Ce lundi 1er juillet 2019, c’était tout simplement la soirée la plus rock de cette 53ème édition du Montreux Jazz Festival et donc forcément la plus attendue du côté de Daily Rock. Une double affiche Slash featuring Myles Kennedy & The Conspirators et Rival Sons en ouverture, qui nous a fait saliver depuis l’annonce de la programmation.

Le groupe de Slash est en Europe pour un mois, principalement pour écumer les festivals. Habitué à se produire devant des foules immenses dans des open air comme le Hellfest, le groupe joue ce soir à l’intérieur, qui plus est dans le cadre intimiste de l’Auditorium Stravinski (4’000 places). Une occasion en or de voir les musiciens de près que les fans de Guns N’Roses et d’Alter Bridge n’ont pas manqué de saisir.

A 20.00 heures précises, sur l’intro de ‘The Good, The Bad And The Ugly‘ d’Ennio Morricone, ce sont les musiciens de Rival Sons qui débutent leur set. 60 minutes de Blues rock typé seventies. Le chanteur Jay Buchanan est habillé comme un mec qui aurait voyagé 45 ans dans le futur et le reste du groupe n’a rien à lui envier. Fondé il y a 10 ans, Rival Sons a déjà vu du pays en ouvrant pour des groupes aussi connus et heavy que Black Sabbath, AC/DC ou encore Judas Priest. Alors à l’évidence, ce soir, il n’y a aucune appréhension des américains qui font le show en jouant principalement des titres de leur nouvel album ‘Feral Roots‘ sorti en début d’année. Belle prestation qui a permis, comme le veut la formule, de chauffer la salle. Autant vous dire que l’on vous conseille vivement d’aller les (re)voir, en tête d’affiche cette fois, aux Docks le 13 novembre 2019.

Le Strav’ est bien rempli lorsque Slash et son groupe apparaissent sur scène. Cela démarre directement très fort avec ‘Call Of The Wild‘. Les titres s’enchaînent pied au plancher. Chaque musicien est très mobile, ce qui permet à chaque spectateur de voir tout le monde de près. Voir Slash et sa mythique Les Paul à portée de bras, cela reste irréel pour ceux qui comme moi avaient 13-14 ans quand les Guns étaient le plus grand groupe du monde aux début des années 90 à la sortie du double album ‘Use Your Illusions‘.

Avec trois albums studio, le groupe a suffisamment de matériel pour un show de complet  sans avoir besoin de faire des reprises de Velvet Revoler, d’Alter Bridge ou de Guns N’Roses, à l’exception de ‘Nightrain‘ (la chanson de préférée de Slash à jouer en live). Comme me le confiait Todd en interview avant le concert, il y a un groupe qui s’appelle Guns N’Roses qui joue très bien les titres de Guns N’Roses ! Difficile de lui donner tort.

Les musiciens sur scène sont avec Slash depuis le début de l’aventure (2010) et la complicité est bien réelle. Seul le guitariste Frank Sidoris manquait à l’appel suite aux problèmes de santé de son épouse. Il était (bien) remplacé par Cory Churko, qui a notamment joué avec … Shania Twain (par ailleurs présente backstage pour une brève rencontre avec le groupe).

Myles Kennedy, dont j’avoue ne pas être le plus grand fan, a fait une superbe prestation. Il a été bien secondé sur quelques titres par Todd le bassiste, notamment sur ‘We’re All Gonna Die‘ en milieu de set. C’est finalement sur un titre plus calme, ‘The One You Love Is Gone‘ que j’ai le plus apprécié la voix de Myles et surtout le jeu de guitare de Slash qui avait sorti la double manche. Un jeu tout en finesse qui démontrait bien que jouer vite n’est pas toujours la bonne solution. Le titre suivant aura droit à un solo de guitare du maître. Quelle claque de l’homme au chapeau impeccable du début à la fin du concert. Et dire qu’il joue (presque) à l’aveugle avec ses cheveux qui recouvrent ses lunettes de soleil, sans parler de son pantalon en cuir en pleine canicule.

Le concert se termine avec un rappel de deux titres ‘Avalon‘ et ‘Anastasia‘ qui met tout le monde d’accord. La barre des deux heures de show est dépassée et les fans peuvent quitter la salle heureux de leur soirée. A noter encore que le concert a été diffusé en direct sur le net et qu’il n’est donc pas exclu que l’on puisse en profiter à nouveau bientôt, voire même rêver à une sortie officielle.

Un grand merci à Sabine de Warner et au staff presse du MJF pour leur accueil.

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