluesy à souhait, I Quit You Dead City est la parfaite illustration du disque enregistré par un groupe amoureux du vieux son mais dont la fougue et la jeunesse permettent d’offrir une réelle dynamique à des compositions puissantes et bien écrites.
En dix pistes, The Red Goes Black fait le tour de la question et recycle les bonnes vieilles recettes d’antan en ne donnant jamais l’impression de donner dans la facilité. Une impression en grande partie due à l’énergie dégagée par ces bretons qui font preuve d’une maturité à toute épreuve tout au long de cet album. Mixé à Nashville par Collin Dupuis qui s’occupe notamment des Black Keys (tiens donc !), ils cristallisent l’idée du groupe rock revival, faisant rejaillir à l’écoute de ces dix titres, des souvenirs auditifs qu’ils maitrisent parfaitement, surprenant l’auditeur à la fois convaincu d’écouter un vieux disque sans réellement comprendre comment ce dernier fait pour sonner de manière aussi moderne.
Ils parviennent également à mêler leurs influences respectives pour nous concocter une musique tendant à sortir des sentiers battus, bien plus qu’elle en a l’air. Les guitares sonnent justes en permanence, les arrangements sont parfaits de finesse, la section rythmique parfaitement adaptée et le tout vocifère à l’unisson dans un déluge de rock mâtiné de blues et de soul. Le son est organique, chaud, crépitant, et couplé avec un groove coloré qui donne envie d’en avoir un peu plus à chaque fois.
Sans copier qui que ce soit, ce groupe originaire du Finistère s’impose d’entrée dans un classic rock inspiré et jouissif, tout comme d’ailleurs leurs ainés de Rival Sons. La comparaison peut-être flatteuse mais elle est juste évidente au vu de ce que nous propose ici le combo. Tout comme les californiens, ils ont digéré comme personne l’héritage offert par les grands noms du genre et se permettent même de le revisiter par moment. De Long Beach à Douarnenez, il n’y qu’un pas n’est ce pas ? Et pas besoin d’être ceinture noire de boule de cristal pour comprendre qu’ils iront sans doute très loin…en tout cas, c’est tout le mal qu’on leur souhaite.

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